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 “Nowhere is never too far. Nothing is too far for us”

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MessageSujet: “Nowhere is never too far. Nothing is too far for us”   Lun 30 Jan 2012, 15:30

    Prophessy ferma les yeux siégeant tranquillement sur le devant de sa roulotte, croisa les jambes dans lesquels s’entremêlaient les rênes de son cheval qui piaffait de ne pouvoir avancer tout de suite. Elle croisa les mains devant son visage, puis écarta les doigts avant de les tordre dans tous les sens possibles et imaginables. Elle répétait vaguement quelques mouvements de poignets, quelques enchainements. Ce qui avait l’air tout d’abord de mouvements désordonné fini par, à force de répétition, ressemblait à une danse plutôt gracieuse dont elle avait connu l’existence durant un séjour dans le désert et qu’elle essayait tant bien que mal de reproduire le plus exactement possible. C’était sa nouvelle lubie du moment, la passion supposé faire passer son temps plus vite. Prophessy avait eu plusieurs phases comme celle-ci auparavant. La première avait été la couture : à force de côtoyer une femme de pécheur et mère de deux enfants qui grandissaient très vite, elle avait cru bon de répéter les gestes de cette femme et s’était cru capable de repriser ses robes et ses tenues seules. Même de s’en créer. Mais l’échec avait était cuisant, et ses doigts piquaient de toutes parts. La deuxième passion qui l’avait prise sans prévenir avait été la peinture : un artiste itinérant qui dessinait le portait des plus riches blasonnés avait été mandé à Darya pour une quelconque affaires et la jeune rousse s’était mis en tête de lui demander quelques cours. Là, si la gloire ou le talent n’avait pas été au rendez-vous, elle avait appris à faire de belles esquisses et ses portraits, pour peu qu’elle travaille, pouvaient être ressemblants.

    Mais elle s’était lassée bien vite, comme de toutes les choses qui l’entouraient alors. La mer, la plage, les pécheurs et leurs cris, les femmes qui attendent jusqu’à la nuit tombés, les enfants pieds nus, l’odeur des poissons salés ou pourris. Elle s’était lassée de tout. Aussi lorsqu’elle se rendit compte qu’elle retombait dans une troisième lubie en vue d’éclairer son quotidien, Prophessy avait décidé de partir. Pourquoi rester puisqu’elle ne supportait plus rien ? Si elle restait encore, cette ville qu’elle affectionnait tant pour lui apporter calme et sérénité qui faisait défaut à sa personne, elle finirait par la haïr. Et puis, elle s’était éloigné de l’effervescence de Cathairfal durant trop de temps, celle-ci lui manquait.
    Que voulez-vous. Elle avait fuit la capital pour retrouver la paix, et désormais elle fuyait la paix pour retrouver le bruit et l’agitation. L’inconstance est le lot de la jeunesse.

    Prophessy rouvrit les yeux. Elle avait réglé son affaire depuis un moment déjà, et attendait le…cavalier ? Le mercenaire ? Elle n’en savait rien, juste qu’il était rodeur, mais elle savait qu’il ferait le trajet avec elle et c’était déjà bien.
    L’ayant rencontré, plus tôt dans la semaine, dans le bar du port, elle avait mentionné par hasard ses envies de partir. Et de fils en aiguilles, ils avaient fixés un rendez-vous pour le grand voyage censé rallier Darya à Cathairfal. Ils n’avaient prévus aucun arrêts, aucun détours et devraient faire ce périple en moins de temps possibles. En réalité, ils n’avaient pas prévu beaucoup de chose. Prophessy, décidée à quitter la ville sur un coup de tête, avait fait avancé les choses assez vite se moquant bien de par où il aurait préféré passer.
    La seule chose dont elle n’avait pas parlé, c’était si l’homme avait un prix. Elle avait oublié, et puis, affairée dans ses préparatifs, elle n’avait pas pensé à le recontacter. Il aurait d’ailleurs été difficile de le faire puisqu’elle ne connaissait de lui, en plus de sa qualité de rôdeur, que son nom, si c’en était bien un, Greanne.
    Mais peu lui importait son nom : cet homme suintait l’assurance et la force, peut-être un trop même. C’était juste ce qu’il lui fallait si jamais elle rencontrait des bandits, ou si à l’approche de Cathairfal, elle devrait passer la nuit devant les murailles et se retrouvait nez à nez avec une de ses créatures du démon.

    En y réfléchissant, peut-être qu’il ne viendrait pas. La rouquine n’avait eu aucune confirmation, aucun message et n’en avait pas fait transmettre non plus. Elle pencha la tête sur le côté. Bien, elle daignait encore attendre une heure et puis elle levait le camp.

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MessageSujet: Re: “Nowhere is never too far. Nothing is too far for us”   Ven 03 Fév 2012, 14:23

Même ici, alors que la mer n'était pas visible, son grondement infini parvenait aux oreilles d'Astierin. Il aurait pu rester des heures ainsi. Immobile, l'esprit vide de toute consiédération, libre comme jamais. Il n'y a que devant l'immensité des flots ininterrompus de l'eau écumante qu'une homme peut se sentir libre. Devant ce spectacle, il se sent humble. Seul mais en osmose avec le monde dans lequel il est piégé.
Et Astierin Gäle se délecte de ces instants passés près de l'océan.
Cependant, il ne peut pas passer sa vie ici. Il pourrait, oui, certainement. Il pourrait s'installer, pour le reste de sa vie et ne plus bouger, ne plus voyager. Profiter de la vue et du son berçant des vagues. Pourtant il s'est toujours refuser à le faire. Quitter Darya sera comme une déchirure, il le sait déjà. Néanmoins, il doit se préserver. Quand il reste trop longtemps dans les environs, la nostalgie le prend et les regrets s'installent dans son esprit. Ses pensées, dépourvu d'entraves, sans but ni destination, vagabondent trop loin dans son passé. Et les blessures d'antant ressurgissent, aussi profondes qu'au premier jour. Il souffre, tout à coup. Les souvenirs reviennent et il se maudit.
La route, au moins, lui occupe l'esprit. Il est bien plus heureux quand il est aux aguets, en proi aux dangers en tout genre. Seul ou accompagné, il a besoin de bouger. Ainsi, quand cette jeune fille lui a parlé d'aller à la capitale, il lui a dit qu'il l'accompagnerait. Avec plaisir.

Et ce sera effectivement un plaisir. Les esprits jeunes sont toujours plus libres, plus ouverts que les autres. Il apprécie la compagnie de ces jeunes âmes innoncentes qui croyent en l'avenir, dont les yeux brillent de l'envie de découvrir le monde. Le monde qu'il connaît par coeur et qu'il aime leur faire découvrir. Il se sent comme un vieux professeur passionné par son sujet dispensant sa sagesse a qui veut l'entendre. L'épée en plus.

Il ignore l'heure qu'il est. Il a pris le temps d'observer un dernier lever de soleil sur l'océan avant de partir pour cette nouvelle aventure. Il s'emplit la tête de ces fabuleuses images, espérant inconsciemment que les nouveaux souvenirs remplaceront un jour les anciens.
Astierin marche doucement aux côtés de son cheval, les yeux fixés droit devant. Sa démarche en fluide, comme toujours, même si l'on sent une certaine réticence dans ses mouvements. Une imperceptible hésitation avant de poser un pied devant l'aure. Son sac est déjà accroché à la selle du cheval, son épée est accroché à sa hanche, prête à être empoignée à tout moment. Il n'a pas peur. Il connaît bien les dangers de la route, il espère seulement que sa compagne de voyage sait dans quoi elle s'engage.
Il la voit de loin, ses longs cheveux roux flamboyants à la lumière de cette matinée resplendissante. Astierin s'approche en silence.

"Bonjour, mademoiselle. J'espère ne pas vous avoir fait attendre trop longtemps."

Un sourire en coin se dessine sur sa bouge mais ses yeux restent éteint. Il a du mal à faire de vrai sourire chaleureux. C'est quelque chose qu'il a perdu, en même temps que tout le reste.

"J'ai été retenu par un spectacle éblouissant. Êtes-vous prête à partir ?"

La nostalgie qu'il éprouve à l'idée de quitter cet endroit s'estompe déjà, laissant place à l'appel familier de la route. Le vaste monde semble lui tendre les bras tandis qu'il tourne le regard vers la route qui s'étale devant et file jusqu'à l'horizon.
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MessageSujet: Re: “Nowhere is never too far. Nothing is too far for us”   Jeu 09 Fév 2012, 13:55

    Prophessy n’avait pas remarqué l’homme qui venait à elle gardant les yeux fermés toujours occupée à ses exercices d’assouplissement, et ne le fit que lorsqu’il se décida à parler. Elle tourna la tête vers lui, avec un sourire en même temps qu’elle descend les marches qui la sépare du sol. Bien qu’elle ne s’attende pas à le voir si près sans l’entendre, elle ne s’étonna pas plus que cela : depuis longtemps, elle connaissait depuis longtemps la discrétion et l’agilité silencieuse des rôdeurs. C’était d’ailleurs ce qui l’intéressait chez un voyageur censé faire le voyage avec elle : s’il était toujours aussi silencieux, elle aurait le plaisir de voyager seule à nouveau avec la sureté de ne pas mourir dès qu’elle fermerait les yeux.

    Mais dans l’immédiat, ce n’était point à quoi elle songeait. Elle avait tellement de quitter cette ville ; sa hâte de partir n’avait désormais plus d’égale, et l’empêcha de remarquer les yeux morts et le faux sourire.

    « Je n’ai jamais été aussi prête, répondit-elle avant de désigner sa caravane et de poursuivre. Je voyage toujours dans ma roulotte, alors si vous désirez vous épargner le bringuebalement de votre cheval, vous y trouverez de la place ! »

    Sans plus de discours, elle lui tourna le dos un instant, toujours souriante pour s’approcher de sa jument, lui donné une dernière caresse avant de reprendre les rênes. Alors que la bohémienne jetait un dernier regard sur le paysage vert et le village dont s’élevé une sorte de nuage permanent et où l’on pouvait déceler par endroit le bleu profond de la mer infinie, un bref sentiment de mélancolie l’envahit répondant à la phrase de Greanne.

    « Ces paysages, qui sont en effet bien éblouissant, vont me manquer, je le crains. Mais je ne peux plus rester. Si j’hésite encore, ne serait-ce qu’un instant, mon cœur restera prisonnier de ce lieu pour toujours. Elle hésita un instant, ému avant de se gifler. Nous devrions partir. »

    Elle se savait capable de rester, capable de vivre et de s’établir comme une de ses filles qui n’ont aucune histoire, aucune vie non plus, juste un mari, des enfants et des habits à repriser. Prophessy se sentait étrangement attiré par cette vie, parce que même si celle-ci ne satisfaisait nullement ses envies, aucun de ses désirs, mais elle aurait été tellement plus simple. Malheureusement, elle se fonderait dans cette vie si elle ne partait pas. Et elle en mourrait certainement ou plutôt elle se laisserait mourir de tristesse.
    Elle donna un coup de rêne pour que sa jument se mette au pas, elle ne souhaitait pas presser le pas. Pas tout de suite, juste pour profiter encore un petit peu de la région, et de l’odeur si particulière qu’ont les littoraux.

    « J’espère que vous n’êtes pas pressée, demanda-t-elle en se retournant vers lui, toujours rayonnante. Je ne compte pas me dépêcher plus que ça. Je n’ai, voyez-vous, comme date limite que la vieillesse qui m’empêchera de voyager ! »
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MessageSujet: Re: “Nowhere is never too far. Nothing is too far for us”   Sam 25 Fév 2012, 13:48

Astierin prend le temps de regarder cette jeune femme, si mystérieuse. Un brin bohème, l'air décidée, plutôt courageuse. Elle n'a pas l'air d'une petite fille, il s'est fait cette réflexion dès qu'il l'a vue pour la première fois. Il y a quand même une certaine expièglerie dans sa façon de le regarder. Et dans sa façon de parler.
L'homme ténèbreux incline poliment la tête et fait graĉe à la jeune fille d'un nouveau sourire après sa proposition bien aimable.

"Merci de la proposition chère demoiselle. Cependant, j'ai été immobile trop longtemps et mon cheval autant que moi espère prendre la route comme au bon vieux temps. Je me joindrais peut-être à vous plus tard durant le voyage..."

Voyager en roulotte, ou en caravane, ne pas sentir les mouvements du cheval sous lui, ne pas sentir le vent s'engoufrer dans ses vêtements...Non, tout cela n'est pas pour lui. Cela ne l'a jamais attiré, d'ailleurs. Il préfère de loin rester sauvage, si l'on puis dire. Ou tout du moins, autant qu'il le peut. S'il a choisi cette vie, ce n'est certainement pas pour le confort qu'elle lui apporte !
Sur cette pensée, Astierin enfourche son étalon et un grand bien être l'envahi aussitôt. Il se retrouve. Bien que ce cheval soit assez jeune, et qu'il ne le chevauche que depuis quelques mois, tous deux ont immédiatement établi un lien fort. Presque télépathique. Il a choisi ce cheval, Eclat, pour son caractère particulièrement calme et son regard intelligent. Exactement le caractère qu'Astierin recherche chez un compagnon de voyage...

La voix de Prophessy le ramène à la réalité, au présent. Une bouffée d'air froid semble s'engouffrer dans son âme tandis qu'il écoute les paroles, si vraie, de la jeune fille. Elle semble trouver les mots exacts pour décrire ses pensées. Incroyable. Il la regarde, sans pouvoir cacher son étonnement, pendant quelques secondes, avant de reprendre ses esprits et de murmurer du bout des lèvres :

"Si vous saviez comme je comprend ce sentiment, jeune fille, si vous saviez..."

Il n'ose pas tourner à nouveau le regard vers le paysage à couper le souffle de cette région éblouissante. Il a peur de ne plus trouver le courage de partir. Alors il se contente de murmurer quelques mots à l'oreille d'Eclat et la monture se met en route, calquant son allure sur celle de la jument qui tire la roulotte.
Ca y est...Ils sont en route. Les doutes s'échappent de son esprit à peine Astierin a-t-il imaginé leur voyage. Il sait déjà quelle route ils prendront, quel tournant et où. Il connaît les arbres et les colinnes qu'ils croiseront par coeur. Et cela le réconforte en même temps que cela le rend triste. Quand il aura tout vu, tout parcouru, quand tout lui sera connu, que fera-t-il ? Il sera perdu. Il n'y aura plus rien pour empêcher ses pensées de vagabonder vers des eaux trop obscures, des souvenirs trop durs...
Son cheval secour la tête, comme pour le ramener dans la vraie vie, lui dire "Hé ! Ne t'en fais pas pour ça, petit homme ! De longs jours passeront encore avant que tu ne découvres tous les secrets de ce monde !" Et le cheval a raison, bien sûr.
Et, qui sait, peut-être prendront-ils un autre chemin, une autre route. Après tout, chaque pas est une aventure. Et le fait même de faire ce trajet avec une inconnue changera sûrement tout !

Le sourire retrouvé, Astierin chevauche auprès de la jolie jeune fille. La jeune fille qui justement se retourne et lui dit pile de qu'il fallait pour le rendre heureux !

"J’espère que vous n’êtes pas pressée. Je ne compte pas me dépêcher plus que ça. Je n’ai, voyez-vous, comme date limite que la vieillesse qui m’empêchera de voyager !"
"C'est une très bonne philosophie que vous avez là ! Cela me plaît...Ce n'est pas souvent qu'on entend de tels mots sortir qu'une bouche si jeune. Et moi qui croyais déjà que vous alliez partir au triple galop, laissant le vieil homme que je suis loin derrière."

Il exagère, évidemment. Il n'est pas si vieux. Et quiconque le voit se battre peut voir qu'il n'a rien d'un vieil homme. Une énergie incroyable se cache derrière ses traits sombres et son air sérieux. Oui, cet homme est capable d'être la tempête aussi bien qu'une brise légère soufflant paisiblement sur une plaine.
Pour l'instant, la compagnie de prophessy le ravit et il a tout d'un vent léger. Son rire éclate comme un rayon de soleil traversant les nuages et emplit l'air d'une joie communicative.
Ce voyage semble bien parti !

Un peu plus tard, le soleil est haut dans le ciel et les deux voyageurs avancent en silence. ce n'est pas un silence gênant. Ni même forcé. Astierin apprécie le paysage, la route qui s'étire sans fin devant lui...Les odeurs et les sons du littoral les ont quittés depuis bien longtemps, et il s'en réjouit. Car avec eux sont parti la nostalgie et la détresse qui commençait à poindre dans son âme. Tout semble calme et rien ne pourrait affecté cette sublime journée. A moins que...
Non, il a du rêver. Y avait-il quelque chose derrière ce bosquet ? Ou a-t-il seulement imaginé ce mouvement subtile ? Et cet éclair, était-ce l'éclat d'une lame, ou seulement son imagination ?
Son instinct ne lui signale rien de spécial. Ce devait être seulement un effet d'optique. Rien de grave...Peut-être, peut-être a-t-il seulement besoin de se changer les idées...Oui, ce doit être ça. Allons ! Pensons à autre chose.

"Dites-moi, Prophessy, quelles sont vos activités exactement ? Vous n'êtes bien sûr, pas obligée de me les congier, cela va sans dire. Je voudrais seulement connaître un peu mieux celle qui va m'accompagner pendant les prochains jour..."

Et, jetant toujours des regards furtifs vers le bosquet d'arbres non loin de là, Astierin se tourne vers la jeune fille en attendant sa réponse. Il est sûr de s'être trompé, cependant...Il vérifie subtilement que son épée est bien prête à dégainer. Juste par mesure de sécurité.
Ils ne vont tout de même pas se faire attaquer durant les premières heures de leur voyage ?
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