Echo des Plaines : Chapitre VII ▬ Le Retour d'Inasmir


 
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 'cause she's a cruel mistress, and a bargain must be made.

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MessageSujet: 'cause she's a cruel mistress, and a bargain must be made.    Jeu 01 Déc 2011, 09:49


And time goes quicker ; Between the two of us ; Oh, my love, don't forsake me ; Take what the water gave me

Il se contenta de s’asseoir sur le petit tabouret face à la bassine d’eau froide que sa servant Grindell lui avait apportée quelques minutes auparavant. Il avait chassé son aide, non sans un remerciement, préférant rester seul avec la douleur qui l’assaillait soudainement. Rien de bien grave, que l’armure bossée sur son flanc, l’empêchant de bien respirer. Lorsqu’il s’eut déprit de la plaque de métal, il la laissa doucement retomber sur le sol, tentant de ne pas réveiller les environs. Il était tard, bon nombre des chevaliers revenaient d’une attaque nocturne –encore. Quelques minutes passèrent dans lesquelles ses lents mouvements défaisaient une partie du poids qui l’empêchait de simplement se coucher. Il s’arrêta lorsque ses pieds nus touchèrent la froide pierre. Brawyn se pencha un moment pour nettoyer ses mains, colorant l’eau d’une teinte rosée. Il prit ensuite la grande épée, vestige de son père, et la sortie de son fourreau pour la déposer du côté plat sur ses cuisses. Il prit un linge et le mouilla afin de nettoyer la lame du sang qui la souillait. Tout était méthodique, ces attaques étaient devenues trop habituelles. Les soldats perdaient de leur ardeur, de leur motivation. Qu’allait-il se passer lorsqu’ils allaient tous se tanner? Brawyn arrêta son mouvement pour serrer la lame sous sa main, le regard perdu dans un souvenir lointain. Non, il n’allait pas oublier, jamais. S’il fallait qu’il brûle la terre entière pour apaiser ce sentiment de vengeance, rien ne l’arrêterait. Rien.

Il entendit la lourde porte de bois s’ouvrir et il ne put s’empêcher de se retourner, sa main droite serrant le pommeau de son épée jusqu’à ce que ses jointures blanchissent. Si la fine silhouette de Tanith fit détendre quelques muscles, son cœur ne s’arrêta pas nécessairement. La revoir ainsi lui rappelait la nuit précédente, la manière dont il n’avait pas hésité à lui enlever sa robe, à la lui déchirer. Il avait céder à la tentation, il avait franchit le pas vers cette folie, et ça le brûlait de l’intérieur. Brawyn maudissait intérieurement ces lois, ces coutumes et son rang. Il maudissait son père pour avoir chasser la famille de la jeune femme, pour avoir fait partie du malheur qui assaillait Tanith. Il se maudissait lui-même, incapable de résister à une femme, à cette femme plus que tout. Il se leva lentement, ignorant ses muscles endoloris. Il fit une légère révérence et ne put que noter la blancheur de son vêtement à la lumière de la seule chandelle allumée dans la pièce. « Ma Dame. Veuillez m’excuser si je vous ai tiré du sommeil. »

Que de formalités pour enjoliver le malaise qui les avait empreints suite à la nuit dernière. Cela faisait maintenant huit jours que Tanith restait dans ses appartements, dans la chambre d’Isis. Ils s’étaient accoutumés à la présence de l’un et de l’autre, mais jamais Brawyn ne s’habituerait à la beauté qui émanait de Tanith depuis quelques jours. Les servantes avaient été aux petits soins avec elle, il en fut content. Ses cheveux d’ébènes reposaient calmement sur ses épaules, plus en bataille. Les robes lui allaient pour le mieux et au grand dam du chevalier, ne masquaient aucune courbes. Il s’humecta les lèvres et préféra ranger l’épée plutôt que de laisser son esprit s’envahir des visions de Tanith au matin, complètement nue dans sa couche, et ainsi vivre une expérience qu’il saurait plus malaisante qu’autre chose.



Dernière édition par Brawyn Medasan le Dim 04 Déc 2011, 00:05, édité 1 fois
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Tanith Ruane

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MessageSujet: Re: 'cause she's a cruel mistress, and a bargain must be made.    Sam 03 Déc 2011, 03:36


She's a cruel mistress, and a bargain must be made.
« Comme l'eau qui serpente et qui gronde sous moi, tu sais je reviendrais, dans ma terre d'enfance; au pays des rêves, des fées et des rois. Là-bas mon amour, loin de la ville, il fait plus froid et les jours sont fragiles, brumes d'été, les clochers des îles tu verras, j'irai là-bas. »


Le cœur battant, Tanith Ruane se dressa brusquement, tout entortillée dans ses couvertures. Une noirceur de poix lui dérobait la chambre. Par les volets de bois, elle devina qu'il faisait encore sombre et qu'il était très tard. Sans trop savoir où elle se trouvait, ni dans quelle pièce étrangère – et étrangement familière à la fois – elle reposait, elle se leva. Trop comateuse encore pour se soucier de sa nudité, elle tituba de meuble en meuble, à tâtons, elle s'habilla rapidement d'une robe de lin blanc. La Sorcière se précipita vers la prote et l'ouvrit, légèrement désemparée devant la soudaine clarté des corridors. Elle traversa en toute hâte la courtine intérieure, forcée de longée les murs tant il y avait achalandage. Tout n'était que cliquetis d'acier et pas précipités. Des serviteurs s'affairaient en tout sens, portant des bûches ou faisant bouillir du vin. « ▬ Apporter des linges propres, il en aura besoin!. À peine venait-on d'annoncer le retour prématuré de Brawyn Medasan que la frayeur en était devenue presque palpable. C'était comme si on parvenait à la découper au couteau : ▬ Que ce passe-t-il? demanda-t-elle la voix étonnement pâteuse parmi la masse grouillante de serviteurs. Une femme, une servante fort probablement, a en juger par ses vêtements comparable à un tissu de vieux chiffon mal lavé, vint jusqu'à elle. Ébouriffée à l'arraché du sommeil, elle avait cependant l’œil on ne pouvait moins assoupi les lèvres serrées, elle lui répondit : ▬ Il a été combattre au mur en compagnie de plusieurs chevaliers. Ils ont été attaqué ; ser Brawyn a été blessé ». Passablement mortifiée, Tanith n'en entendit pas plus, elle accouru. Les appartements du champion du Roi se trouvaient retranchés, derrière une douce sèche hérissée de piques et des murs épais de bronze. Devant la porte se tenait un chevalier. Au souvenirs des précédents cauchemars de la Sorcière, un étrange frisson lui parcouru le dos – où était-ce peut-être la tenue légère qu'elle avait revêtu qui filtrait mal les maux du vent glacial. La pâleur de ser Barristan le disputait à celle de son armure. Elle indiquait suffisamment qu'il se passait un événement de la dernière gravité. Bardé d'acier d'un gris sombre, la peau brune comme le cuir et une barbe aussi rêche et noire qui lui charbonnaient le menton et les joues ; il devait avoir environ quarante ans. Approchant, effroyablement terrorisée de voir ses visions se réaliser, elle demanda : « ▬ Comment vas-t-il?Regagnez vos appartements ma dameJe dois le voir, j'insiste.... De puissantes mains la saisirent aux épaules, et une l'instant d'une seconde, elle se crut contre Brawyn, avant de remarquer son visage atrocement marqué par le temps et la guerre : ▬ Vous êtes souffrante ma dame, et n'êtes pas décente pour le rencontrer. Retourner dans vos appartements, une servante viendra s'occuper de vous... ». Déterminée à ne pas se faire aussi rapidement congédier, et ayant un fort caractère, elle décida d'entrer. Elle se défit aisément de son emprise – car s'il avait donné l'impression de la maintenir fermement en place, il n'avait, en fait, qu’effleurer le tissu de son vêtement – puis poussa la porte.

« ▬ Ma Dame. Veuillez m’excuser si je vous ai tiré du sommeil ». Le chevalier, qui était sur le bon d'intervenir, comprit qu'au regard du chevalier Medasan, il n'était pas approprié d'intervenir, aussi jugea-t-il nécessaire de se retire rune fois la porte refermée. Sitôt, un certain malaise les entoura. Si Tanith s'était souciée, quelques minutes plutôt, de son état, voilà qu'une fois son regard posé sur l'armure scintillante du combattant, elle ne put que s'imaginer la puissante image qu'il projetait. Ainsi lourdement vêtu, il avait tout le charme et la splendeur d'un chevalier ; il lui inspirait la confiance, la sécurité, mais il lui rappelait à la fois la mort et la guerre. Après tout, était-il le champion du Roi. Et cette image de puissance se changea peu à peu en sensation étrange au bas du ventre. Elle chassa les images naissantes au creux de son esprit pour s'avancer doucement vers son ami d'enfance – si elle pouvait encore le considérer comme tel : « ▬ Vous... vous ne m'avez point réveiller messire. Je ne m'étais pas véritablement assoupie, lui répondit-elle dans la plus parfaite noblesse qu'elle connaissait ». Si elle préférait le tutoyer, cependant, elle les savait épier. Elle n'était qu'une amie, noble cela dit, qu'il avait retrouvé. Et, prétendu très malade, elle n'avait jamais connu meilleur traitement ; ici, les servantes lui préparaient un bain chaud dès qu’elle le demandait, on lui apportait ses repas au lit, les moindres de ses désirs étaient exécutés. Ses cheveux étaient précieusement nettoyés et peignés et sa peau parfumé des meilleurs huiles de la région. Que dire de ses robes, toutes aussi splendides les unes que les autres. Pa railleurs affectionnait-elle particulièrement la robe ayant la couleur la plus marquante, celle qui avait la teinte du sang. Remarquant qu'ils étaient toujours interdits face à l'autre, la jeune Sorcière s'avança de nouveau vers son ami : « ▬ Laisser-moi vous aidez, lui demanda-t-elle timidement à quelques pas du chevalier ». Jusque là, elle ne distinguait aucune blessure grave, mais la teinte rosée de la bassine dans laquelle il trempait ses mains suggérait qu'il n'était pas, en effet, revenu indemne du mur.
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Dernière édition par Tanith Ruane le Jeu 23 Fév 2012, 17:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 'cause she's a cruel mistress, and a bargain must be made.    Jeu 09 Fév 2012, 04:38

Elle s’approcha de lui et il ne put résister à laisser apparaître sur son visage un léger sourire. Brawyn aurait pu la châtier de la salle, de la menacer pour qu’elle part, mais il savait qu’elle ne partirait pas. Parce que Tanith avait cette façon de l’ensorceler d’un battement de cil, de poser sa main sur son bras et d’effacer toutes autres pensées qu’il pourrait avoir. Il pouvait humer le parfum de ses cheveux, le goûter sur ses lèvres, et il se retint de ferme les yeux pour se laisser envahir par la présence de la magicienne. « Tout va bien, Tanith. » Il recula de quelques pas pour défaire la lourde armure pesante, écrasante sur ses côtes. Il n’était pas des plus blessés, que quelques égratignures et une armure bossée. Aucunes côtes cassées, pas de doigts manquants, rien. Heureusement, il n’avait pas eut la chance de compter des morts parmi leur rang, et cela le soulagea. Ils n’avaient pas assez d’hommes pour se donner le bénéfice de perdre des effectifs. Le royaume se devait d’être défendu le mieux possible. Il refaisait face à la baignoire quand il sentit Tanith derrière lui s’affairer à lui enlever des morceaux d’armure. Quelques minutes plus tard, il en était dénudé. Brawyn sentait probablement la sueur et le sang séché, mais Tanith ne semblait pas prendre la peine d’y accorder quelque importance.

Il sentit un bras tâtonné ses côtes, et Brawyn se tourna légèrement, empoignant doucement la main de la jeune femme. Leurs regards se croisèrent, et le chevalier ne put retenir la main qui vint flatter les lignes délicates de la mâchoire de son amie. Du bout des doigts il dessina la silhouette de sa nuque, de son épaule; il avait l’impression de toucher l’inconnu et l’impossible, l’improbable et l’interdit. Il comprit qu’il ne se remettrait jamais de ces lèvres rouges et de ce regard perçant, du silence confortable qui s’installait entre eux. Il lâcha la main de la jeune femme pour lover sa main dans le creux des hanches de Tanith, attirant la jeune femme vers lui et fermant toute distance présente. Il ferma les yeux un moment, se laissant enivré par l’odeur de la jeune femme. Jamais il n’aurait meilleur moyen que celui-ci pour lui indiquer l’importance de la place qu’elle prenait dans sa vie à ce moment. Jamais il ne pourrait délier sa langue et placer des mots, des lettres, des sons, sur les sentiments qu’il avait à son égard. Jamais ne pourrait-il lui dire qu’elle avait occupé toutes ses pensées cette nuit-là, et que la seule chose qui l’avait motivé n’était que la pensée qu’il la retrouverait, peut-être, encore.

Il recula un peu la tête pour la regarder, parce qu’il aurait bien aimé graver son image dans sa mémoire. Il sourit un moment. « Pardonne-moi, mais je crains qu’il ne me soit impossible de te résister. » Un murmure dans la nuit, des amants sans droit de l’être, Eydis allait-elle lui laisser l’existence sauve, ou allait-il devoir payer le prix pour avoir goûté à ce fruit défendu?
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Tanith Ruane

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MessageSujet: Re: 'cause she's a cruel mistress, and a bargain must be made.    Jeu 09 Fév 2012, 17:05


She's a cruel mistress, and a bargain must be made.
« Comme l'eau qui serpente et qui gronde sous moi, tu sais je reviendrais, dans ma terre d'enfance; au pays des rêves, des fées et des rois. Là-bas mon amour, loin de la ville, il fait plus froid et les jours sont fragiles, brumes d'été, les clochers des îles tu verras, j'irai là-bas. »


« ▬ Tout va bien, Tanith, lui assura Brawyn qui, au même instant, tâchait tant bien que mal de se défaire de sa prison d'argent ». Loin d'être dupe, et têtue par-dessus tout, Tanith acquiesça une révérence rapide, stupéfaite par la modestie dont il faisait preuve. Quel chevalier ne se vantait donc pas d'un combat au mur, d’une victoire? Quel chevalier faisait donc exempt de vanité face aux dames de sa cour? Était-ce lui qui, ayant bravé mille dangers, était le champion du Roi, cet homme si humble, si effacé qui se tenait devant elle, interdit? Était-ce le même homme qui l’avait prit presque brutalement, qui l’avait couvert de baisers et d’amour la veille? Comme il paru absorbé par ses pensées, quelle qu’elles fussent, Tanith s'avança d'un pas léger et sans bruit contre le dos de son meilleur ami. D'une main légère, comme si elle craignait se brûler contre le métal de cette armure, la sorcière caressa du bout des doigts le métal bossé, écrasé et lacéré tout en songeant, les sourcils froncés, que l'impacte avait été considérable à plusieurs endroits. La détermination des créatures de son maître devenait de plus en plus frappante, de plus en plus inquiétante. Bien sûr, en tant qu'héritière de Vorlun, en tant que sa ‘’file’’, elle ne craignait rien de ses créatures et, d'une certaine part, les maîtrisait presque. C’était ses singuliers, ses traîtres, ses êtres sans défense qui avait tout à craindre de la fureur de son maître, de l’appétit vorace de ses créatures. La situation l'inquiétait davantage lorsqu'elle imaginait Brawyn au front de la bataille, encerclé par ses horribles bêtes sanguinaires, défendant jusqu’à la mort des familles d’innocents indigents qu’il ne connaissait pas intimement... Ces créatures attaquaient sans relâche les hommes épuisés et désespérés, il ne leur laissait aucune nuit de répits et le jour était peu suffisamment long pour les aider à se remettre sur pieds. Chaque faces de la cité n'y échappaient pas; certaines régions, où la forêt et le boisé étaient plus dense, étaient plus touchées que d'autres...Sauf qu’aucune n’était épargnée, chaque soir, elles avaient toutes leur lot de malheur, de souffrance… L'armure du jeune homme ne fut pas très résistante, Tanith n'eut qu'à délaissé doucement, et avec soin, les petites cordes rêches qui maintenaient les épaulières en place, puis le plastron suivit, tombant lourdement au pied du chevalier en un bruit claquetant et assourdissant. N’y prêtant aucune attention, elle observa simplement l’éclat métallique de sa veste. Elle était couverte de sang… Brawyn retira ensuite sa lourde côte de maille, ultime et dernière protection une fois l'armure transpercée pour protéger le corps des lames et autres armes mortelles. Il se trouva bientôt debout, penché sur la baignoire, s'épongeant les mains et les bras, colorant ainsi l’eau d’une teinte rose, uniquement vêtu d'une chemise trempée et d'un pantalon dans le même état.

Tanith aurait dû se retirer alors, il avait sans doute beaucoup à faire, mais ses yeux croisèrent alors ce qu'elle crut être une boursouflure au niveau de son flanc droit. Il lui fallait vérifier, qu'importe la réaction du chevalier, s'il ne s'agissait que d’un effet trompeur du tissu fripé où s'il avait été plus blessé qu'il ne le laissait croire. Palpant tendrement les côtes du jeune homme, elle fut interrompue par une main qui lui empoigna doucement le poignet. Abaissant d'abord les yeux, comme si elle craignait les moindres représailles, la jeune femme su qu'il en était autrement lorsque leurs regards se croisèrent. Inexplicablement gênée, elle n'émit aucun son, ne bougea pas lorsque son autre main, la seconde contenant toujours son poignet dans un étau doux, vint flatter son menton. Tanith fut secouée de frissons au creux de son ventre, cependant, lorsque ses doigts glissèrent contre la chair de sa nuque et l'arc de son épaule. Elle comprenait cruellement qu'ils étaient beaucoup plus amouraché l'un de l'autre qu'elle ne l'aurait souhaité. Car, au cours des deux derniers jours, alors que Brawyn s'était trouvé convoqué au palais pour diverses raisons qui lui échappaient encore, elle s'était souvenue de ce qu'elle était également. La gamine simple et paisible qu'elle avait été, n'était plus. Il lui fallait assumer pleinement les responsabilités qui pesaient sur ses épaules, qu’elle était plus qu'une sorcière, qu'elle était l'enfant des ténèbres, la fille d'une simple prostituée et d'un sorcier anonyme. Elle ne devait ni connaître l’amour, ni la compassion, ni la douceur. Elle avait toujours été destinée à faire le mal, à créer le chaos et semer le désordre. Tanith avait été choisit en tant qu’élève, en tant qu’héritière spirituelle de Vorlun le Non-mort et il lui fallait respecter ses engagements.

Alors qu’elle se laissait aller au cours de sa pensée, Brawyn relâcha alors son poignet. Tanith, malgré ses sombres pensées qui enivraient son esprit torturé, n'était toujours pas parvenu à échapper à son regard de braise. Elle était incapable de le fuir, incapable de le repousser, incapable de lui résister, et ce même si elle connaissait ardemment les conséquences de leurs actes. Un silence plainait autour d'eux. Ils n'entendaient pas le pas des servantes au dehors, ils n'entendaient pas le feu qui crépitait impatiemment au creux de la cheminé au fond de la pièce, il n'y avait qu'eux dans cette pièce, dans cet univers... que deux amants liés l'un à l'autre par des forces qu'ils ne saisissaient pas, qu'ils ne maîtrisaient pas encore. Sa main glissa jusqu'à sa hanche, cette même hanche qu'il avait empoignée la nuit précédente, brûlant d'amour, ivre de désir. Telle une poupée de chiffon, il l'attira tout contre lui et Tanith n'opposa aucune résistante, encore une fois, il exerçait une telle emprise sur elle qu'il lui était impossible de se dérober. Serrés l'un contre l'autre, Tanith lova sa tête contre sa poitrine, ses mains contre son torse et ferma les yeux. Comme elle avait peur, comme elle craignait son amour et sa passion pour lui...

« ▬ Pardonne-moi, mais je crains qu’il ne me soit impossible de te résister, l'entendit-elle lui murmurer à l'oreille ». Sitôt ses mots envolés, la sorcière leva la tête, croisant de nouveau le regard de Brawyn. Elle aimait s’y réfugier, fuir la réalité du monde pour s’y bâtir son propre univers façonné selon ses propres désirs, ou Brawyn y tenait une place importante. Sa main glissa contre son torse, longea son cou et grimpa jusqu’à sa joue. Elle y caressa amoureusement le petit duvet piquant, un petit sourire niais sur le coin des lèvres. Le parfum enivrant de la peau de Brawyn, la douceur et la force de ses mains entraînaient Tanith dans un vertigineux tourbillon confus ou se mélangeait l’amour et la passion. Certaines pensées lui firent monter le rouge aux joues, et elle remarqua en même temps que ses yeux n’avaient pas quitté le regard de son meilleur ami depuis un moment… Non, il ne fallait pas, elle ne devait pas avoir de telles pensées, c’était mal… Un long moment s’écoula, des heures peut-être, Tanith perdait la notion du temps entre ses bras, mais elle savait que ce moment ne serait pas éternelle, qu’elle n’avait pas le droit de connaître un tel bonheur : « ▬ Je devrais regagner mes appartements… sans quoi les servantes se demanderont où je suis passée ».
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Dernière édition par Tanith Ruane le Jeu 23 Fév 2012, 17:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 'cause she's a cruel mistress, and a bargain must be made.    Jeu 23 Fév 2012, 15:53

« Je devrais regagner mes appartements… sans quoi les servantes se demanderont où je suis passée ». Il pourrait acquiescer et rompre toute proximité. Brawyn pourrait se reprendre, agir selon son rang et la laisser partir. Parce que ce qu’ils avaient entre eux, cette instabilité doublée d’une impossibilité certaine, était une insulte à la déesse. Supposément. C’était contre les règles de leur société, contre toutes attentes que les gens avaient envers eux. Comment Brawyn ferait-il pour prendre épouse après ce moment? Une voix dans sa tête lui murmurait de tout oublier, que ce n’était qu’une affaire de quelques jours. Qu’il allait s’en remettre. Allait-il pouvoir? Le voulait-il? Il s’humecta les lèvres, prêt à reculer, prêt à tout abandonner. S’il restait et s’il cédait, c’était la mort assurée. Quand Brawyn la regardait, non seulement voyait-il la femme qu’elle était devenue, attirante et sombre, mais il voyait l’abandon précoce. Il y avait toujours cette mélancolie dans ses yeux, cette lumière qui indiquait au chevalier que leur temps était révolu. Tanith ne resterait pas éternellement dans ses appartements; sa place était ailleurs. Où, il n’en savait rien. Elle était passagère dans sa vie.

Ils ne pouvaient pas être, pas ensemble. Ce n’était pas une malédiction, pourquoi le serait-il? Qui les détesterait assez pour vouloir le malheur de leurs sentiments? Le vent soufflait à l’extérieur, remplissant la pièce de son seul son, remplaçant le silence lourd. Brawyn recula légèrement, juste assez pour la regarder comme un tout. Ils ne dureraient pas plus longtemps que l’hiver; ils étaient les enfants d’une saison qui ne devait pas être. Eydis leur avait imposé ce froid; Brawyn et Tanith s’étaient imposé cette situation. Des amants interdits, deux cœurs de pierre et aucun marteau pour les briser.

« Qu’Eydis maudisse les servantes, si tu veux mon avis. » Sa voix était rauque et intense. Brawyn haussa les épaules et rejeta les conventions sociales qui le suivaient même jusque dans sa couche. Il ne savait combien de temps Tanith resterait encore, mais il n’allait pas baisser les bras le temps qu’elle y était. Qu’il aie à se battre avec elle pour qu’elle comprenne qu’il était sincère dans les mots qu’il lui murmurerait les prochaines nuits, que chaque mouvements, chaque touchés et chaque respiration, il les penserait comme un combat. À ce moment-là, il n’avait cure des intrigues de la Cour, de la sécurité du Roi et même de ce que la Déesse pourrait penser. Si elle était vraiment mère des hommes, elle lui permettrait de vivre ce moment. Il espérait qu’elle les bénisse pour la pureté de leurs actes plutôt qu’elle les maudisse pour leur illégalité.

Un moment de plus et il écrasa son corps sur le sien, prenant appui sur le mur derrière eux. La violence de leur attirance et des sentiments qu’il entretenait pour elle se travestit dans le baiser qu’il lui volait à cet instant. Au diable les servantes et les gardes de l’autre côté de la foutue porte. Pensait-on vraiment qu’il allait émettre quelconque pensée rationnelle et logique alors qu’une main agrippait la jambe de Tanith, ouvrant une meilleur voie d’accès sous sa robe. Sa main descendit la cuisse de la jeune femme et se lova sur cet espace de peau qu’un homme de sa noblesse ne devrait pas empoigner à ce moment. Au diable les convenances, Brawyn leva le regard vers Tanith, vers l’or liquide qui constituait son regard perçant. Que lui demandait-il à ce moment? Une permission? Son état d’âme? Si elle était prête? Pendant un court moment il réfléchit à l’option que Tanith pourrait bien le rejeter, s’indigner et le pousser hors d’atteinte. Le cœur battant dans sa poitrine et le souffle accéléré, il tenta de se calmer. Après la nuit qu’il venait de passer, l’adrénaline coulait encore dans ses veines, l’excitation malsaine issue de la violence de ses actes le poussant à en perpétuer d’autres. Non qu’il frapperait Tanith si quoique ce soit se devait de ne pas arriver; jamais devant Eydis ne ferait-il pareille chose. Mais en ce moment son désir le plus ardent était qu’elle réponde à cette attirance qui s’était sournoisement glissée entre eux et qui s’y avait fait maitre.

L’hiver prendrait bientôt fin, l’eau glisserait le long des montagnes et remplirait les ruisseaux, effacerait toutes traces. Autant en profiter maintenant pour ne plus jamais s’y reperdre.
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Tanith Ruane

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MessageSujet: Re: 'cause she's a cruel mistress, and a bargain must be made.    Ven 24 Fév 2012, 03:31


She's a cruel mistress, and a bargain must be made.
« Comme l'eau qui serpente et qui gronde sous moi, tu sais je reviendrais, dans ma terre d'enfance; au pays des rêves, des fées et des rois. Là-bas mon amour, loin de la ville, il fait plus froid et les jours sont fragiles, brumes d'été, les clochers des îles tu verras, j'irai là-bas. »


C'est en plongeant son regard dans le sien pour une énième fois que Tanith se rappela furtivement cette nuit où elle s'était éveillée à ses côtés. Elle s'était découverte blottie contre lui, un bras lui barrant le torse. Et sans bouger, elle l'avait écouté respiré pendant un long moment. Elle aurait préféré ignorer l'état dans lequel il l'a plongeait, mais s'était toujours plus fort qu'elle; un sentiment violent et vorace lui dévorait l'estomac, s'attaquait à ses jambes et la rendait aussi frêle qu'une feuille en automne dès que son regard se déposait sur elle. Plus d'une fois depuis son arrivée, l'Héritière avait sentit l'esprit de Vorlun s'impatienter, plus d'une fois elle avait entendu sa voix résonner dans son crâne pleine de reproches, l'incitant à quitter cette demeure avant d'être trahit par ce mercenaire. Selon son mentor, ce n'était qu'une question de temps avant que Brawyn ne la livre au Roi. Toutefois, chaque soir où sa détermination devenait plus grande, son jugement plus faible et aveuglé par le mépris de son guide spirituel, elle était incapable de quitter la demeure de son hôte... Soudainement, elle battit des paupières, Brawyn se détachait lentement. Elle l'aurait gardé tout près d'elle encore longtemps, éternellement peut-être si elle en avait le pouvoir. Mais elle comprenait, tout simplement, qu'ils n'avaient aucun avenir ensemble. Leur liaison n'était qu'un rêve, qu'une pulsion injustifiée et il faudrait y mettre un terme au plus vite avant que les enjeux ne deviennent plus grands et plus lourds.

« ▬ Qu’Eydis maudisse les servantes, si tu veux mon avis, lui avait-il tout simplement répondu amèrement ». Elle avait tant bien que mal dissimulé un frisson d'horreur à la prononciation du nom de la Déesse. Après tout, elle était l'inquisitrice de tous ses malheurs. Par sa simple volonté, elle avait ruiné la vie de la petite Tanith. Encore fillette, elle avait été privée de son innocence, d'amour; on lui avait cruellement arraché sa mère et elle avait grandit avec cette colère constante, ruminant de sombres vengeances au nom de l'honneur qu'Eydis avait bafoué. N'était-elle pas une Déesse d'amour, n'était-elle pas une Déesse miséricordieuse? Pourquoi ne pas avait épargné Tanith, alors? Pourquoi ne pas avoir fait en sorte que Brawyn l'aie, en effet, prise en tant que servante chez sa famille? Ainsi peut-être n'aurait-elle jamais perdu son meilleur ami, peut-être aurait-elle été heureuse? Levant les yeux qu'elle avait momentanément abaissés en songeant à cette initiative du destin, elle remarqua la braise qui scintillait au fond du regard de son ami. Fronçant les sourcils, visiblement intriguée, elle n'eut le loisir d'y songer davantage, car Brawyn l'entraîna presque brutalement contre le mur de pierre pour échanger un baiser brûlant. Piégé entre ce mur et le corps de son amant, elle répondit positivement au baiser, presque teinté d'une brutalité passionnel. Oui, elle brûlait d'amour sous les caresses de ce chevalier, son sang était en ébullition et ses joues se colorait d'un rouge amoureux lorsque ses lèvres kidnappaient les siennes. Et tout comme leurs bouches qui s'animaient de plus en plus furieusement, son corps tremblait à présent. Secouer par l'émotion, par la passion. Peut-être était-elle même effrayée. Lui était-il permit de s'écarter ainsi de la voie qu'on lui avait toujours réservé? Avait-elle la permission d'oublier, l'instant d'un moment, qu'ils étaient censé se haïr et se combattre mutuellement?

C'est alors qu'elle émit un petit hoquet, surprise. La main de son amant avait relevé le bas de sa robe et s'aventurait dans; elle s'abandonnait facilement au jeu de l'amour. Puis ils s’immobilisèrent. Pendant quelques secondes, leurs bouches ne s'écrasaient plus l'une contre l'autre, sa main lover près de son mont d'amour, il semblait s'interdire quelque chose, attendre quelque chose. Ils se regardaient un bref instant et là gisait leur vulnérabilité. Incapables de se résister l'un à l'autre, incapables de respecter le désir de leurs guides, de leur entourage, fous d'amour, dévorés par les désirs tous deux... Tanith soutenait son regard d'un même éclat de passion. Son souffle rauque sur sa nuque et sa respiration haletante, la Sorcière approcha son visage d'une douceur infinie et un sourire ponctué sur le coin des lèvres, elle lui chuchota au creux de l'oreille : « ▬ Ne t'arrête pas, puis elle alla de nouveau à la découverte de ses lèvres. Cela la rendit presque timide, après, timide autant du moins qu'elle pouvait l'être. Je t'en prie, souffla-t-elle entre deux baisers ».

L'hiver, sombre et gris, il sentait la mousse et le pin, le froid. Des brumes blanchâtres s’exhalait de la terre noire, tandis que les cavaliers, se frayant un passage au travers des éboulis, des arbres rabougris, descendraient vers les feux accueillants éparpillés, tels des joyaux, tout au fond des vallées et des forêts. Des centaines de feux, des milliers, qui, les bords d'une rivières laiteuse, blanche comme givre, se déploierait nerveusement jusqu'à l'autre rive. L'hiver, oui, cette satanée saison qui s'éternisait et qui, à jamais, les aurait unis dans un jeu d'amour dangereux...
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CHRONOLOGIE : Ce rp ce déroule en hiver de l'an trente du deuxième âge II.
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