Echo des Plaines : Chapitre VII ▬ Le Retour d'Inasmir


 
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 Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]

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Eléonore Hidgard

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▬ Contributions à l'histoire : 88

MessageSujet: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Mer 26 Oct 2011, 21:22

Tout était prêt. Eléonore avait tressé ses cheveux avec soin, et coiffé sa tête d'un bonnet qui dissimulerait cette chevelure si attirante pour les hommes. La jeune femme n'ayant aucune nouvelle de son ami, Azazel, et pressée par le temps et les circonstances, décida donc de trouver un autre... compagnon de voyage. Bien entendu, il ne serait que cela et rien de plus. Alors qu'elle fermait sa besace de cuir havane, la fille de joie frémit... tout voyage hors les murs était dangereux. Sans Azazel, c'était folie ! mais.... mais voilà. Elle était femme, et n'avait d'autre moyen que de sortir, n'ayant plus du tout de ces graines empêchant toute grossesse... cette prévention, il la lui fallait bien avoir, puisque les hommes, eux, privilège du sexe fort, ne prenait jamais au sérieux ces choses là... Mais pour la belle, tomber enceinte équivalait quasiment à perdre sa clientèle. Donc, hors de question qu'une telle chose lui arrive.

* Ah çà, non ! *

Un dernier coup d'oeil à la pièce qui occupait le rez-de-chaussée de sa maison, celle qu'elle tenait de sa mère, privilège insensé pour une fille de joie lambda, et vérifiant une dernière fois l'archi propreté du lieu -enfant d'une lavandière, il ne saurait en être autrement !-, Eléonore se décida à clore l'huis à double tour. Laisser sa maison lui était toujours un crève-coeur... et la voir, là, tous volets clos... c'était comme une petite mort... elle revit sa mère, son père, et précipita ses pas vers les écuries communes du bout de la rue. Il était fort tôt, mais il lui fallait faire vite. Et cette heure lui permettait d'éviter la plupart de ses voisins et assurait également que les hommes rencontrés à la taverne ne seraient pas de sombres poivrots... mais des voyageurs...

* Qui sait si un groupe ne partirait pas *

Cela permettrait à la jeune femme de sortir hors les murs sans être inquiétée par les gardes...

Comme elle l'avait demandée, Ishtar, sa bonne jument alezane, avait été préparée, sellée... sa ferrure était bonne et datait de la semaine précédente, ce qui faisait que la monture était fin prête à tout déplacement. Relativement rapide, et surtout endurante, elle allait l'amble, ce qui permettait de voyager confortablement. Les fontes furent rapidement accrochées à la selle et Eléonore garda sa besace en bandouillère... Prenant les rênes, elle se dirigea vers la taverne... Sa robe de laine était chaude, et ses bas de soie la garantissait du froid et de l'humidité, d'autant que de solides et confortables bottes remontaient jusqu'au-dessus des genoux, et qu'une veste trois-quart se trouvait complétée, si besoin, d'une houpelande accrochée aux fontes, roulée dans un coton huilé propre à mettre à l'abri de la pluie qui se plaçait au-dessous. Bref, Eléonore avait l'air d'une femme honnête et argentée, même si ses vêtements de voyage étaient bruns et se fondaient aisément dans le paysage...

Parvenue au Chant de la Sirène, elle attacha Ishtar et entra dans l'établissement. Il n'y avait là que de rares voyageurs prenant leur repas du matin et visiblement prêts à partir... Prenant son courage à deux mains et après avoir inspiré profondément, Eléonore demanda :

-
Bonjour, Messieurs.... Y en auraient-ils, parmi vous, qui se dirigeraient vers Fièresdouves en Orient ?

et visiblement, ce n'était pas gagné... qui en effet s'aventurerait si loin vers le mystérieux Orient... cet ancien pays des Elfes désormais gardé par quelques druides...
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Adrien P. Krenaste

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Ven 28 Oct 2011, 23:06

Je me demandais et je me demande encore, comme j'ai pu me laisser amadouer de la sorte cette journée là. La journée avait était longue pour moi et mes amis, la chasse fut bonne mais le gibier faisait souvent la malle dès qu'il nous voyait ou qu'on faisait du bruit accidentellement. En soit, cette journée risquée d'être épuisante et très fatigante pour chacun d'entre nous. Depuis que j'ai rejoint les dragonniers, je me suis fait pas mal de rencontre, étant donné que je sympathise plus ou moins facilement avec tout le monde, ce fut bref de devenir proche avec certaines personnes. Malheureusement, il est souvent arrivé que l'on perd certains camarade. Soit ils sont partis, soit ils sont morts... c'est triste certes mais il nous faut laisser ça de côté et d'imaginer le futur d'une autre façon.

Quand nous réussîmes à avoir pas mal de provision, fruits, quelques légumes sauvages et viande, il était finalement temps pour nous de rentrer. Chacun a notre tour, nous rappelions nos destriers. J'étais presque sûr que leurs battements d'ailes s'entendaient dans tout le pays. Le vol était tout à fait agréable, comme d'habitude de toute manière. Il fut tout de même plus court que cette journée qui semblait ne jamais en finir. Une fois que nous fûmes arrivaient à destination, il ne nous restait plus grand-chose à faire à moi et mon dragon. Je lui laissais tout de même une vie à côté, il n'était pas tout le temps-là avec moi, a me suivre comme un chien.

    « Hé Adrien ! Cela te dirait de venir avec nous ? »


En me retournant, je constatais que trois de mes compagnons complotaient quelque chose pour ce soir. Quoi ? Je n'en savais vraiment rien mais je supposais que demander ne me couperais pas ma langue.

    « Pour aller où exactement ? »

    « A la Taverne du Chant de la Sirène. »


Et voilà comment j'ai atterrit ici, juste histoire de me divertir l'esprit. Si j'avais sût ce qui allait m'arriver par la suite, évidemment une soirée entre ami n'arrive jamais sans aucun problème ou un petit détail à l'imprévu. Tout s'était déroulé tranquillement, nous sommes rentrés dans la taverne, sans grande intention de la part des clients, ont nous mit à une table puis on nous donna une boisson voilà ça s'arrête là. Mais la venue d'un intrus fini toujours par gâché une bonne soirée entre camarade. Pendant que nous rigolions de certaines de nos aventures -il vaut mieux ne pas parler de celle-ci en outre- une voix vint s'ajouter a notre conversation.

Nos regards se croisèrent. Il faut dire que, il était rare qu'on aille dans ses environs, nous n'avions tout bonnement rien a y faire de spécial. L'un d'entre nous, ce décida à prendre la parole, pendant que d'autre faisait des sourires en coin.

    « Et que comptez-vous faire dans cette zone aussi reculer ? »


Il était clair que tous, ne la prenait pas au sérieux, que ferait quelqu'un comme elle dans un endroit aussi reculé ? Sans que je m'y attende, ils partirent. Pourquoi ? Que se passait-il au juste ? Je restais là, sans comprendre leurs actes. Eh bien... J'invitais d'un geste de la main, la personne qui voulait se rendre dans ce pays si reculer.

    « C'est plutôt un long voyage que vous comptez entreprendre. Pourquoi voulez-vous allez là-bas si ce n'est pas indiscret ? »


Mes doigts agrippèrent ma coupe, je sentis la bière coulait brièvement dans ma gorge.

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Eléonore Hidgard

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Dim 06 Nov 2011, 09:42

« Et que comptez-vous faire dans cette zone aussi reculée ? »

Ah... des questions... évidemment, une femme qui s'en veut voyager... et va chercher dans une taverne un équipage capable de la mener si loin, en Orient... cela a de quoi questionner.... Eléonore se tourna vers le curieux, le toisa, se dit qu'il avait l'air bien fatigué et bien peu apte à faire si longue course :

-
Mon cher, je ne cherche point un importun, mais un compagnon de voyage, conformément à ce que la Loi oblige. Sachez qu'autrement, je m'en irai seule.

Le ton ne souffrait aucune remarque et de toute manière, le regard était destiné à faire taire. Mais voilà... elle avait besoin de quelqu'un... alors, elle s'adoucit :

-
Je vais y voir ma plus jeune soeur, qui s'est mariée si lointainement....

Et bien quoi ? elle ne mentait pas... la "soeur", dans le métier, pouvait signifier les plantes à usage unique... d'ailleurs, que ferait-elle d'un enfant ! exerçant ce pitoyable métier par nécessité, et le portant de son mieux au plus proche de l'art, Eléonore n'avait certainement pas à se justifier...

* Puisque tous ces porcs sont incapables de se tenir, il faut bien que quelqu'un y veille, les femmes, évidemment ! *

Et puis, jamais, jamais on ne dirait à son fils "fils de pute" ! jamais ! quand elle serait une bourgeoise, bien argentée et respectée, dans une autre ville du royaume, alors, elle aurait peut-être des enfants, de beaux enfants, bien riches, et hors du danger de la pauvreté. Déjà, elle se détournait et regardait alentour si d'autres se pouvaient trouver plus aptes à l'entreprise...

* Ah ! demander de l'aide !!!! quel avilissement ! plus tard, j'aurai des domestiques et des gardes du corps ! nul besoin alors de descendre dans des bouges pour y trouver un pauvre type pour me permettre de sortir hors les murs ! *

Il n'y avait pourtant point de morgue sur son visage ou dans son attitude, non... mais une certaine hâte à trouver un compagnon de route plausible pour passer le guet. Peu de chance de le trouver ici ! et hors de question de retourner bredouille à la maison : le temps pressait. Un autre larron prit la parole, qui visiblement n'avait pas compris la réponse de la belle, puisqu'il insistait si lourdement sur la raison....

« C'est plutôt un long voyage que vous comptez entreprendre. Pourquoi voulez-vous allez là-bas si ce n'est pas indiscret ? »

* Mais quel curieux ! *

Pourtant, il était moins aviné que le premier, semblait plus doux, et correspondait mieux à l'idée que la putain se faisait de son compagnon d'un voyage. Sa bouche se plissa sous l'effet de la contrariété. En deux pas, elle fut sur lui, posa bien à plat ses mains gantées sur la table, et s'approcha dangereusement du visage du jeune homme pour lui asséner :

-
Seriez-vous sourd, ou totalement inepte ? Je-n'ai-pas-besoin-qu'on-me-pose -de-questions. Clair ?

Chaque mot avait été martelé avec force, pendant que son regard vrillait les pupilles de l'importun. Bon, d'accord, elle avait un fort caractère, mais pour le métier qu'elle exerçait, mieux valait ! A ce propos, Eléonore pouvait fort bien passer pour une riche bourgeoise ou une marchande aisée, autant dire qu'elle ne s'en laisserait point compter, ce qui était dans l'intérêt de tous. D'une part elle ne souhaitait pas parler, ce qui évitait l'idée que se faisaient généralement les hommes des péronnelles saoûlantes -voyager avec elles relevait de l'exploit-, d'autre part, son caractère montrait assez qu'elle avait l'habitude de traiter, de voyager, bref, assurait un minimum de tracas à qui la voudrait bien comme compagne de route. Restait à savoir s'il se trouvait en cette taverne, un individu capable de cela... Eléonore en doutait de plus en plus et tourna, furieuse, les talons, direction le comptoir, pour traiter directement avec le tenancier. Ses pas cadençaient sa marche et ses jupes lourdes et amples, que couvrait à demi un long manteau de voyage... tout en disait long sur son assurance et sa détermination.

* Mais tout cela ne me sert à rien, sans cavalier pour escorte ! *

Eléonore enrageait intérieurement, car elle détestait plus que tout, l'échec. Et cet Azazel qui demeurait introuvable ! Ah ! nul doute que dès qu'elle remettrait la main dessus, elle lui dirait ses quatre vérités ! Et déjà, Eléonore passait en revue tout ce qu'il entendrait, de gré ou de force, de sa bouche ! Ses pas s'arrêtèrent nets quand le garçon, dans son dos, reprit la parole... Mieux valait ne pas gâcher une seule chance de sortir d'ici les mains vides.
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Adrien P. Krenaste

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Sam 03 Déc 2011, 12:36

Si j'avais su, j'aurais gardé la coupe à mes lèvres après sa réaction. Quand j'eus posé ma bière et que mon regard se retourna vers la demoiselle, ses lèvres se crispèrent, son regard était plus sévère qu'avec mon compagnon de tout-à-l'heure et posa ses paumes sur la table, avançant son visage prêt du mien.

- Seriez-vous sourd, ou totalement inepte ? Je-n'ai-pas-besoin-qu'on-me-pose -de-questions. Clair ?

Ma gorge s'était noué. Il m'avait semblé pourtant que mes propos était loin d'être des menaces à son égard. Soit, si je voulais avoir le fin mot de cette histoire il me fallait procéder a d'autre méthode peut-être. Faire comme mes camarades ? Faire son petit malin pour amuser la galerie ou se rendre intéressant ? C'était loin d'être mon genre de caractère, je détestais me faire remarquer, d'autant plus que j'étais à présent seul dans une taverne au beau milieu de la capital. À croire que je n'avais jamais de chance dans ma vie. La jeune femme tourna les talons pour se diriger vers les comptoirs.

Je laissais à mon tour quelques pièces pour la note, puisque nous étions censé payer chacun notre dut de notre rafraîchissement. En me levant, l'arrière de mes jambes repoussèrent ma chaise, que j'avais remis en place après m'être décalé pour la remettre en dessous de la table, qui celle-ci aller servir pour d'autre voyageur. J'étais déterminé à savoir la véritable raison pour laquelle cette femme voulait s'aventurer aussi loin. Hormis les voix des clients, il n'y avait que le son de mes bottes qui martelaient le sol en direction la demoiselle. Posant mon coude droit sur le comptoir, je posais mon regard franc sur son visage.

« Je détourne ma question de tout-à-l'heure. Puis-je vous accompagnez ? »

Si elle était aussi obstinée que moi, je me disais qu'elle me mettrait une bonne gifle et partirait encore beaucoup plus énervée qu'elle ne l'était. Hors, je me disais aussi que je pouvais être très loin de cette théorie. Pour savoir ce qu'elle voulait faire, il me fallait simplement l'accompagner, c'était la seule chose envisageable que je pouvais me faire à l'idée. Dans tous les cas, je n'avais pas trouvé meilleure solution que cette question qui allait me rongeait l'esprit, je n'aimais pas servir de pigeon qu'on rejette sans qu'on ne sache pourquoi on a était servi dans ce but précis. En clair, la vérité est quand même agréable sauf dans le cas contraire évidemment.

J'étais fous. J'allais peut-être partir avec cette femme mais dans ce cas, que ce passera-t-il quand je rentrerais au camp ? Les excuses comme « Je me suis égaré en chemin. » ne sont plus très convaincante, bien que ça m'arrive pratiquement tout le temps -je n'ai aucun sens de l'orientation-. Et puis, un autre problème s'ajoutait a tout ça, je n'allais quand même pas lui dire que j'étais dragonnier, il manquerait plus qu'elle prend peur et ne voudrait pas me revoir de si tôt. Donc, si on réfléchissait bien, il me fallait une monture équestre -sachez quand même que je resterais fidèle à mon dragon-. De toute manière, je n'y étais pas encore et j'avais du tout pour y réfléchir plus tard.

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Adrien Pierre Krenaste.



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Eléonore Hidgard

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Sam 24 Déc 2011, 07:41

Les paroles quelques peu acides de la jeune femme avaient visiblement fait mouche, car le pauvre garçon sembla coupé net dans ses intentions....

* Tant mieux ! *

Cependant, Eléonore savait aussi avoir besoin de lui pour son excursion, car jamais les gardes ne la laisserait passer seule. Elle se renfrogna, pesant en secret le pour et le contre. Peu importait en fait qu'il l'accompagne jusqu'au bout ! se disait-elle. Il suffisait qu'elle passe le guichet avec lui et la certitude pour la garde royale, qu'ils chevaucheraient de paire. Le reste n'avait... si. Cela avait de l'importance. Voyager seule était par trop dangereux. La belle brune avala sa salive et toisa le "gamin" et ses "incertitudes" qui venait de tourner de nouvelle manière, sa première question :

« Je détourne ma question de tout-à-l'heure. Puis-je vous accompagnez ? »

En fait, elle n'avait pas le choix... mais fit comme si elle l'avait. Eléonore savait qu'elle ne devait pas trop en faire, au risque de perdre l'unique "accompagnant" visiblement disponible, mais tout de même :

* Qu'il ne s'imagine pas que je sois réduite à accepter le premier venu ! *

Cela lui donnerait trop d'ascendant et il risquerait de pérorer jusqu'au bout du chemin, et cela était hors de question pour la voyageuse.

-
Si fait, jeune homme. Avez-vous bonne monture et bonne carte pour nous mener jusqu'à destination ?

Nul doute car... il avait l'air de savoir se débrouiller, quoique fort jeune de l'avis de la professionnelle. Elle fit quelques pas qui la menèrent à quelques centimètres de lui. Belle, elle l'était et il pouvait à présent sentir son parfum discret mais sans doute fort onéreux. Ses vêtements aussi étaient de bonne facture et adapter à un long voyage, ce qui laissait à penser que la cavalière n'en n'était pas à son premier et avait l'habitude de sortir des murs de la ville malgré la douceur de pêche et l'extraordinaire blancheur de sa peau. Une chaise grinça sous le poids d'un ripailleur et finit par céder dans un éclat de bois, de cris et d'éclats de rire. Le tenancier se précipita en hurlant que c'était misère de traiter ainsi son mobilier et l'autre de lui répondre en se frottant le fessard que c'était de la m..... que son siège et que maintenant il était blessé et allait porter plainte : "à la garde !" criait-il à l'envie alors que tous redoublaient d'éclats de rire. Eléonore en profita pour s'esquiver, souhaitant par-dessus tout que le jeune homme la suive, malgré les préventions qu'elle continuait de nourrir à son endroit. Elle était pressée. Les herbes dont elle avait besoin n'attendaient pas !

Eléonore ne s'arrêta que devant sa jument, lui caressant le chanfrein, attendant la réponse du jeune homme.... L'air était plus frais et teinta délicatement de rose ses pommettes, la rendant encore plus fragile...
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Adrien P. Krenaste

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Sam 10 Mar 2012, 16:44

    -Si fait, jeune homme. Avez-vous bonne monture et bonne carte pour nous mener jusqu'à destination ?


Monture... On pouvait dire ça comme ça, on va dire qu'elle n'est pas très discrète ma monture et une carte, encore moins. J'avais pris le strict nécessaire pour payer ma boisson alcoolisé, pour cette soirée j'étais fauché, je n'avais pas de quoi m'offrir une carte tout de suite. Et, en y réfléchissant -puisque la bière m'était monté au crâne m'empêchant de réfléchir correctement- j'étais bel et bien arrivé à cheval pour venir ici, festoyer je ne sais quoi, je voulais juste changer d'air, de lieu et de connaissance. Si mes compagnons n'étaient pas stupide, j'osais espérer qu'ils m'ont laissé au moins l'équidé noirâtre que j'avais à l'arriver. Où pas ailleurs ils s'étaient trouvés ces chevaux, était bien mystérieux mais je n'avais le temps de réfléchir à ça, j'avais au moins la monture ou bien je n'avais plus qu'a prié qu'elle soit toujours là. Bon dieu ! Voilà qu'elle remet ça, on croirait que ça l'amuse d'approcher son visage du miens rien qu'à quelques centimètres, c'était dérangeant, pour ma part.

Le silence fut rompu, une chaise s'était brisé sous les fesses d'un voyageur. Bien évidemment, l'assemblée ce mit à rire. L'homme derrière le comptoir ce précipita vers les dégâts, pas très content évidemment. Une longue conversation allait les mettre tous les deux en tort, c'était loin d'être terminé. La personne plaignante, cria « A la garde ! » Faisant ainsi rire au grand complet toute les personnes présentes dans l'établissement. Pendant que tout le monde ce précipitais pour venir voir de plus prêt la scène, la jeune femme s'esquiva comme une ombre au dehors de la Taverne. Mes yeux chaque table, cherchant la moindre carte quelconque. Au moins j'en aurais une, même si ce n'était pas celle qu'il fallait. Je réussis enfin à voir un parchemin, j'y allais comme si de rien n'était et la pris d'un geste rapide de la main, la cachant ainsi derrière ma veste en cuir. Puis, je partis rejoindre la demoiselle dehors.

Je fus heureux de constater, que ma monture de tout à l'heure n'avait pas changé de place, une vaine ! D'un geste de la main, je lui tendis la carte que j'avais volée. Ce n'était pas dans mes habitudes de voler, mais personne ne semblait m'avoir vu faire et puis, je n'aurais sans doute plus aucune occasion de revenir ici. Je resserrais d'un cran la sangle de mon compagnon à poil, prévenant pas pensé à celui à écaille, que je n'aurais pas besoin de lui pour rentrer mais plutôt pour me guider, il sera plus efficace qu'une simple carte qui pourrait tout aussi bien dater d'un certain temps. J'enfourchai donc l'équidé à moitié endormi, c'est ce qu'il me fallait de toute manière, une monture calme et paisible. Après avoir dressé un dragon croyez-moi, on aime les bêtes très dociles qui vous obéisse aux doigts et à l’œil ! D'un coup de talon, le cheval ce mit à avancer et tourna à mon ordre quand j'eus tirer sur les rênes. Je passais devant la jeune femme.

    « Je vous suis. »


Et puis, pourquoi pas un peu de vacance terre-à-terre pour une fois, je ne faisais pas grand-chose au camp, une longue promenade à cheval me changera les idées et que pouvais-je bien risquer avec une femme de la ville et un dragon qui surveillait les alentours ? Pas grand-chose en tout cas. C'était partit pour une longue route d'embûche...

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Eléonore Hidgard

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Dim 18 Mar 2012, 08:25

Une fois dehors, la fraicheur de l'air me saisit, qui courait entre les rues, s'y engouffrant comme un ruisseau dans un détroit, le rendant plus rapide, plus froid, aussi.

* Ce n'est pas dans cette taverne que je trouverai quelqu'un pour m'accompagner ! *

Tous ces hommes saouls et suffisants, tellement gras que les chaises de mauvaises qualités s'effondraient sous leur poids ! Le nez d'Hildegarde se plissa de dégoût à se souvenir déplaisant. Non, il fallait taper plus haut, là où se trouvaient les gentlemen... mais voilà qu'elle entendit des pas précipités derrière elle, tandis qu'elle détachait les rênes de la poutre de bois. La jeune femme se détourna, et écouta l'improbable en caressant lascivement les naseaux de sa jument :

« Je vous suis. »

Incroyable... il était vif et rapide, brandissait une carte à la main, et montait un cheval visiblement fatigué et hors d'âge... ?

* Enfin, jeune cavalier, vieux cheval... *

Le principal était de sortir au plus vite d'ici. Habillement, l'orpheline souleva ses jupes, révélant de belles bottes de cuir havane, mit le pied à l'étrier et monta vivement à cheval. Chance était une bonne jument, un peu trapue, mais endurante, aux allures confortables... et les fers des chevaux frappèrent à quatre temps les pavés menant à la poterne. Leur pas était cadencé, déjà, et montrait assez qu'ils étaient heureux de se mettre en mouvement, sans toutefois parader comme des destriers. Lentement défilaient les maisons de part et d'autres des cavaliers, qui conservaient un silence observateur l'un envers l'autre. La jeune femme flatta l'encolure de sa monture, pour donner le change, sans doute, contente de pouvoir sortir d'ici et trouver les plantes qui lui manquaient et ne pouvait acquérir en ville.

Ils tournèrent à droite, à gauche, marchèrent tout droit, et finalement, le dédale des rues s'élargit sur une grand'place vidée du marché qui y avait lieu trois jours par semaine, s'engagèrent dans une rue en pente qui les mena en contre-bas, au poste de garde.

* Pourvu que nous puissions sortir sans retard ! *

espérait secrètement Hildegarde. Un rapide coup d'oeil à son "compagnon" de route et un encouragement à son intention :

-
Allons, plus vite nous serons dehors, mieux ce sera.
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Adrien P. Krenaste

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Mar 10 Avr 2012, 18:51

Au trot, nous nous élancions loin des cris et verre se brisant au contact du sol derrière nous. La nuit était tombée depuis longtemps, quelques bougies dans des maisons brillaient derrière les fenêtres sales et couverte de boue. Seul le bruit des sabots, résonnaient dans les couloirs de brique des bâtisses. Le silence était pesant, mise à part le bruit des fers de nos deux destriers. Le vent souffler doucement, dans une brise légère et fraîche. Puis finalement je demandais, comment allions-nous traverser la garde ? La réponse me vint très vite, je retombais en enfance rien qu'à l'idée de leur mentir pour traverser la capitale. De toute façon, la ville ce n'était pas fait pour moi, la campagne était beaucoup plus appréciable pour ma part étant donné que j'y avais vécue toute ma jeunesse.

    -Allons, plus vite nous serons dehors, mieux ce sera.


J'acquiesçai de la tête, cachant mon expression derrière ma capuche, je lui laissais le temps cependant, de montrer un léger sourire à sa remarque.

    « Halte ! » fit le garde sur ma gauche.

    « Ce n'est pas par une heure aussi tardive qu'on sort, surtout avec une femme ! » fit celui de droite.


Mes sourcils se froncèrent, ce n'était pas les mêmes gardes que tout à l'heure. Visiblement, ils avaient fait leur temps, la possibilité qu'ils me reconnaissent, s'était échappé, changement de plan de dernières minutes.

    « Un long voyage nous attend, nous devons voir notre famille. »


Les gardes parlèrent entre eux pendant quelques instants, puis s'écartèrent, reprenant leur poste. Je talonnais mon étalon qui réagit à mon ordre. La brume qui sortait de ses naseaux s'échappaient et voleté tranquillement vers le garde de gauche. Au dernier moment, je piquais un grand galop vers la liberté et l'ambiance déplaisante de la capitale. Il était facile de duper des gardes de nuit, avec ma cape, difficile de voir si notre visage affichait du mensonge ou de la sincérité. Se devait être des nouveaux ou bien alors ils étaient stupides et pas bien entraîné à monter la garde, des chiens auraient fait mieux.

Et voilà, j'étais partie pour une grande aventure. Cela faisait longtemps, que je n'avais pas chevauché sur un cheval et parcourue les terres de Lanriel à terre. D'ordinaire, je passais mon temps avec Aurkae a chassé ou bien comme dans cette soirée, à boire entre ami soit à la capital ou bien dans des petits villages. Le temps, c'est ce qui me manquait le plus dans une journée. Il faut oublier sa famille car on en a une nouvelle, il faut oublier ses habitudes car elles ne sont plus les mêmes. Il fallait que je me mette en évidence, que la vie de paysan, c'était fini. Je reprenais les traces de mon père.

Un camp, il fallait trouver un coin où dormir et se mettre à l'abri d'éventuel menace, comme des créatures ou bien des voleurs. Ce n'était pas ma première nuit à la belle étoile et certainement pas la dernière. Aurkae ne perdit pas de temps, il trouvât très vite une petite clairière. Il me guida du mieux qu'il pût, la nuit était noire et il avait dû mal à me distinguer. On y arriva tout de même bien assez tôt. Heureusement que j'avais emmené une couverture au cas où on aurait changé d'avis et de dormir à l'auberge. Je pris quelque branchage et en fit un feu. Mon destrier était attaché à un tronc, pas très loin du camp, de toute façon, je montrerais la garde.

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Eléonore Hidgard

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MessageSujet: Re: Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]   Mer 25 Avr 2012, 16:14

Sagement, Hildegard laissait parler son compagnon de voyage, qui s'en tirait fort bien, il fallait l'avouer.

* Une histoire familiale... *

Pour un peu, la jeune femme en eut sourit tant cela paraissait réel, alors que ce qu'elle s'apprêtait à faire tenait plus sûrement de l'action tendant à supprimer toute extension de la-dite "famille". Il était déjà tard et Hildegard se demandait comment sortir au plus-tôt. Les gardes étaient pointilleux et elle voyait déjà, avec une certaine angoisse, le moment où il faudrait rebrousser chemin, avec de fortes chances d'avoir à recommencer, le lendemain, la longue quête d'un voyageur pour sortir de la ville. Mais non. Les hommes se consultèrent brièvement et les laissèrent sortir ! (???) Ce revirement la fit presque bondir de joie sur sa selle, mais elle masqua son impatience bien mieux que sa jeune escorte.

* Ce jeune fou, par ses étincelles sur le pavé et sa hâte de sortir, va attirer l'attention !!! *

Chance suivit l'autre cheval au petit trot, qui résonna sous la poterne, le pont levis, puis le bruit des sabots claqua différemment sur les pavés de la route menant au sud à travers une vaste prairie. Le garçon, quant à lui, semblait ivre de bonheur d'être sorti de là et nul doute qu'il parlerait longtemps de sa maîtrise affichée face aux balourds montant la garde de la capitale. Hildegard, elle eut un pincement au coeur en se retournant une fois, une seule, en voyant s'éloigner les murs protecteurs, les lumières apaisantes de la grande ville, puis son regard se porta devant elle, dans les ténèbres qui n'en étaient pas réellement, car la vue s'habituait peu à peu et que Chance, elle, semblait fort bien voir où elle mettait les pieds, suivant l'étalon sans trop de mal.... La jeune femme s'éclaircit un peu la voix et cria à l'attention du cavalier :

-
Sans doute, jeune homme, ferions-nous bien d'épargner nos montures, car longue route nous avons !

Entendrait-il ce jeune fou, lancé dans son galop, seul au monde, à profiter de la brise nocturne ? Hildegard en doutait un peu... mais espérait tout de même. D'ailleurs, elle repassait déjà Chance au trot, un bon trot apte à les mener loin en peu de temps, confortable et pouvant être maintenu longtemps, trahissant ainsi, pour qui serait assez fin pour le deviner, que la dame avait grande habitude des voyages à l'extérieur et ne se grisait point d'une petite sortie campagnarde...

* Mais lui ?... *

A dire le vrai, le plus important était de sortir des murs. Et ensuite de se mettre sur la bonne route, de la suivre toujours, de trouver les plantes, en récolter les graines dans les meilleures conditions, et de rentrer paisiblement, "paisiblement" étant la partie la plus délicate, bien entendu. Car bien des dangers les guetteraient sans doute, promptes à les assaillir et à les dévorer à la moindre faiblesse. Le trot était régulier et les fers ne se faisaient plus guère entendre sur le chemin de terre qui s'enfonçait déjà dans la forêt. Il y faisait plus noir que dans un four et désormais, Hildegard remettait sa vie dans les jambes de sa jument.
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Quand la loi oblige à être deux...[Adrien P. Krenaste]
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