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 Donnel Armanssun ▬ Offre moi le mal et je te donnerai la vie

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Donnel Armanssun

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MessageFeuille de route
MessageSujet: Donnel Armanssun ▬ Offre moi le mal et je te donnerai la vie   Lun 29 Avr 2013, 16:30

Donnel Armanssun

Aucun jeune homme, quelque soit sa valeur ne peut connaitre son destin. Il ne peut pas entrevoir le rôle qu'il jouera dans la grande histoire qui commence. Comme tout à chacun, il doit apprendre jour après jour, et il en sera ainsi pour le jeune magicien qui arrive aux portes de Cathairfàl.

Et pour les crédits c'est par ici


Dernière édition par Donnel Armanssun le Ven 08 Nov 2013, 12:11, édité 4 fois
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Donnel Armanssun

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MessageFeuille de route
MessageSujet: Re: Donnel Armanssun ▬ Offre moi le mal et je te donnerai la vie   Lun 29 Avr 2013, 16:30

Every great story
has a beginning



antine

Et la mienne commence ici



▬ Par le nom que je porte, Donnel Armanssun
▬ Par mon lieu de naissance, Le Mystérieux Orient , Riocht na Elves, un petit village essentiellement paysan.
▬ Mon âge, soixante-neuf ans d'apparence, peut-être plus ou moins en vérité. Personne ne peut dire son âge.
▬ La personne que je suis, druide exilé, prêtre.
▬ Et les responsabilités qui vont avec : Donnel n’a pas officiellement de métier bien que celui de prêtre soit celui sui lui correspond le mieux. Il est un vagabond qui s’arrête là où il y a du travail pour lui. Il est tantôt espion à la solde du roi, tantôt apothicaire ou marchand de potions. Il ne se considère plus comme un druide à part entière depuis qu’il s’est fait exilé de l’Ordre. Il reste pourtant très fidèle à Eydis, mais vis sa fois comme il l’entend.
▬ J'ai voué ma loyauté indéfectible à Eydis. Il a la volonté de combattre le mal qui sévit en Lanriel.
▬ Miroir, mon beau miroir Ralph Fiennes

Spoiler:
 


Dernière édition par Donnel Armanssun le Lun 11 Nov 2013, 07:23, édité 7 fois
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MessageFeuille de route
MessageSujet: Re: Donnel Armanssun ▬ Offre moi le mal et je te donnerai la vie   Lun 29 Avr 2013, 16:31

« Mais comment a-t-on pu en arriver là? »

DITES NOUS TOUT





« Veux-tu savoir l’histoire qui longtemps fut cachée ?
De ceux qui furent envoyés sur cette terre,
L’un fut témoin des nombreux changements de l’Histoire,
Et ne retourna jamais d’où il était venu, même en ces temps austères.
Arbres de la forêt, vous connaissez son âme !
Épis de blés, fleurs des champs, vous connaissez son nom,
Vous le connaissez, vous l’avez vu souvent, cet homme de renom,
Se promenant, regardant et rêvant, redonnant vie aux paysages blâmes,
Capable de méditer des heures durant, l’esprit calme,
Le cœur empli d’amour pour la création,
Dont Eydis fit cadeaux aux hommes.
Créatrice, Mère de tous les Vivants,
Questionnez tout bas les survivants,
Demandez leur de vous raconter l’histoire du Mage vivant dans un constant capharnaüm.
Peut-être vous conterons-il qu’il passa une partie de sa vie à défendre les pauvres de ce monde,
Alors que l’ennemi était en surnombre,
Qu’il tentât de rejoindre ses frères au monastère,
Mais qu’il en fut exilé pour avoir refusé d’obéir à la règle de son Ordre,
Et que c’est au près du roi qu’il trouva réconfort,
Et que fatigué du bruit de la ville, il décida de quitter la citée,
Pour retourner dans la forêt et vivre dans la rusticité.
Créatrice, Mère de tous les Vivants,
Vous l’avez vu fuir ses semblables pour parcourir cette terre,
Et se faire apprécier des autres races de par son caractère.
Ô toi, Déesse au-dessus de tout,
Sais-tu que son cœur est aussi pur que celui de la nature qui l’entoure,
Que de l’eau de pluie coule dans son sang,
Donnant naissances aux racines de ses cheveux d’herbe,
Et que sa respiration est telle la brise du vent,
De la nature, il a fait son culte.
La colère, la rage et la haine, sous son pied se broient.
A présent, il a chassé de lui toute ses pensées amères,
Et son cœur est à présent aussi pur que celui dont lui à fait don notre Mère.
Ô arbres aimés du ciel et de la terre,
Pierres et roches des montagnes,
Clairières et vallons verts que les animaux parcourent,
Buissons que les oiseaux butinent,
Arbres merveilleux sacrés, hommes de cette terre,
Acceptez l’amour que ce sage vous offre,
Car il n’acceptera de quitter ce monde,
Qu’une fois sur de l’avoir mis en sécurité.
Et à ce moment-là, c’est dans ton ombre et dans ton mystère douce forêt,
Sous une branche robuste et solitaire qui abritera son sépulcre ignoré,
Qu’il acceptera de se reposer.
»

Note retrouvé sur une table au château de Cathairfàl a écrit:
Ce jour, Lune vingt trois, deux heures quarante de l'après midi.

C'est un druide pas comme les autres. Donnel se plait à se promener dans les bois, bosquets et autres forêts de Lanriel. Emerveillé par la moindre petite parcelle de vie il est un Druide incompris. En effet, les Druides de son Ordre le prennent pour un simple Rôdeur, mais sûrement ne se rendent-il pas compte que, lui, accompli chaque jour sa mission. Il prend soin des Singuliers comme il prend soin de son propre corps, il soigne et guéri les malades et soldats blessés au combat, trouve des solution aux épidémies et confectionnes des potions pour rendre la terre fertile. Il passe aussi beaucoup de temps à chercher des solutions au problème de Cathairfal et s’entretient souvent avec des représentants des différentes races pour trouver des réponses à ses questions ;  bien que la plupart du temps, ce soit lui qui réponde aux questions des autres. Son but n’est pas de gagner en pouvoir comme certains Druides, non. Donnel est un mage pèlerin : il est bien plus aventureux que ses semblables, il cherche la connaissance dans l’observation de la nature et de la vie. Il se défie des livres, fragiles et encombrants et cultive sa mémoire, pratiquant la transmission de savoir orale. Il développe donc, plus que la puissance magique, la sagesse et est souvent de très bon conseil en ce qui concerne les décisions à prendre.

Prenez soin de lui. Il compte beaucoup pour moi.
CHAPITRE PREMIER : BELTANE, LE SOIR DE LA TRAHISON…


Beltane, la tendre et merveilleuse fête de Beltane. Occasion rêvée pour tous de s’abandonner totalement à ses désirs charnels et sexuels. Partout dans la capitale, et bien au-delà, les druides organisent des cérémonies et les singuliers s’abandonnent à des orgies toujours plus passionnées. Au milieu de tout cela, des bœufs, des moutons, des chevaux, lapins et autres poules sont sacrifiés en l’honneur de la déesse. Le sang coule à flot. Il ruisselle au milieu du vin, et s’y mélange même, parfois. On entend des cris. Des rigolades, des cris de douleur, des cris de plaisir… Un homme nu décoré de fleurs et acclamé par tous est apporté. Le malheureux à eu le grand honneur d’être choisi comme sacrifice humain pour la déesse. Les homes et les femmes accourent vers lui. Selon les rites anciens il s’abandonne totalement aux personnes présentes, offrant son corps sculpté comme de la pierre à ces hommes et femmes. Après avoir satisfait la foule, il est dirigé vers une grande table de pierre. Les druides présents se réunissent autour de lui, commencent à réciter des incantations. L’homme commence à vibrer, à se débattre. Comme possédé. Les druides récitent alors leurs incantations avec plus de zèle et plus fortement. L’homme s’arrête de bouger brusquement. La vie semble l’avoir quitté. Il est ensuite placé dans un tombeau creusé à même la terre en offrande à la déesse. Puis la fête de Beltane reprend. La musique se remet à envoûter les singuliers présents. Les réjouissances reprennent…

Au beau milieu de la foule, une silhouette encapuchonnée avance. Trop préoccupé à boire, danser, manger ou à embrasser son voisin, personne ne semble la remarquer. Vêtu d’un long capuchon rayonnant, même en pleine nuit, brodé de rouge et d’or. L’homme semble nu sous sa cape. Doté d’une musculature surprenante et d’un visage aussi fin que divin, il se dirige vers une tente. L’homme sait où il va. Il sait précisément quelle tente choisir. Cette tente, dont la toile est faite de divers morceaux de tissus dépareillés cousus les uns aux autres lui donnait un aspect chaleureux. C’est une tente de fortune faite de rien mais solide et résistant au vent. A l’intérieur, on peut apercevoir des courbes féminines. La lumière de la bougie laisse apercevoir cette ombre dansant sur la toile. L’homme approche, sa lampe à la main. Avant d’entrer, il jeta un petit coup d’œil autour de lui. La brise du vent lui caressait le visage. Ses yeux scrutaient l’horizon. Mais personne. Tous étaient trop occupés. Il entra. A l’intérieur, une jeune femme. Cette dernière se releva brusquement lorsque l’homme entra. D’un signe de tête, elle invita son ôte à enter. Ce dernier retira son capuchon et laissa apparaître son visage. C’était un sorcier, fanatique et adorateur de Vorlun. Encapuchonné il évitait donc les regards ! Si on avait su à la cours qu’un tel homme allait se donner tout entier à une druidesse face à la déesse, son enfant aurait été offert aux dragons légendaires des dragonniers. Au lieu de cela, il se cache. Il retira son long capuchon. La jeune femme se releva. Elle portait le symbole des druides. Tous deux s’enlacèrent. Il la poussa brusquement vers le sol, sur la couverture faite de peau. Bien décidé à profiter de cette nuit comme si c’était la dernière, il mis en œuvre tout son savoir faire et sa virilité écrasante mainte fois prouvé sur le champs de bataille pour qu’elle puisse, ne jamais l’oublier. La nuit passa. Ce n’est qu’aux premières lueurs qu’il repartit, la laissant seule.

Il fut un temps où la belle et redoutable terre de Lanriel était peuplée, animée et gouvernée par des hommes libres. Fils et filles de la déesse créatrice, ils vivaient en communion avec le monde qui les entourait. Des années durant, le pays prospéra. Mais un petit groupe, avares de puissance et de pouvoir, commença à se livrer bataille. Ayant senti leurs faiblesses, un jeune sorcier du nom de Vorlun livra une unique et sanglante guerre aux peuples libres de nos terres. Il maudit leur citée-mère Cathairfál ; attirant ainsi chaque nuit d’horribles créatures tuant et détruisant tout sur leur passage. Arriva alors un sage du nom d’Inasmir qui sauvant la citée, créant un bouclier magique contre les monstres et arrêtant l’invasion. Les années passèrent… Et un jour, Inasmir repartit, laissant derrière lui la citée et ses soldats à la merci des créatures des ténèbres. Le bouclier se brisa et les attaques recommencèrent : chaque nuit, les monstres revivaient. Depuis, le pays et Lanriel vit dans la terreur, coincée entre l’invasion des monstres de Cathairfál et celle des Héritiers. Face à cette situation, le roi demeure impuissant. Mais il sait qu’un jour, les portes de sa citée se briseront et ce sera la fin. À présent, tous espèrent un miracle qui pourrait permettre au roi et à Lanriel de regagner sa liberté et sa gloire passée.

CHAPITRE SECOND : LA FUITE


Notre histoire commence la nuit où Arayaë galope pour sauver sa vie, portant en elle un enfant. Fils illégitime d’un sorcier Héritier. Souffrant de l’existence d’un bâtard porté par une druidesse, Darghobat, le chef d’un petit groupe adepte de Vorlun, ordonna que la femme soit égorgée. Parmis les deux hommes escortant la cavalière se trouve Isdorar, père du futur nourrisson. On raconte qu’il usa de tous ses pouvoirs pour cacher la fuite d’Arayaë aux yeux de ceux qui furent ses frères. Mais l’ennemi, endurci par la haine, la rage et la soif de sang, retrouva très vite leur trace. Le troisième cavalier, quant à lui était encapuchonné et portait une très longue cape. Tous trois galopent aussi vite que leur chevaux le peuvent ; les ennemis arrivent… Sentant le danger arriver aussi vite qu’un ouragan, Isdorar, dans un ultime soupir, se retourna vers Arayaë. Il tourna la tête, fixant le ventre bombé de la druidesse. Une larme se mit à couler le long de son visage. Puis, il descendit de sa monture… Un éclair jaillit. Tout devint rouge. Les chevaux se cabrèrent. Les hommes enragés crièrent de fureur. Des flammes rongeaient les arbres en dévorant tout sur leur passage. Chevaux, chiens, hommes… Aucun ne résista face à la folie d’Isdorar. Cette folie lui coûta la vie. Ce sacrifice donna la seul et unique chance à Arayaë et son protecteur de continuer leur route à travers les bois. Les deux cavalier traversèrent Lanriel aussi vite qu’un dragon l’aurai fait et se réfugièrent finalement dans la broussailleuse forêt de Riocht na Elves.

CHAPITRE TROISIEME : APPRENTI DRUIDE


A part ces évènements, et ces flashs, Donnel ne se rappel pratiquement rien de son enfance. Comme tous les autres Druides, il n’a jamais connu ses véritables parents. Sa mémoire le récupère lorsqu’il quitte la maison de sa famille d’accueille de Singuliers. Un autre Druide vint alors le chercher pour qu’il puisse terminer son apprentissage. Les années passèrent…

- C’est raté, dit-il d’une voie froide. Lamentable.
- Cela fait maintenant des heures que je m’entraîne ! Ce matin, j’ai déjà recopié deux cartes de Lanriel, étudié cinq textes de botanique et la correspondance des plantes et pouvoirs associés à ces mêmes plantes… Je suis épuisé.

Edrëndehr se leva. Il avança. Donnel le regarda, craintif. Quand son maître ne fut plus qu’a quelques centimètres de lui, il baissa les yeux.
- Tu continueras tant que je te le dirais. La journée s’arrête quand je le décide. Il se retourna pour aller se rasseoir, mais s’arrêta entre-temps pour ajouter « Et je t’interdis de me parler sur ce ton ».
- Oui maître. Excusez-moi.
- La pause est terminée. Recommence.

Ce n’est qu’au couché du soleil qu’Edrëndehr estima que le sort auquel s’entraînait Donnel n’était pas trop mauvais et accepta de le laisser aller faire à manger. Donnel prépara donc le repas et fit la vaisselle. C’est à minuit et demi qu’il put aller se coucher. Edrëndehr et Donnel n’avaient pas réellement de maison. Comme tous les druides (selon Edrëndehr) ils vivaient sur les chemins, passaient à travers champs… Ils étaient des pèlerins, des voyageurs. On les aurait facilement confondus avec des rôdeurs ou des brigands si Edrëndehr n’avait pas une lune dessinée sur le front. Cette lune avait toujours intrigué Donnel. D’où venait-elle ? Pourquoi était-elle là ? Edrëndehr ne lui avait jamais réellement répondu. Il ne répondait pratiquement jamais aux questions de son apprenti de manière générale : il voulait qu’il découvre lui-même le monde et qu’il trouve lui-même ses propres réponses. Parfois, ils posaient leur campement non loin d’un village ou de maison. Edrëndehr vendait quelques potions et parchemins et ils repartaient. Dormir dans une tante ou à la belle étoile, avec l’odeur des chevaux, des branches dans le dos et de la terre sur les mains avaient toujours plu à Donnel. Non pas qu’une douche lui déplût, mais ce contacte avec la nature lui était cher. Les journées du jeune apprenti étaient les mêmes depuis voilà quinze ans : levé en même temps que le soleil, petit déjeuné préparé par Donnel (essentiellement constitué de pain, et quand il avait de la chance, de pommes trouvés). Il faisait ensuite très rapidement la vaisselle en économisant le plus d’eau possible (sinon son maître se servait de la sienne pour donner aux chevaux) puis rejoignait son maître pour commencer la journée d’étude. Le matin était souvent constitué à la théorie : la botanique, l’histoire de Lanriel, la faune et la flore… Puis vers midi venait la première prière de la journée. Donnel avait obtenu l’autorisation de ne pas assister à celle du matin, mais à la place, il devait aller s’occuper des chevaux. Après la prière (qui parfois était un peu trop longue au goût de Donnel), les deux druides mangeaient ce que Donnel avait préparé. Quand l’environnement le permettait allait chasser et mettait en pratique les leçons enseignées la veille. Sinon, le repas était constitué de pain et de fromage dur. L’après-midi était sans conteste le plus fatigant. Donnel s’entraînait à l’utilisation de la magie, à l’apprentissage et la réalisation de rituels qu’il pleuve, neige ou vente. Les temps pour prier Eydis étaient aussi très importants et rythmaient la journée.

À treize ans, Edrëndehr laissa Donnel une nouvelle fois chez un couple de Singuliers. Tous deux vivaient dans une ferme non loin de son lieu de naissance : un village non loin de Riocht na Elves. Donnel y apprit les rudiments de la vie de Singulier. Il apprit à vivre sans se servir de ses pouvoirs, à instruire les Singuliers et à leurs transmettre la bonne parole… À ce moment, toute son éducation pris un sens pour lui et il comprit pourquoi son maître était si dur avec lui. Il prit à cœur son rôle parmi les habitants de Lanriel. Ils étaient si différents, mais finalement si semblables… Donnel tomba littéralement amoureux de cette race. Mais restant le plus droit, courtois et digne, il ne le fit jamais sentir à son entourage. Passa sept ans. Edrëndehr récupéra son apprenti après avoir payé la famille de Singulier. Repris alors sa vie d’avant avec son maître : entraînement et éducation.

CHAPITRE QUATRIÈME : LE SANCTUAIRE D’EYDIS


La veille du jour de sa vingt-deuxième année, Edrëndehr informa Donnel que sa formation touchait à son terme.
- Demain ne sera pas un jour comme les autres. Tout comme moi, tu partiras le temps qu’il te faudra au sanctuaire d’Eydis à Cathairfàl. C’est à quelques jours d’ici. Ne prend avec toi que le strict nécessaire.
- Mais je…
- L’oiseau doit bien prendre son envole un jour. Tu à vécu vingt-deux ans avec moi, à travers chemins et rivières. À présent, ta formation touche à son terme. Au sanctuaire tu découvrira le contacte qu’un druide doit avoir avec la déesse créatrice. Lorsque tu reviendras, tu ne seras plus le même.
- C’est justement ce qui me fait peur…


Mais comme prévu, le jour suivant, Donnel parti très tôt et se mit en route après sa première prière de cinq heures. Durant son long et fatigant voyage, Donnel n’oublia aucune prière et suivit très fidèlement les conseils donnés par son maître avant son départ. Il fit toujours très attention de ne pas passer par les grands chemins, grosses villes ou route de commerce, sécurité oblige. Ainsi, à la fin de la semaine, il arriva à la grande et majestueuse citée de Cathairfàl. Il traversa la ville pour se rendre au sanctuaire. Les rues étaient très sales. Des corps gisaient sur le sol. Les gens faisaient les poches des morts pour essayer de trouver des pièces d’or. Ce qu’Edrëndehr lui avait raconté était finalement vrais : la citée était bien mal en point. Il rencontra une vielle femme et lui demanda ce qu’il s’était passé ici. Elle lui raconta que la ville était en effet attaquée chaque soir depuis la fuite d’Inasmir. Donnel fut choqué de ce qu’il vit… Ce paysage de désolation attrista le druide. Comment Inasmir, le grand Inasmir pouvait-il laisser les gens comme ça ? Il arriva enfin au sanctuaire, après avoir gravis des centaines de marches et s’être perdu au moins deux fois dans la ville. La grande porte était en bois massif. De magnifiques sculptures dans le bois représentaient la déesse Eydis. Il poussa les grandes portes. La salle était sombre et aucune fenêtre ne laissait la lumière entrer. Il y régnait une odeur de poussière et d’humidité mélangée à l’encens. Seules quelques bougies éclaircissaient la pièce et permettaient à peine de se diriger. De nombreux hommes étaient là, agenouillés devant une grande statue en pierre sculptée d’Eydis. Devant, un autel avec des offrandes. Aucun bruit. Donnel observa. Ce n’est que lorsque la prière fut terminée qu’un homme plutôt âgé et accablé par le poids des années qui ont passé vint le voir.
- Vous devez être l’apprenti d’Edrëndehr. Vous savez, votre maître m’a dit du grand bien de vous. Vous serez ici comme chez vous. Nous prions la déesse Eydis ici depuis des siècles.
Donnel passa au sanctuaire des mois entiers divisés entre prière, travail et actions auprès des rescapés de Cathairfàl. Alors qu’il commençait à s’habituer à ce rythme de vie très lent, son prêtre référent vint le trouver. Donnel était en train de prier quand l’homme lui dit :
- Tu est un druide hors du commun. Ta connexion avec Eydis est très forte. C’est un pouvoir purificateur que tu possèdes. Un grand pouvoir... Je ne peux t’apprendre plus. Mais je ne peux te laisser partir d’ici. Il s’arrêta, scrutant la statue. Il s’arrêta, scrutant la statue. Il ferma les yeux puis repris :
- J’ai eu beau observer les signes dans le ciel, interroger Eydis, je ne peux me résoudre à ne pas te faire passer la cérémonie. Tu est avant tout un druide, fils de la déesse… A quelques jours d’ici, à l’Est, tu trouvera un lac. C’est un grand lac sacré. On le nome le Loch Eydis. Tu vas y aller, seul, te déshabiller et t’y laver, t’y purifier. Ensuite tu prieras jusqu'à ce que quelqu’un vienne te chercher.
Après toutes ces années passées auprès de son maître et ces mois au sanctuaire, Donnel avait appris à être obéissant et à exécuter les ordres de ses confrères druides. Comme prévu, et ce, au bout de trois jours de route, plus deux pour s’être trompé de direction, il trouva le lac en question. Par cette nuit de pleine lune, il retira ses vêtements, les posa à l’abri et se plongea dans le bassin naturel. L’eau était glacée et sombre. Il était seul, dans l’obscurité. Le moindre mouvement dans l’eau résonnait partout aux alentours. Il se lava le corps tout entier. Il prit soin de ne délaisser aucune partie de son corps. Et c’est tout naturellement qu’au bout d’au moins vingt minutes, il sortit enfin de l’eau. Un air frais le fit frissonner. « Tu iras prier sur le plus haut rocher que tu trouveras, et là, tu feras couler une goutte de ton sang » se souvint-il. Le rocher en question était en réalité une grande avancée sur le Loch Eydis. Nu, il s’agenouilla le plus au bout du caillou en faisant attention de ne pas glisser ou trébucher. Il trouva une pierre assé coupante et s’entailla la main. Il tendit le bras et fit tomber une goutte de sang dans le lac. Il s’attendit à ce que l’eau réagisse, mais rien. Rien que l’onde de l’eau provoqué par la goutte de sang. Puis quelques minutes après tout redevins calme. Il fit alors, et selon les instructions du prêtre, couler le sang sur tout son corps en récitant une incantation. Il ferma alors les yeux pour prier. Un voile noir l’enveloppa. Il sentit son corps tomber dans le vide mais ne pu rouvrir ses yeux. Il était comme envoûté.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, Donnel était dans un grand lit. Son maître se tenait à côté de lui. Comment Edrëndehr pouvait-il être là ?
- Du calme mon garçon.
- Que… Comment… Je ne comprends pas… J’étais… et je…
- Tu es entré en méditation totale. Peu de druides y parviennent dès la première fois. Une demi-lune s’est alors dessinée sur ton front, signe qu’Eydis a entendu tes prières et qu’elle t’a acceptée parmi les siens. Ce choc t’a fait perdre conscience.

Donnel voulu dire quelque chose mais Edrëndehr lui fit signe de se taire.
- Les années m’accablent Donnel. Je ne m’aurais jamais cru capable de t’enseigner tous ce que je sais. Je suis heureux aujourd’hui et très fière de t’avoir appris toutes ces choses même si pour cela, j’ai dû être cruel et dur envers toi. Je m’en excuse devant toi.

Suite à ces paroles Edrëndehr quitta Donnel, le laissant seul.

CHAPITRE QUATRIÈME : RENCONTRE ET VOCATION


Donnel choisis par la suite la voie du prêtre. Il passa trois ans passés auprès de ses confrères druides. Cloîtré, contemplatif, ordres mendiants héritiers d’Eydis, cherchant les origines et les raisons d'une vie différente. Vie différente qui consiste à allier harmonieusement la présence et le détachement du monde; l'un et l'autre étant nécessaire, indispensable pour que se réalise l'oeuvre de la déesse. Mais on ne se fait pas prêtre sur un coup de coeur ou par refus du monde, on reçoit ce don de la Créatrice. Il y a des lieux qui invitent inexorablement au silence ou plutôt a l'absence de bruits inutiles, tentation d'une vie qui semble être idéal a celui qui découvre, le temps d'une visite, d'une prière. Les journées étaient longues : office des matinale, travail (les champs, la forge, les moulins, le colombier ou le chauffoir pour la copie des manuscrits), études religieuses etc.

C’est un soir, alors qu’il logeait au château de Cathairfál qu’il fit la rencontre la plus inattendu de sa vie. Un homme, d’age mûr se présenta à lui. Donnel le connaissait déjà, il l’avait vu plusieurs fois ici. Venu pour une simple mission religieuse, la Reine avait pris Donnel en amitié et lui avait offert un logis ou plutôt une cave avec un lit. Mais c’était déjà extraordinaire, il n’avait jamais espéré tant. Il n’aurait, de plus, jamais espéré rencontrer Inasmir Le Grand en personne ! Finalement, l’homme n’était pas si impressionnant que ça : il était tout vieux, tout miteux, avec sa vielle robe et son bâton. Mais un aura extraordinaire émanait de lui. Il s’approcha lentement de Donnel, s’assit sur près de lui. La bibliothèque était très grande et poussiéreuse. Tous deux semblaient ici pour faire des recherches. Dans sa quête d’érudit, Donnel avait déjà au moins feuilleté tous les livres présentés : cela faisait trois mois qu’il les recopiait, n’osait même pas un jour avoir la même bibliothèque ni autant de connaissances et de savoir. S’improvisant responsable des vieux livres, Donnel se lança :
- Excusez ma maladresse mais puis-je vous aider ?
Inasmir le fixa longuement
- Visiblement j’ai trouvé lui lançât-il.
- Excusez-moi, je ne pense pas comprendre.
- J’étais venu chercher un assistant en cette belle forteresse. Quelqu’un qui saurait m’aider, préparer mes affaires, mon sac, porter mes grimoires. Vois-tu ?
- Et avez-vous trouver ? L’ignorance de Donnel était, à cette époque, flagrante.
- Oui. C’est toi que je désigne. Accepte-tu ?
- Heu pardon ? Je… ne… enfin vous ne me connaissez à peine ! Mais que dis-je !? Oui, j’accepte bien évidemment.
- Demain, au levé du soleil, tu devras te trouver à la porte de mon appartement.
- Mais ou…
Sur ces mots, le grand sage disparut.
Donnel servit difficilement, le vieil homme des mois durant. Jusque la chute du Bouclier enfaîte. Ces heures, jours, mois et années furent longs. Au final, il resta quarante et un ans. Il faut dire que l’homme était très capricieux malgré son age. Mais finalement, Donnel se plaisait, ici au château, à servir l’homme le plus vénéré de tout le pays. Il y trouva un certain équilibre : la journée durant, il servait le Mage, se pliant à sa volonté ; et le soir, à bout de force, il écoutant Inasmir raconter ses histoire et lui enseigner le danger de la magie. Cependant, il ne se coupa pas complètement du monastère. Au moins une fois par semaine, il prenais congé d'Inasmir pour rentrer chez les siens. Mais la chute du Bouclier changeât tout. Il fût l’un des premiers déçus par le comportement de son ancien maître. Du jour au lendemain il se retrouva seul, sans logis. Il fuit le château par peur de représailles ou tout simplement par peur des monstres.

Un jours, le monastère se fit attaquer par des Héritiers. Un conclave fut alors réunis. Aucun druide ne se décida pour mener bataille contre les Héritiers. Donnel fut scandalisé et prit cette décision comme une trahison. Il réunit alors un petit groupe de druides itinérants, de pèlerins et autre voyageurs adorateurs d’Eydis pour aller combattre l’ennemi toujours aussi violent. De toute évidence, le conclave refusa cette communauté fondée sur un sentiment de vengeance et leur interdit de partir au combat. Ces derniers désobéirent et Donnel pris la tête du groupe. Ils décimèrent tous les Héritiers qu’ils croisèrent. À leur retour, ils furent bannis par le conclave ; démunis de leurs postes de prêtres et de leurs fonctions religieuses. Enfin, ils furent punis à l’exil pour avoirs désobéis aux ordres de leurs supérieurs. La communauté se sépara. Donnel de son côté repris la route seul. Il voyagea dans tout Lanriel avec ce sentiment de trahison en lui. Il parcourut Lanriel et se fit connaître de nombreux peuples, tissant des amitiés sincères avec des représentants de chacun d'entre eux. Il fraternisa avec les Rôdeurs du nord, avec les Dragonniers et se fit même aimer des Singuliers.
Mais revenais toujours la question de son exil. Parmi les religieux de Lanriel on le traita de voyageur incongrus, de menteur, de faux druide… Il quitta définitivement l’ordre des druides de Lanriel quatre mois après son exil. Donnel reste célèbre pour ses exploits et pour ses pouvoirs. Il s’est depuis rendu célèbre en sortant vivant d’un combat l’opposant à deux autres sorciers noirs Héritiers. Certains druides le considèrent comme un exemple à suivre. L’enseignement qu’il a acquit auprès d’Inasmir en personne, les nombreux ouvrages qu’il a lu ou étudié ainsi que ses propres expériences font de lui un homme extrêmement respecté par le Roi, les « nouveaux » prêtres ainsi qu’une grande partie des fidèles.

EPILOGUE : SUR LES ROUTES DE LANRIEL


Combien de temps, déjà, erre-t-il aux travers des plaines de Lanriel ? Des jours, des mois, des années ? Donnel ne s'en souvient pas. Les jours et les gens passent. Aller de l'avant, vivre sans attache, être indépendant. Être libre et ne pas se laisser étouffer par la ville et la foule. C'est tout ce à quoi Donnel a toujours aspiré. C'est donc un homme qui, a énormément vadrouillé : il est un éternel errant, archétype du sage et du magicien, et ne semble pas avoir de résidence fixe. Lorsqu'il conte ses aventures aux enfants, ces derniers ont toujours l'impression qu'il a vécu plusieurs vies, et Donnel lui même pourrait bien finir par le croire, tellement certains souvenirs lui paraissent remonter à longtemps.

Donnel chercha alors à réunifier les peuples de Lanriel pour combattre les morts de la citée mère ; mais même après des mois de débats acharnés, de discutions très bruyante et de soirées pas mal arrosées, aucun accord ne fut signé. Le Roi en personne lui proposa le titre de Chancelier ou de Premier Conseillé, mais refusa, ayant peur d’abuser de ses fonctions. Fuyant l’exemple de son ancien mentor, Donnel refuse catégoriquement d’utiliser la magie à des fins personnelles car selon lui, la magie doit « servir les hommes et non l’asservir ». Ses fonctions à la Cour ne sont cependant pas des plus moindre : sa connaissance des anciennes légendes, de la magie, de Lanriel et de la religion font de lui un homme très prisé. Il a cependant refusé tout port d’attache au château royal et malgré son attachement à la famille royale, il continue de vagabonder dans Lanriel. Il habite à présent là où on lui offre le gite, dans des auberges, dors à la belle étoile etc.

Donnel fait à présent parti de la famille et est un des très ancien ami du Roi. On raconte, qu’il l’a même vu naître et qu’il se serait porté garant du jeune prince s’il devait arriver malheur au Roi. Quoi qu’il en soit, il veille sur la famille Royale comme un s’il s’agissait de sa propre famille. Le Roi lui demande souvent conseil car il sait que le druide est un homme réfléchi et qu’il ne parle jamais pour ne rien dire.

Donnel vit donc maintenant sur les routes de Lanriel : il passe beaucoup de temps à chercher des solutions au problème de Cathairfal et s’entretient souvent avec des représentants des différentes races pour trouver des réponses à ses questions ; bien que la plupart du temps, ce soit lui qui réponde aux questions des autres. Son but n’est pas de gagner en pouvoir comme certains Druides, non. Donnel est un mage pèlerin : il est bien plus aventureux que ses semblables, il cherche la connaissance dans l’observation de la nature et de la vie. Il se défie des livres, fragiles et encombrants et cultive sa mémoire, pratiquant la transmission de savoir orale. Il développe donc, plus que la puissance magique, la sagesse et est souvent de très bon conseil en ce qui concerne les décisions à prendre.
Donnel fait toujours et fera toujours parti de ces personnes vivant dans le secret et le mystère : il est avant tout Druide d’Eydis. Ainsi, ses origines restent inconnues, d’autant plus qu’il passe beaucoup de temps à voyager, allant même à se faire passer pour un rôdeur pendant certains de ses voyages. Toujours est-il qu’il possède une capacité hors norme à se fondre dans son environnement, à pister animaux ou monstres et à s’adapter. Très vif d’esprit et impatient, il a développé aujourd’hui un potentiel qui force le respect, l’admiration ou la crainte…

De tous les membres de son ordre, il est sans aucun doute le plus proche des gens de Lanriel. Certains le considèrent comme un guérisseur, un sage ou un magicien, car il se plaisait autrefois, parfois, à accomplir quelques tours de magie : mais depuis la chute du Bouclier, tout à bien changé. La maîtrise du feu semble être l'expression la plus manifeste de ses pouvoirs, tant pour émerveiller les jeunes enfants que pour impressionner et terrifier ses ennemis. Aussi doué dans l’art de la guérison et dans la manipulation des fumées, brumes et autres nuages néfastes, nombre sont ceux à s’êtres perdus dans ses méandres. L’age a en revanche fait d’un homme très ordonné, un homme vivant dans un perpétuel Capharnaüm mélangeant parchemins, grimoires, recettes de potions et autres élixirs. Ses potions sont très demandées dans un but médicinal. Cependant, derrière l’homme peut soigneux se cache une force d’esprit ainsi que des pouvoirs immenses qu’il garde profondément au cas où, sa terre natale, terre qu’il aime tant, ai besoin de lui. Après tout, Inasmir lui avait confié avant de parti qu’il serait « sa relève : l’homme qui veillerait sur Cathairfal et Lanriel à son départ. »
Il est quelqu’un à l'esprit chaleureux et curieux de toutes choses, mais sa joie reste bien souvent voilée. Ses paroles peuvent paraître mystérieuses voire prophétiques, de sorte que certains redoutent très souvent sa venue, le considérant comme un oiseau de mauvais augure.
Contrairement à beaucoup de Sorciers ou même de Singulier, il ne recherchera jamais le pouvoir pour dominer mais utilisa sa sagesse et sa bonté pour prodiguer des conseils à bon escient et coordonner la résistance face à la désolation qui touche Lanriel.


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MessageSujet: Re: Donnel Armanssun ▬ Offre moi le mal et je te donnerai la vie   Lun 29 Avr 2013, 16:33

Votre besace




« Un vieillard appuyé sur un bâton… L'homme portait un chapeau, haut et pointu, une grande cape, une robe par-dessus laquelle on trouvait une chevelure argentée, une barbe et une moustache qui lui descendaient jusqu'à la taille. »

Donnel, incarnant et professant dans ses discours les valeurs de courage, d’amitié, de justice et de vérité est une des nombreuses figures importantes de ce pays. Il affiche cependant une expression ferme et résolue qui montre bien sa détermination à combattre les forces du mal. Sa chevelure et sa barbe grise et hirsutes font de lui un homme que beaucoup imaginent vivre dans la misère ou sur les chemins. Ce qui n’est ni totalement vrai, ni totalement faux. Il représente parfaitement la race des Druides de par son apparence : il vit près de la nature, non pas dans la luxure mais dans la communion totale avec Eydis et chevauche dans tout Lanriel pour remplir sa mission divine. Beaucoup le nomment d’ailleurs « le prêtre au bâton », « le magicien voyageur », « le Duide au manteau » ou « le rôdeur d’Eydis ».

Les robes, aussi sobres que sale et rapiécées, de Donnel reflètent son statut de Druide pèlerin : elles témoignent bien de sa vie passée de religieux et de sa profession de prêtre. Grandes manches, capuchons, manteaux qui traînent par terre et sont souvent décrits comme de vieux tissus rapiécés qu'il serait bon de remplacer. Sa robe simple blanche est celle qui lui a été remise suite à son initiation, c’est celle qu’il utilise le plus souvent pour la prière officielle (lors de simples cérémonies dites « messes »). Il porte très généralement, par-dessus ses vêtements,une longue cape de couleur grisâtre à capuchon très pratique pour les voyages. En réalité, Donnel ne possède que très peut de vêtements : ses sous vêtements en tissus, ses t-shirt tissés à la main, sa robe de voyage, son long manteau à capuchon et son chapeau pointu son sa seule fortune. Cette tenue indique que Donnel n’a jamais été autre qu’un « rôdeur » ou qu’un « prêtre au bâton ». Il est, au même titre que les rôdeurs, souvent considéré comme un Nomade. Il parcourt les terres en solitaire, chasse pour subvenir à ses besoins mais chasse également les créatures maléfiques ou autres ennemis qu'il rencontre. Il protège ainsi le pays des menaces de l'extérieur, pourtant, Donnel à l’impression que depuis son exil, il ne sera plus jamais reconnus à leur juste valeur. En effet, la plupart des gens le considèrent, sauf exceptions, d'un œil méfiant et hostile : Donnel leur apparaissent uniquement comme un vagabond. Pour certains, il est même annonciateur de malheur et beaucoup craignent sa venue dans les auberges.

Donnel est le fier cavalier d’Eyrväk un cheval gris souris à la crinière et aux yeux aussi noirs que le charbon. C’est un cheval de caractère moyennement rapide mais très résistant et parfaitement adapté pour les longs voyages. Donnel possède une selle de base en cuir qui lui sert d’oreiller la nuit et de quoi monter un léger campement le soir venu. Mais depuis quelque temps, et surtout avec l’age, Donnel se voit surtout parcourir Lanriel dans une calèche modeste qu’un paysan lui à offert, qui lui sert de débarra pour ses affaires et de lit lorsque personne ne souhaite l’accueillir. Il possède un petit sac en bandoulière fait de macramé et de grandes poches qui lui permettent d’avoir toujours sur lui sa pipe et son herbe à fumer, quelques potions et herbes magiques, une carte grossière de Lanriel et sa bourse. Il a aussi toujours accroché à la taille un chapelet d’Eydis. Autour de son cou, est pendu un pendentif sans aucune valeur, taillé dans du bois de chêne en forme de bois de cerf avec de nombreux symboles druidiques ; symbole de l’amour et du sacrifice de ses parents.

L’équipement de Donnel se termine par son bâton taillé dans l’arbre sacré, qu’il tient dans sa main droite, symbole de ses pouvoirs magiques et de sa sagesse. Des rumeurs courent à propos de ce bâton. Certain disent même qu’il aurait été taillé dans un arbre elfique. Quoi qu’il en soit, ce bâton sert aussi bien au druide d’appuis que d’arme magique. Il l’utilise pour ses rituels et sorts. « Un bâton très modeste, droit mais solide comme un chêne, on y retrouve la force naturelle de racines et des branches dans les lignes gracieuses » dit Donnel à propos de son propre bâton.


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MessageSujet: Re: Donnel Armanssun ▬ Offre moi le mal et je te donnerai la vie   Lun 29 Avr 2013, 16:33

L'interrogatoire d'Inasmir



▬ Je ne vous apprends rien en vous disant que Lanriel possède un roi, mais ce que j'aimerais savoir c'est ce que vous pensez de lui : (développez ici en quelques lignes comment votre personnage se positionne par rapport à la monarchie actuelle et au souverain).

« Arsenios est un très vieil ami à moi. Nous nous sommes rencontrée la première fois il y a bien longtemps, alors qu’Inasmir le grand était encore très considéré par l’ensemble de la population de Lanriel. J’étais jeune à l’époque. Mon Ordre m’avait envoyé à Cathairfàl pour soigner des citoyens de la citée et pour me former à la célébration d’Eydis aux près des prêtres de la citée. Octavia m’a prise sous son aile, si je puis dire, et j’ai été très rapidement intégré à la vie du château. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai rencontré Inasmir alors qu’il était en pleine gloire.
Depuis, le Roi –et l’ensemble de la famille royale– et moi ne nous sommes presque plus quittés. Je dis presque puisque je ne loge que rarement au château ; ma mission m’appelle autre part que dans la luxure –quelque peut détériorée ces temps-ci– du château. Nous avons énormément chevauché le Roi et moi. Nombreuses guerres et batailles que j’ai menées se furent à ses côtés. Je puis donc dire de tous mon cœur que le Roi est un homme bon. Perdu dans ses décisions et dans la désolation de sa ville, il craint pour la survie de son peuple, mais comment lui en vouloir ? La situation de Cathairfàl ne peut plus durer. Il a eu confiance en Inasmir, il lui a confié sa citée. Mais il a été trahis. Nous l'avons tous étés...
Cet échec lui a été vécu comme une humiliation et la poids des responsabilités croule sur ses épaules. La capture de la Ruane lui avait redonné confiance mais les créatures de la nuits sont revenus comme une lourde épée menacent sa tête.
Il a voué sa loyauté indéfectible à son royaume et s’y donne corps et âme. Conscient que Chacune de ses décisions peut avoir une répercussion sur la vie de ses sujets et que ses erreurs nourrissent ses plus sombres cauchemars, il ne dors jamais correctement et garde toujours un œil ouvert.
Mais voilà que mon devoir m’appel à nouveau et je suis dans l’obligation de le quitter une fois de plus. C’est toujours un moments douloureux ou « l’au revoir » semble résonner dans sa tête comme un « adieux » car lui même ne craint pas pouvoir tenir plus longtemps face au Ténèbres qui s’approchent chaque jour un peu plus des portes de la Capitales. Je reviendrais sûrement pour célébrer le mariage de son heureux fils, le Prince… Si d’ici là, rien de pire n’arrive encore. »


▬ En parlant de seigneurs souverains, évoquons un peu les deux puissances divines de Lanriel Parlez-nous de la conception religieuse de votre personnage. Est-il particulièrement croyant ? Se sent-il proche d'Eydis ou de Mynkor? Y a-t-il une raison à cet état de fait?

« Je pense que l’honneur qui m’est accordé de porter cette demi-lune sur le front renseigne sur mon allégeance religieuse. Je vénère la déesse Eydis et ai décidé de lui consacrer leur vie. Je ne vis pas pourtant reclus dans une habitation commune à mes Frères, mais il m’arrive très souvent de retourner au monastère et d’y passer mes journée à prier. Nous vivons grâce à l'argent versé par les fidèles et le revenu de petites fermes. Il y a aussi notre travail personnel au monastère comme les champs ou la poterie… Comme tous les autres, j’ai fais vœu d'abstinence.
Mon rôle de prêtre-druide est celui de diriger les cérémonies religieuses tels que les sacrifices ou les rituels saisonniers, enseigner et transmettre mon savoir aux plus jeunes, se faisant ainsi professeurs.
Ici, dans ce pays, la religion officielle est celle de la déesse Eydis qui se serait auto générée depuis le chaos originel. Avec tous mes semblables, je prie la déesse, mais aussi les esprits de la nature et les éléments. Je pars d’ailleurs souvent aux célèbres temples de Tearmainn pour y méditer, y entrer en transe, c’est-à-dire en communication totale avec la déesse. Pourtant, rares sont ceux qui connaissent l'existence de Mynkor et plus rares encore ceux qui osent l'évoquer dans leurs conversations, pourtant, il fut un temps où son nom était sur toutes les lèvres. Je me souviens de ce temps… Certains l'adoraient, d'autres le maudissaient, mais, incontestablement, Mynkor n'était pas réduit à l'anonymat comme il l'est aujourd'hui. Je pense de tout mon cœur que l’anéantissement de Mynkor n’est pas la solution aux problèmes de Lanriel et qu’Eydis seule, ne peut reigner sur ce monde : un équilibre a été détruit. Elle est celle qui a mis au monde les hommes et les femmes de cette terre, mais personne n’est plus là pour reprendre ces enfants pour les mener vers les Royaumes des Morts. Eydis a toujours été la part de lumière de Mynkor et lui, la part d'ombre d'Eydis. Nombreux sont les anciens prêtres qui ont affirmés que Lanriel entrerait dans une période sombre le jours où un seul dieu s’asseira seul sur le trône de Lanriel. L’équilibre entre les forces du bien et les forces du mal est nécessaire car aucun des deux ne peux vivre sans l’autre. Ainsi, je prie aussi Mynkor –comme dans l’ancien temps– de bien vouloir accepter les âmes des défunts dans le Royaume des Morts ; je le prie pour le remercier de nous accorder la nuit chaque soir et de laisser la lune briller etc.
Je suis pourtant fidèle et prêtre de la déesse mais aussi partisan du juste équilibre qui régit ce monde. J’ai voué ma vie, ma chasteté et mon corps à Eydis avant tout, ne l’oubliez pas. »


▬ On a tous son petit ego et moi, Inasmir, le sorcier légendaire, n'échappe pas à ce vice. Alors répondez donc à cette question, que pensez-vous de moi? (développez ici en quelques lignes comment votre personnage se positionne par rapport au Sorcier, à son rôle dans la guerre et à sa fuite).

« Inasmir… Mon Frère, mon Père, mon Fils. Après tout ce temps que j’ai passé à le servir, mon maître, je ne sais que penser de lui. Je l’ai admiré. Je l’ai glorifié. Inasmir était un sorcier très célèbre chez les druides notamment pour ses théories sur les flux magiques qui entouraient ce monde. J’ai toujours eu une admiration pour cet homme. Une des raison de pourquoi je me suis fait renvoyer de mon Ordre est sans aucun doute le fait que j’ai étudié au près du Grand Sorcier. Tous avaient peur de lui. Mais il m’a apporté sagesse et érudition. Il m’a montré le vrai pouvoir qui sommeillait en moi. Il est talentueux et intelligent, et il n'y a jamais eu, dans ses yeux, trace de mauvaise foi. Je n’ai jamais compris son acte. Ce fut une incroyable chance d’étudier avec le plus grand sorcier que le pays ait jamais connu. Je me souviens encore : tout objet ou chose qu'il touchait se métamorphosais au gré de ses désirs. Il savait tout créer et ce même à partir d'une poussière, à partir d'un rien. Son pouvoir et son imagination n’avaient aucune limite. Le Bouclier en fût la preuve. J’étais là. Tout aurait pu être évité. Mais il m’a demandé de lui faire confiance et c’est ce que j’ai fais. Une fois de plus ma naïveté m’avait trompée. Et ce qui aurait pu être évité, fut réalisé. Je revois encore les lambeaux d’essence de magie pur du bouclier se détruire. Ce si petit filme organique de magie qui retenait les monstres allait à présent tous nous tuer. Je me souviens d’Inasmir sur la falaise qui hurlait des formules magiques. Je n’y avais jamais cru. Je n’ai jamais réussi à m’en remettre.
Chaque soir, je revis ce moment. Les monstres retenus par le bouclier agglutinés. Inasmir me prenant dans ses bras, m’embrassent le visage. Puis me poussant, il prit son bâton de puissance et commença à vomir des paroles aussi noires que puissantes, si bien que je n’oserai jamais plus les prononcer. Car oui, la magie qu’il m’a enseignée est aussi pur que bonne, mais peut aussi être aussi puissante que noire. J’ai appris le Parlé Noire des monstres de la nuits, langage des incantations toutes droites venus des ténèbres que Mynkor lui même formula. Il tendit les bras et abaissa soudain violement son bâton. Le Bouclier se brisa. Les monstres envahirent la Capitale. J’étais bouche bée. Impuissant. Inasmir me fis promettre de veiller sur Lanriel en sa présence. Il partait.
Depuis ce jour, je ne sais que trop penser de lui. Bien que je lui sois resté fidèle pour cet enseignement qu’il partageât avec moi, je ne peux me proclamer fière d’avoir vécu à ses côtés pendant tout ce temps. J’attends son retour. En espérant que d’ici là, le monde n’ai pas été définitivement détruit. Mais après tout s’il a réussi à protéger Cathairfàl, une autre personne le pourrait aussi… »


▬ La chute du Bouclier aurait secoué toutes les terres mais il y a des gens que cela laisse de marbre, je serai curieux de savoir si vous êtes une de ces personnes (développez ici en quelques lignes comment votre personnage se positionne par rapport à la chute du Bouclier et les conséquences qu'elle a pu avoir sur sa vie.).

« C’est un lourd pouvoir que de maîtriser les éléments. Il est encore plus difficile d’apprendre par cœur des centaines d’incantations, qui plus est lorsqu’il faut aussi savoir la composition des ingrédients des potions servant à la réalisation de ces rituels. Mais lorsque la magie est innée. Lorsque vous n’avez besoin de rien, que la magie coule dans vos veines comme un fleuve infini qui jamais ne s’assèche et jamais ne s’épuise, tout semble plus simple. On raconte sur les routes de Lanriel que c’est la déesse qui à voulu les druides ainsi, qu’elle ne voulais pas de sorciers divins. Elle voulait des magiciens dignes d’elle qui puiseraient leur force dans la nature, pour la nature.
Inasmir n’a jamais compris la magie druidique. Trop compliquée selon lui. Étrangement compliqué me direz-vous pour quelqu’un comme lui. Il n’arrivait pas à expliquer ce pouvoir mystérieux qu’il percevait et ressentait comme le sien mais qu’il ne pouvait utiliser.
C’est moi qui eu, avec Inasmir, l’idée d’une protection magique. Je pensais à un pentacle lorsqu’il pensait déjà à une armée de soldats de pierres. Je proposais un cercle de protection druidique de champignons et plantes magiques lorsqu’il eu l’idée d’un bouclier géant qui entourerai la citée entière jusqu'à la région de Perllan. Mais cette idée semblait folle. Aucune personne sur terre n’avait le pouvoir pour entretenir au tel pouvoir. Sauf Inasmir. Son ambition était telle qu’il sacrifia son cœur, son amour à l’état pur, car c’était la source de magie la plus puissante du monde. Ainsi il retira l’essence même de l’amour de son cœur pour n’en laisser qu’une seule goutte en lui. Le Bouclier était né. Mon rôle était de confectionner une potion suffisamment puissante pour le faire entrer dans un état de transe « magique ». Je devais trouver le moyen de stimuler l’ensemble de ses sens pour qu’il puisse extérioriser son pouvoir. J’allais pour la première fois de ma vie utiliser la magie noire. Le Bouclier se mit en place très rapidement, mais avait ses failles. Nous étions un ensemble de magiciens formant un pentacle à lancer le même sort de manière à centraliser notre pouvoir et Inasmir, lui était au centre et déchaînait sa force. Peu à peu, nous tombâmes de fatigue, et Inasmir resta seul à entretenir le Bouclier. Il serait à présent le Bouclier. Mais la magie est aussi capricieuse que destructrice et la magie noire nous avais tous corrompus. Nous étions à présent tous tenté d’utiliser la magie à des fins personnelles, à des fins très sombres. Mon voisin était capable d’aspirer le sang des Singuliers lorsque l’autre pouvais maudire d’âme même d’une personne en un simple signe de main. La magie noire aussi s’étais emparée de moi. Bien que serviteur d’Eydis, j’allais à présent entrer dans les ténèbres. Mon pouvoir était celui de l’ombre : je pouvais contrôler l’ombre.
Après quoi, nous fuyâmes. Je rentrais au monastère où mes supérieurs religieux m’attendait de pied ferme. Je fus très sévèrement punis.
Quelques temps après, Inasmir me fit appeler. Il tenait à m’entretenir. Il me confia la mission de protéger cette terre qu’il aimait tant avant de rompre le sortilège et de disparaître.
Les maladies revinrent et sont à présent le deuxième fléau qui touche la citée. Au-delà la désolation de ce paysage, cour de nombreux enjeux politique et moi je suis là. Perdu. Je cours partout en Lanriel, perdant ma force à chaque voyage pour défendre ce pays que m’a confié Eydis. Mes Frères et Sœurs druides ne me sont pas tous d’une aide efficace, mais j’ai réuni pour la première fois depuis longtemps le Conseil des Cinq Corbeaux. Si la chute du Bouclier m’a fait perdre l’envie d’user de mes pouvoirs, il ne m’a pas fait perdre la volonté de détruire le mal qui ronge Lanriel. »


▬ Mais dites-moi mon ami(e), racontez-moi donc un peu ce qui fait de vous un être si exceptionnel... Dites-nous ce qui fait de votre personnage un être unique, ce qui le différencie des autres, que ce soit un pouvoir, un trait de caractère, une façon de se battre ou autre.

« Exceptionnel? Je ne suis pas de nature vantarde alors mettre le doigt sur cela m’a toujours été difficile, même si, d’une certaine façon, je sais que chaque être est exceptionnel. Je ne suis en rien exceptionnel, ou tout du moins n’ais-je pas la prétention de le prétendre. Non, je cherche à cultiver mon esprit pour ne jamais sombrer de nouveaux dans les Forces du Mal. Je ne me souviens pas de mon enfance, mais parfois, dans mes rêves, je vois un enfant ; fruit de l’union d’un sorcier Héritier et d’une druidesse -union particulière et inimaginable- pourtant cet enfant est bien réel, il possède un pouvoir maudit, souillé par le sang des Héritiers. Il sera facilement tenté par la magie noire et qui aura tendance à utiliser de cette magie impie pour faire le bien. Son corps sera pourri par ce mal qui tante de l’envahir chaque jour. Pourtant son cœur sera pur. Ce rêve m’est familier et résonne en moi comme un souvenir.
Les légendes à mon propos affirment que je suis particulièrement doué pour réaliser des rituels impliquant une grande et puissante magie ayant des effets à long terme ou bien modifiant les conditions climatiques notamment un certain sort jeté en haut de la plus haute tour de Cathairfàl afin de faire tomber un blizzard sur une horde de morts-vivants. Je pense que ces histoires proviennent de la rumeur bien fondée de ma connaissance de la magie par Inasmir. D’autres histoires encore m’accordent un vie d’au moins cent Singuliers.
Non, je ne suis en rien exceptionnel. J’ai juste voué ma vie et tout mon corps à la Grande Déesse. Je sais chanter, écrire, parler le Parlé Noir et la Langue Druidique, soigner, prier, jouer de la flûte offerte par un compagnon Dragonnier, réciter des poésies…
Si ! Peut-être que l’exceptionnel qui réside en moi est mon âge qui nourrit les plus grandes rumeurs à mon sujet. J’ai été l’élève d’Inasmir, et alors ? Voyez ou ça m’a mené. Car Inasmir fut un grand homme en son temps. Certes il a fait des choses terribles, mais grandes. »


▬ Tous les goûts sont dans la nature, n'est-ce pas? Alors éclairez-moi donc sur les vôtres... Ici développez en quelques lignes les choses que vous aimez beaucoup et celle que vous aimez beaucoup moins, vous n'avez pas besoin d'être exhaustif mais donnez-nous une idée générale des goûts de votre personnage.

« Ce que j’aime… Il y a longtemps que personne ne m'a posé cette question. Ou peut-être est-ce le fait de l'âge et je ne m'en souviens plus?
Eh bien j'aime l’herbe à pipe, les plaines et les montagnes de Lanriel. J’aime que tout soit bien en ordre, que rien ne soit de trop ou en moins. Oui, la nature est un équilibre à elle-même et j’aime que cet équilibre soit respecté. J’ai horreur des fauteurs de troubles et de ces gens qui font désordre. Je tiens beaucoup à ma tranquillité, et à celle de cette terre… Je pense aussi que ce sont les petites actions du quotidien qui font du monde ce qu’elles sont. Ainsi, faire un petit sourire aux voyageurs que l’on croise, aider le paysan à labourer ses champs… Ce sont ces petites choses qui mettent du baume au cœur des hommes et femmes de Lanriel. J’aime aussi me joindre au petit peuple de ces terres pour célébrer une quelconque fête ; la pauvreté les rend humbles et leur permet d’apprécier le moment présent… C’est donc avec grande joie que j’utilise mes pouvoirs pour organiser des mariages ou autres fêtes d’anniversaires aux mendiants, paysans et autres personnes ayant le moins d’argent possible. Mais n’oublions pas ce pourquoi j’ai été envoyé ici : il n’est pas de plus grande chose à mes yeux que la protection de Lanriel… »


▬ Tout le monde veut quelque chose, il suffit de découvrir ce que VOUS vous désirez. Dites-nous quel est votre plus grand désir, votre aspiration personnelle, bref ce qui vous motive dans l'existence, votre grand but personnel.

« Je ne vis que dans le but de servir Eydis et sa terre Lanriel. Je veux un équilibre juste et parfait de ce monde. Je veux une justice des Inquisitrices par les Inquisitrices. Jeu veux le rétablissement de la paix en Lanriel. Mon cœur est celui de tous les hommes et femmes de ce monde. J’ai consacré ma vie à Eydis et à ce pays. C’est ce que j’ai voulu, ce que je veux et ce que je voudrais toute ma vie. Il n’y a pas de plus grande chose qui compte pour moi que les peuples libres de Lanriel. Je me dois d’être son messager mais aussi gardien du savoir, ministre de ma religion, historien, philosophe... Protecteur de la nature et des animaux.
Les druides sont un peuple effacé mais ancien, qui fut plus nombreux dans l’ancien temps que de nos jours ; car malgré leurs pouvoirs magiques destructeurs, ils aiment la paix, la tranquillité et la terre : un monde bien ordonné où la nature était mise en valeur était leur retraite favorite. Ils ont toujours eu l’art de se fondre dans la nature –tout comme les rôdeurs– et de disparaître vivement et en silence quand des Singuliers qu’ils ne désirent pas rencontrer viennent par hasard de leur côté. Je suis toujours de ces druides, cherchant à redonner à Lanriel cette paix. »


▬ Et les autres dans tout ça. Expliquez-nous comment votre personnage se positionne par rapport au reste du monde, si il a des affinités particulières avec un groupe ou voue une haine mortelle à un autre.

« Les autres ? Ils forment Lanriel. Je sais que détruire le culte de Mynkor ferait basculer l’équilibre de Lanriel. La nature s’autorégule et il faudrait trop de temps pour qu’elle s’habitue à ce changement brusque. Je ne porte pas les actions des Héritiers dans mon cœur mais ne réprouve pas non plus leur revendication. Je suis partisan de Mynkor pour l’unique et bonne raison que je suis convaincu qu’il a un rôle à jouer dans ce monde. Autrement, je n’éprouve aucun à priori à propos des autres civilisations. Je trouve la compagnie des rôdeurs très singulière et appréciables. C’est un peuple que j’affectionne réellement. Pourquoi ? Ils vivent de la nature et ne cherche en rien la technologie. Ils –tout comme moi– ne comprennent, et ils n’aiment pas d’avantage les machines dont la complication dépasse celle d’un soufflet de forge, d’un moulin à eau ou d’un métier à tisser manuel, encore qu’ils fussent habile au maniement des outils manuels. Ils ont une habilité particulière avec la terre et les plantes que même nous autres druides devrions envier.
Autrement, je ne suis pas particulièrement détaché du reste du monde. J’ai tissé des liens avec de nombreuses personnes au cours de mes voyages. Les Inquisitrices prônent l’Unicité des dieux ce qui me contrarie mais servent les intérêts de la déesse et surtout prennent la paix en Lanriel. Les Sorciers, reculés dans leur Sanctuaire en Odhra, mystérieux, ne sont pas de mauvais compagnons de routes. Ils vous surprennent toujours de la manière la plus inattendu. Les froids Dragonniers ne se plaisent pas tellement dans la diplomatie mais sont adeptes d’une bonne bière brassée. Il faut dire qu’ils sont devenus maîtres dans l’art de brasser ce breuvage ancestral, cependant incomparable à l’hydromel druidique. Je reçois toujours des pierres diverses et variées pour mes rituels lorsque je leur en demande. Enfin, les Singuliers sont un peuple vaillant et courageux. J’ai pitié pour eux lorsque je vois la considération que els autres peuples leur apportent. Bien évidemment je en connais pas l’ensemble des personnes vivant en Lanriel, mais il est fréquent que je reçoive un pigeon ou une missive de mes quelques compagnons pour me donner des nouvelles de leur peuples.
Aussi je fais parti du Conseil des Cinq Corbeaux. Conseil que j’ai moi-même formé avec mes camarades magiciens –sorciers et druides– envoyés en Lanriel par la déesse. Notre mission reste mystérieuse aux yeux et aux oreilles de tous… Gardez à l’esprit que nous veillons sur Lanriel. »
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