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 Don't believe what you hear (r. octavia)

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Jullanar Osgrey

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MessageFeuille de route
MessageSujet: Don't believe what you hear (r. octavia)   Jeu 09 Aoû 2012, 11:56

Le procès de Tanith Ruane avait laissé Jullanar dans un état de fatigue physique et intellectuelle tel qu’elle n’en avait encore jamais connu. Elle avait déployé beaucoup d’énergie dans cet événement qu’on lui avait imposé et il lui semblait que tout aillait une nouvelle fois s’enchaîner à grande vitesse. Quelques jours après la prononciation de la sentence, Jullanar avait reçu une nouvelle convocation, frappée du sceau royal. Ses jours de repos allaient devoir s’écourter car on ne refusait pas impunément une assignation royale, quand bien même fut-elle rédigée avec beaucoup de politesse. Si le message ne disait pas grand-chose de précis, la Sorcière était persuadée de connaître la teneur exacte de l’entretien qui l’attendrait au palais. Sa correspondance de plus en plus régulière avec le Sanctuaire lui avait donné une idée très claire de ce que ces derniers attendaient d’elle désormais, et elle n’avait jamais autant fréquenté la boutique de Lundre Soleren que ces derniers jours. Elle regrettait d’ailleurs de ne pas pouvoir discuter plus longuement avec le jeune homme quand elle s’y rendait, trop préoccupée par le contenu de ses missives. Il y avait beaucoup de choses qu’elle n’avait plus le temps de faire et elle avait ainsi l’impression de négliger amis et tâches qui lui paraissaient tout aussi importantes que le rôle qu’on voulait lui faire assumer.

Malgré tout, Jullanar Osgrey avait quitté sa demeure pour se rendre au palais. Bien que la sécurité dans la ville ait été renforcée, il semblait à la Sorcière que la capitale était toujours plus bruissante de monde. Les commentaires sur Tanith Ruane semblaient ne jamais cesser, on critiquait aussi bien la décision du roi d’avoir épargné la Sorcière que l’implication de chaque participant à ce procès. Jullanar se fit toute petite quand elle passa devant un groupe qui faisait l’amalgame – désormais trop courant – entre les actions de l’enfant de Mogaròr et les sorciers en général. Déjà que la fuite d’Inasmir avait semé les germes de la suspicion et de la haine envers sa caste, Tanith n’avait fait qu’ajouter de l’huile sur un feu déjà bien nourri…

Heureusement, quand elle atteignit le quartier du palais, les conversations étaient devenues de moindre importance et plus mondaines. Jullanar se présenta aux gardes avec sa lettre, un laissez-passer qui lui assurait de ne pas avoir à se justifier pendent un temps infini devant eux. La cour du palais était bien remplie en ce début d’après-midi et la Sorcière passa facilement inaperçu au sein des nobles et des serviteurs qui allaient et venaient en tous sens.

« Ah ! Dame Osgrey… Par ici ! » Surprise d’être ainsi appelée, Jullanar se tourna vers l’homme qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer une première fois lors de la préparation du procès, dont elle ne savait pas très bien quel rôle il avait si ce n’est qu’il s’était montré être un guide et un conseiller au sein du palais plutôt efficace. « Le roi m’a chargé de vous faire savoir qu’il est encore en réunion mais il vous recevra dès que possible. Si vous voulez bien me suivre… » Jullanar ne se fit pas prier très longtemps et suivit le petit homme qui se faufila dans le palais, entraînant dans son sillage la Sorcière qui alimentait maintenant les murmures de ceux qu’ils croisaient après qu’ils aient entendu son nom.

D’ordinaire, Jullanar ne prêtait pas attention aux ragots ou à ce que l’on racontait sur son compte mais depuis le Grand Tournoi, elle semblait faire l’objet de toutes nouvelles rumeurs auxquelles elle n’avait encore jamais du faire face. La première fois qu’elle les avait entendues, sa surprise avait été telle qu’elle en était restée sans voix. Heureusement qu’on ne lui avait jamais posé la question directement car elle n’avait absolument aucune idée de la meilleure réponse à donner, pour peu qu’il y en eut une dans un cas comme celui-ci. Aussi Jullanar essayait désormais de faire fi de ces ragots et gardait une allure digne malgré son envie de se cacher sous cape pour éviter les regards qui allaient de la curiosité malsaine à un dégoût profond. Un certain soulagement l’étreignit donc quand son guide la fit entrer dans un salon où il lui expliqua qu’il lui faudrait attendre qu’un serviteur vienne la chercher. Jullanar le remercia et il ne lui resta désormais plus qu’à prendre son mal en patience…

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Octavia Hardansson

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MessageSujet: Re: Don't believe what you hear (r. octavia)   Dim 12 Aoû 2012, 08:26


Prières arides. Vains efforts. Les mots qu’égrenaient chaque matin Octavia à la gloire d’Eydis ne semblaient pas avoir plus de poids qu’une plume charriée par le vent et la reine commençait à prendre ombrage de ce silence oppressant qui mettait à mal sa famille et son peuple. Femme d’amour, quoiqu’on puisse en dire, elle était à l’agonie à mesure que le temps passait et que la situation semblait se dégrader. Elle en venait à maudire ces cieux ombrageux qui avaient fait naître des rides d’inquiétude sur le front de son époux, et avaient voûté son dos, faisant peser le malheur de milliers d’âmes sur ses épaules. Aucune des fautes commises par sa famille ne justifiait un tel destin et même si l’homme était imparfait, elle trouvait qu’il existait des limites à ce qu’on pouvait lui faire endurer. Les visages exsangues des soldats au petit matin la pétrifiait, et elle aurait baisé leurs mains pleines de sang et aurait fait couler l’eau de leur bain si cela avait seulement pu ôter l’horreur nichée dans leurs regards. Mais si ce n’était la couronne posée sur son crâne, elle n’était qu’une femme ordinaire, et ses vœux étaient ignorés, comme ceux du commun des mortels.

« Soyez généreux sur le pain et le miel pour les soldats ce matin. C’est encore une nuit difficile que nous avons eu à affronter. »
Elle s’était rendue dans les cuisines, sachant qu’elle mettrait à mal les boulangers mais qu’ils ne ménageraient pas leurs efforts pour ceux qui veillaient à leur sécurité chaque soir durant. Les soldats de Cathairfal ne volaient pas leur statut de héros. C’était des hommes dont la menace de la mort au combat n’était pas qu’une vague supposition. Elle était la réalité de chaque journée passée une armure sur le dos. Un peu de miel ne viendrait pas rendre leur tâche plus aisée, mais elle leur mettrait un peu de baume au cœur. De cela Octavia était au moins certaine. Mais elle craignait que ce soit insuffisant. Une partie du peuple ne s’était-elle pas déjà retournée contre eux, en prenant le nom d’Héritiers ? De quoi s’estimaient-ils donc dignes ?
Elle quitta l’odeur réconfortante de pain chaud et de sucre et se dirigea de son pas habituel vers le bureau de son époux. Elle ne pouvait attendre leur petit déjeuner quotidien pour lever ses questions, et surtout, elle ne souhaitait pas gâcher l’un des rares moments qu’ils s’octroyaient dans leur journée. Elle ressentait plus que jamais le besoin de se rendre utile. Elle se sentait impuissante à l’endroit de ses enfants, ne comprenant pas le vent de furie qui s’installait dans leur esprit. Elle jugeait insuffisantes ses prières, futiles ses occupations habituelles. Elle en aurait appelé aux armes si elle avait su tenir un glaive entre ses mains.

« Majesté… » Elle choisit d’ignorer l’homme qui s’était mis à trottiner à ses côtés, comme les regards qui suivaient sa foulée rapide. Elle aurait pu trouver le chemin jusqu’à ce minuscule bureau les yeux fermés, conter chaque tour et détour sur son chemin, la décoration discrète qu’elle avait arrangé dans chaque salon. Une seule chose accrocha son regard en cette journée, et la fit stopper. La silhouette d’une jolie blonde aux yeux dorés et aux tresses interminables. Un charme sauvage qui irradiait de tous les pores de sa peau et laissait la reine vacillante. La bouffée de colère qui l’avait soudain assaillie la laissait hagarde. Maladroitement elle se recomposa un visage impassible et fit face.

« Allons donc… On voit vous partout alors que vous et vos semblables êtes d’une inutilité criante. Dites-moi Dame Osgrey… Doit-on dire Dame ? » Octavia baissa ses prunelles pour arranger un pli de sa lourde robe, lorsqu’elle eut fini elle redressa le menton en toisant Jullanar et croisa les mains sur son abdomen. Impériale. Les mâchoires jointes à s’en faire mal aux dents, elle éprouvait pour la toute première fois de sa vie de femme, de reine, l’envie d’en découdre à la force de ses poings. « Quel avantage aurait donc un roi à vous trouver toujours dans son sillage ? » Le masque poli de son visage se craquela alors, laissant paraître celui d’une épouse jalouse. Aussi serré était le corset de son éducation, le collier de ses principes, Octavia ne pouvait pas lutter contre les sentiments qui l’étreignait et l’avait grignotée à mesure que les semaines passaient et que la rumeur s’amplifiait. Jullanar Osgrey dans les bras de son époux. L’homme auquel elle avait dédié sa vie dès sa sortie de l’adolescence et bien avant.

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MessageSujet: Re: Don't believe what you hear (r. octavia)   Sam 18 Aoû 2012, 09:16

Le silence relatif de la pièce laquelle elle attendait n’était pas pour déplaire à Jullanar. L’inquiétude qui rongeait son esprit depuis de trop nombreuses semaines, bien que toujours là, se faisait un peu moins présente maintenant que la discrétion du lieu lui permettait de faire le tri dans ses pensées. Beaucoup de Sorciers croyaient en les vertus de la méditation et quand bien même Jullanar appréciait l’excitation de la découverte, des voyages, elle ne pouvait nier que cette intense concentration lui était utile, agréable. Il était peut-être d’ailleurs indispensable d’arriver plus sereine devant le roi lorsque celui-ci pourrait lui accorder son entretien, car elle ne doutait pas que beaucoup de sujets allaient être abordés, des matières qui nécessiteraient notamment toute son attention. Mieux elle organiserait son esprit, mieux elle pourrait affronter tout ce qui l’attendrait une fois le seuil de la porte franchie.

Il lui sembla tout à coup que l’air se rafraîchit et la glace des paroles qui la cueillirent quand elle tourna la tête vers l’entrée de la pièce la fit tressaillir. La reine se tenait là, belle et terrible, ses mots aussi tranchants que la lame la plus aiguisée. Le sang quitta le visage de Jullanar, pétrifiée par la virulence et la brusquerie avec laquelle la souveraine de Lanriel venait à sa rencontre. Probablement fortuite, mais désormais inévitable. La Sorcière accusa les reproches tels des coups de poing. Que la reine ait un avis tranché sur sa caste ne l’étonnait pas outre mesure dans le sens où c’était le cas de bien trop de monde et ce depuis de nombreuses années. En revanche, la perfidie dont faisait preuve la reine sur la façon de s’adresser à elle ne laissait pas Jullanar de marbre.

« Votre majesté. » La surprise passée, la Sorcière se leva pour effectuer la courbette protocolaire. Cet instant lui permit de se recomposer quelque peu, juste avant qu’une nouvelle pique ne vienne se ficher en elle. Jullanar se redressa lentement, et se contenta de garder le silence. Elle savait que la question de la reine n’attendait aucune réponse ou, en tous cas, qu’elle n’accepterait aucune justification – aussi vrai soit-elle – autre que celle qui gangrénait son esprit depuis l’apparition de ces rumeurs dont la Sorcière faisait l’objet. Comment Octavia Hardansson pouvait-elle seulement accorder foi à ces ragots sans fondement ? Comment pouvait-elle se laisser emporter par une jalousie plus que visible alors que le roi lui avait certainement assuré que tout cela n’était rien d’autre que des potins inventés par la population de Cathairfál pour avoir des sujets de conversation plus croustillants que les soucis qui les minent ? La vitesse avec laquelle une rumeur se déplaçait et s’amplifiait effrayait Jullanar. Le roi et elle ne s’étaient vus qu’en deux occasions : l’épreuve du Tournoi et le procès de Tanith Ruane. Comment les gens pouvaient-ils s’imaginer qu’une passion interdite se soit nouée entre eux alors que chacune de leur rencontre s’est faite dans des lieux publics et pour des affaires sérieuses ? Les affaires de couple des souverains de Lanriel ne la regardaient en rien et si leur relation battait de l’aile pour que la reine croie en de telles sornettes, cela ne la concernerait pas plus… sauf qu’en ce jour, elle était le centre de leurs problèmes et était sournoisement accusée par la reine de n’être qu’une vulgaire courtisane.

Les deux femmes se regardaient en chiens de faïence et il est clair qu’un orage pouvait éclater à tout moment tant l’air était chargé d’électricité. Jullanar abandonna bien vite son air froid et impassible pour trouver une façon de désamorcer une situation qui deviendrait rapidement inextricable si elle confortait la reine dans son erreur. D’autant plus que, si la Sorcière était amenée à rencontrer le roi plus souvent dans le cadre du projet dont il devait l’entretenir, elle ne pourrait supporter longtemps les soupçons et les insultes de la reine. Comment affronter une reine sans risquer de visiter les cellules du château ?

« Votre majesté, je suis ici pour répondre à une sollicitation du roi concernant le conseil des castes. » Présenter le courrier qu’elle avait reçu aurait été exagéré mais si la reine avait besoin d’une preuve quelconque, Jullanar avait certes de quoi en produire une. « Croyez bien qu’il ne s’agit pas d’autre chose. »

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MessageSujet: Re: Don't believe what you hear (r. octavia)   Dim 19 Aoû 2012, 17:09



En de tels moments, la lourdeur du protocole agaçait Octavia. Elle qui n’avait vécu que par lui, se sentait étouffer dans ce gant de politesse. Elle avait toujours été exemplaire en la matière. Elle savait sourire comme il le fallait et incliner la tête pour montrer son intérêt. Elle connaissait sur le bout des doigts la façon de placer toute une tablée pour que les égos de chacun soient flattés. Elle muselait ses émotions à la perfection même aux moments les plus troubles pour n’offrir à ses sujets que le visage d’une reine solidaire à leur peine mais forte. Mais là, la marque de déférence de la sorcière aiguisa le couteau de sa colère. Il ne lui laissa que le temps d’admirer d’avantage sa beauté sans fard, la façon dont elle occupait l’espace et dont son regard doré attirait attention et admiration. Sous le lustre sombre et rutilant de ses deux pupilles, Octavia voyait s’évanouir celle qu’elle avait toujours été et ses craintes les plus farouches la taraudait. Un homme n’étant qu’un homme, même coiffé d’une couronne, pouvait-il vraiment résister à un fruit si délicieusement mûr ? Jullanar Osgrey portait sur elle la jeunesse, comme un parfum doux et exquis. Aussi vrai que les siens étaient détestés aujourd’hui, ils continueraient à susciter peur et admiration. Et la liste des qualités que la reine pouvait lui trouver ne faisait qu’alourdir la balance en sa faveur.

Fermant les yeux un instant, la souveraine essaya de ne pas penser à son époux rédigeant avec fébrilité la convocation de la sorcière. De ne pas imaginer la teneur de leurs entretiens privés. La vérité était qu’elle souffrait de solitude. Et comme tout mauvais compagnon, elle était de bien mauvais conseil. Elle lui laissait le temps de prêter l’oreille aux ragots les plus sordides. Et comme elle s’intensifiait, elle ne faisait que cracher leur véracité. Elle redressa ensuite le menton, adressant un sourire glacial à la jeune femme qui lui faisait face. Jouer de son pouvoir ne lui avait jamais tant paru alléchant.

« Croyez bien qu’il ne s’agit pas d’autre chose… » Siffla-t-elle entre ses dents, mâchant les mots comme s’ils étaient une mauvaise blague. Elle serra les poings, ses ongles se plantant dans le creux de sa paume. Douce douleur à l’instar de celle qui la piétinait depuis des semaines. « Jusqu’à quel point dois-je accorder crédit à votre parole Dame Osgrey ? » A quoi bon tourner autour du sujet indéfiniment. Octavia en avait assez de cette sourdre terreur qui la rongeait petit à petit, qui se faisait plus virulente à mesure que les semaines s’écoulaient. Le temps. Son ennemi imparfait.

« Savez-vous ce qu’il en coûte à tout individu mentant à la couronne ? Bien sûr que vous le savez. » Elle fixa la jeune femme droit dans les yeux. Octavia avait la réputation d’être une reine dure, mais elle n’avait jamais menacé quiconque. Elle ne pensait pas que son pouvoir était une excuse à de quelconques dérives. Mais lorsqu’il s’agissait de ses enfants et d’Arsenios, elle pouvait souffrir quelques entorses. Il s’agissait de sa famille, son bien le plus précieux.

« Entendons-nous. Cela ne choquerait pas qu’une nouvelle adepte de la magie vienne grossir les rangs dans les cachots. »




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MessageSujet: Re: Don't believe what you hear (r. octavia)   Lun 20 Aoû 2012, 10:22

L’attitude de la reine blessait Jullanar. Elle qui avait toujours soigneusement évité de se mêler de politique et des affaires entre le Sanctuaire et la couronne, la voilà qui se retrouvait aujourd’hui au beau milieu d’un imbroglio de situations qu’elle n’avait pas choisies et dont elle peinait à se sortir. Autant pouvait-elle gérer les affaires d’état, autant les rumeurs ne faisaient pas partie de ce à quoi on l’avait formée. Et à la lumière de ce qui se déroulait aujourd’hui, elle se rendait compte qu’elle n’aurait pas du se borner à ignorer ces ragots. Les gens se rendaient-ils compte du mal que pouvait faire de telles paroles pour les personnes concernées ? En entendant les mots de la reine, en voyant son regard, Jullanar comprit qu’il serait bien difficile de convaincre la reine que tout ce qu’elle avait pu entendre ne reposait sur rien. Cependant, si les remarques sur l’honnêteté de sa parole étaient compréhensibles – les deux femmes ne se connaissaient pas, après tout – Jullanar accepta beaucoup moins de se faire menacer. Reine ou pas.

Jullanar affronta le regarde appuyé de la souveraine de Lanriel. Cette dernière ne semblait pas plaisanter et la Sorcière n’était pas certaine de vouloir tester sa résolution. Pourtant, elle ne pouvait se laisser traiter de la sorte. Aussi injustement. Et cruellement. La colère s’insinua progressivement dans son esprit tandis qu’Octavia Hardansson insistait sur son destin potentiel dans les geôles du château.

« Vous vous méprenez… votre majesté. » Son irritation lui avait presque fait oublier le titre de la personne qui la toisait. Oubli qui ne serait sûrement pas bien grave en comparaison de ce qui allait suivre et qui, cette fois, serait une raison valable de la jeter au cachot. Mais puisque la reine se bornait à lancer insinuations et menaces et que Jullanar ne souhaitait pas s’enfoncer plus longtemps quand cette querelle éprouvante – confrontation qu’elle n’avait pas demandée – elle était prête à risquer de se mettre définitivement à dos la reine. Mais certainement pas pour la raison que toute la population de Cathairfál laissait entendre. « Si vous prêtiez plus d’attention aux faits et non aux rumeurs, alors vous sauriez que je ne vous mens pas. » La Sorcière soutint le regard de sa souveraine avant de continuer. « Je n’ai rencontré votre mari, le roi, qu’en deux occasions et en présence de témoins. » Ceux du Tournoi n’étaient peut-être pas les plus pertinents à interroger mais il y avait eu suffisamment de gardes et de serviteurs pour entendre la conversation qu’ils avaient eue dans la tribune royale. Mais tous ceux du procès de Tanith Ruane pourraient sans aucun doute témoigner que les seuls échanges entre le roi et la Sorcière n’avaient rien eu de passionnants pour les amateurs de ragots. Etait-ce pour autant des preuves suffisantes pour la reine ?

« La politique et la coordination entre le Sanctuaire des mages et la Couronne sont les seules raisons de ma présence au palais, votre majesté. » Et si cela n’avait tenu qu’à elle, il est plus que probable qu’elle n’y aurait jamais mis les pieds, dans ce palais. Au moins cela lui aurait-il évité de se retrouver à devoir se justifier devant une femme dont la jalousie maladive la faisait croire à tout et à n’importe quoi. Jullanar fit un pas vers la reine et lui tendit la lettre frappée du sceau royal qu’elle avait reçu plus tôt. « Si vous déchiffrez dans cette convocation une quelconque invitation inappropriée, alors je vous prie de bien vouloir m’éclairer. »

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