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 La prudence veut que l'on se méfie des inconnus... (ft. Alsendair)

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Zehira Selithiel

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MessageFeuille de route
MessageSujet: La prudence veut que l'on se méfie des inconnus... (ft. Alsendair)   Sam 21 Juil 2012, 15:54

L'après-midi était bien avancé, et dans quelques heures à peine, le soleil disparaîtrait à l'horizon. La forêt était calme, aucun bruit ne perçait si ce n'est celui du vent dans les feuillages et de quelques animaux qui l'habitaient. Il s'agissait d'un environnement que Zehira affectionnait tout particulièrement, loin de la masse des hommes. Si elle trouvait leurs agissements particulièrement amusants à observer et à analyser, ce n'était rien en comparaison de ce que lui inspirait la tranquillité de ce lieu. Elle n'était cependant pas à l'abri et devait rester sur ses gardes, car elle se trouvait non loin de Cathairfál, une ville où elle n'était définitivement plus la bienvenue. Aux yeux de tous, elle était une dangereuse meurtrière qui avait osé assassiner de sang froid un espion du roi. Tout cela était faux, mais elle était bien sûr la seule à le savoir : elle s'était tout simplement trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Avec le recul elle se disait qu'elle avait joué de malchance et le fait de s'être laissée piéger si facilement avait de quoi blesser sa grande fierté. Néanmoins, le mal était fait et désormais elle était condamnée à être traités et vue comme une véritable criminelle. Toute personne saine d'esprit aurait considéré cet état de fait comme une véritable malédiction, un cauchemar dont on aurait espéré à tout prix la fin. N'importe quel être normalement constitué aurait pris la décision de fuir de peur d'être capturé, ou bien aurait tout fait afin de prouver son innocence. Et pourtant, au lieu d'obéir à l'une de ces quelconques pulsions naturelles, la sorcière choisissait délibérément de s'aventurer aux alentours de Cathairfál, voire même à l'intérieur des murs de la ville, semblant alors bien peu soucieuse de ce qui pourrait lui arriver. Elle n'avait en vérité rien de quelqu'un de rationnel : la raison de ses agissements apparaissait toujours obscure pour la simple et bonne raison qu'elle ne pensait pas comme un être ordinaire. Son esprit semblait tourné différemment, atteint par une forme de folie qui la poussait à trouver une source d'amusement en tout, comme aurait pu le faire un enfant. Elle aurait dû craindre d'être capturée, et pourtant, cette idée ne la préoccupait aucunement, pas plus que celle de prouver son innocence. Étrangement, elle se souciait si peu de ce que l'on pouvait penser d'elle qu'elle ne semblait guère affectée à la pensée qu'on puisse la prendre pour une criminelle et l'accuser d'un crime qu'elle n'avait pas commis.

Néanmoins, si Zehira semblait folle et inconséquente, elle n'était cependant pas écervelée. Elle aimait se promener en ville et découvrir ce qui s'y passait, mais elle savait parfaitement qu'elle aurait été rapidement reconnue. Elle utilisait donc un stratagème qui lui convenait tout-à-fait : le déguisement. C'était un art pour lequel elle excellait, pas seulement par un simple changement de vêtement ou par un habile maquillage, mais surtout par sa capacité à modifier les expressions de son visage, jusqu'à avoir l'aspect d'une toute autre personne. Elle aurait sans aucun doute été une grande actrice si elle avait embrassé cette carrière, mais elle semblait préférer se servir de ce talent pour soutirer leurs biens à de malheureux voyageurs. Peu embarrassée de scrupules, elle n'hésitait pas à perdre les malheureux égarés et à dérober toutes les bourses qui passaient sous son nez. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, elle ne faisait cela ni pour le plaisir de nuire à ceux qui croisaient son chemin, ni par réel appât du gain, mais pour la simple beauté du geste : voler était ce qu'elle considérait comme un jeu et un art particulièrement délicat. Rien ne l'amusait tant que voir le visage ébahi d'un pauvre bougre réalisant que son or avait disparu.

Étant dans les environs de Cathairfál, elle était évidemment déguisée. Ce jour-là, elle avait adopté l'apparence d'une bohémienne fort corpulente, au teint buriné et aux dents gâtées. Son habituelle expression rusée et malicieuse avait fait place à l'humilité et à la simplicité d'une femme n'ayant bénéficié d'aucune éducation. Son familier, un faucon, se trouvait comme toujours non loin de là mais demeurait dissimulé aux yeux de simples promeneurs. La sorcière avançait donc ainsi, dans l'intention de se rendre en ville faire quelques achats et par la même occasion, écouter les derniers commérages. Cependant, son intérêt fut soudainement attiré par une silhouette qui se profilait au loin. Se dissimulant derrière quelques feuillages, elle profita d'être hors de sa vue pour mieux l'observer : son habit indiquait sa condition de chevalier, et elle aperçut à sa ceinture une bourse qui devint immédiatement objet de sa convoitise. Sortant discrètement de sa cachette, elle revint sur le sentier, avançant d'une démarche lente et presque paresseuse. Elle vit bientôt qu'elle avait été repérée par le chevalier et leva la tête, son visage reflétant une expression emplie d'espoir. Une fois à sa hauteur, elle le salua d'une révérence exagérée puis l'aborda d'une voix traînante et en hanchant ses mots.

« Mille pardons, mon bon m'sieur! Voudriez-vous laisser une pauv' femme comme moi vous lire un peu les lignes de la main contre quelqu' sous? »

Elle s'inclina une nouvelle fois sans aucun raffinement mais très humblement. Si elle avait su que cet homme était en réalité devin, elle aurait probablement ri de lui proposer une telle chose, mais étant pour le moment dans l'ignorance, elle continua à jouer son rôle.

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MessageFeuille de route
MessageSujet: Re: La prudence veut que l'on se méfie des inconnus... (ft. Alsendair)   Lun 23 Juil 2012, 06:42

Lorsque l'ombre t'est refusée, choisis la lumière puisque être visible est souvent le meilleur moyen de ne pas être vu.


Que comptez-vous faire, Magnus ?

Par Eydis , ne vous ai-je pas -maintes fois- interdit pareille intervention ?»

Êtes-vous effrayé de devoir passer par forêt, chevalier ?

Davantage effrayé de devoir composer avec votre présence jusqu’à la fin de mes jours, Alirecia »

Le combattant que vous êtes ne devrait pas souffrir davantage de cette situation puisque les attaques de créatures se font de plus en plus opiniâtres !

Quelle obligeance néanmoins je note que mes dires n’atterrissent point dans l’oreille d’un sourd »
Voyons, plus rien venant de moi ne vous atteint, n’est-ce pas ce que vous ne cessez de répéter ?

Je ne cesse de répéter qu’il serait salutaire que vous vous taisiez lorsque mon crâne me fait atrocement souffrir, votre voix qui résonne en permanence m’inflige grand mal »

Vous, vous savez parler aux femmes.

Une moue empreinte de condescendance étira ses lippes alors qu’il passait une main sur la robe de son étalon. Alsendair Gyre, Chevalier du Roi, se dirigeait vers Madrovel où une quête pour le moins incongrue l’attendait. Peu après les premières lueurs de l’aube, il s’était fait quérir pour répondre à une envie d’un des généraux, chose à laquelle, sans surprise aucune, il n’avait eu d’autre choix que consentir. Le voilà qui avançait avec difficulté à travers l’Eveil, avec pour seul et unique compagnie son fidèle destrier sans compter l’omniprésence irritante d’Alirecia avec laquelle, il partageait un lien bien particuliers. Nonobstant la nature présomptueuse de la voix ainsi que le caractère cabochard de cette indésirable compagne, il devait bien avouer qu’il s’était habitué à cette situation de là –même- à y puiser une certaine sécurité.

Je pense…

Vous pensez, évidemment, vous pensez »
Vos manières laissent à désirer, Magnus.

A ma naissance, que vous me faites lentement regretter, je fus nommé Alsendair »

Merci pour cette petite précision sans grande importance.


Le front barré d’un pli soucieux, Alsendair se contenta de garder le silence. Depuis qu’il avait eu le malheur d’accepter la maudite chevalière offerte par une croquante, il devait composer avec cette nodocéphale enquiquinante, à croire qu’Eydis ne le portait guère en grande considération. Doucement, sa main droite vint dompter une boucle récalcitrante tout en frottant ses yeux couleur d’opale, cernés de toute part d’une couleur brunâtre, signe d’un vif manque de sommeil. Les remarques incessantes d’Alirecia , bien que tolérées, commençaient sérieusement à éveiller un courroux attiser par l’absence prolongée de Morphée ainsi qu’une fatigue résultat direct d’une nuit passée à monter la garde et croiser le fer. Mort Diable, quelle vie, il avait là !

Vous êtes susceptible, est-ce le sommeil qui vous fait défaut ?

Point du tout, ma Dame. Point du tout, je dirais que vous y êtes pour grande part, hélas, mes tentatives d’occulter votre existence ne semblent guère porter leurs fruits »
Je vous pensais résigné.


Résigné ? Sachez qu’un Chevalier ne baisse jamais les bras. »
Vous êtes Chevalier ?

Le ton moqueur utilisé par la voix, lui arracha un long soupire :

Par le feu, qu’un Balrog vienne m’ôter la vie, sur le champ ! »

Vous auriez plus de chance de tomber sur des bandits de grand chemin, Magnus.


Dire qu’il fut un temps, qui lui semblait aujourd’hui lointain, où il n’avait guère à se soucier du parasitisme que lui infligeait cette dernière. Gyre y pensa avec nostalgie, l’époque où le bouclier était intact, où Cathairfál n’était pas sous la menace constante d’une destruction inévitable. Malgré une foi à toutes épreuves, il lui semblait pourtant évident que les jours de la cité étaient comptés. Il avançait sans prêter attention à ce qui l’entourait, bien trop occupé à somnoler et bénéficier de la répartie de sa compagne d’infortune lorsqu’il arriva à un carrefour, d’ailleurs, n’était-il pas déjà passé par là ? Son regard coula autour de lui, butant sur une silhouette enrobée qui se mouvait dans sa direction. Suspicieux, il porta une main au pommeau de son épée, était-ce une bohème ? Un sourcil arqué, il fut spectateur d'une révérence marquée.« Mille pardons, mon bon m'sieur! Voudriez-vous laisser une pauv' femme comme moi vous lire un peu les lignes de la main contre quelqu' sous? » Vraiment songea-t-il, lui qui était devin n'avait point besoin qu'on lui lise ses lignes. Il jaugea la bonne dame, détaillant les aillons qui couvraient son corps. Qu'est-ce qu'une femme, aussi peu fringante faisait dans les parages ? Hormis, voir dans l'avenir ? Un fin sourire étira ses lippes tandis qu'il la saluait d'un preste mouvement de tête. Ne prêtant guère attention à la bourse pleine, qui pendait de son ceinturon, peut être aurait-il dû ?!

Aucune nécessité de lire ma bonne aventure, femme. Je n'ai guère de considération envers ces pratiques que je juge particulièrement trompeuses. »

Quoi ? Devait-il décliner son identité. L'obliger à s'adresser à lui avec le respect que l'on se doit de montrer envers un homme de son rang ?

Qu'est-ce qui vous amène de par l'Eveil ? »

Spoiler:
 


Dernière édition par Alsendair Gyre le Jeu 09 Aoû 2012, 13:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La prudence veut que l'on se méfie des inconnus... (ft. Alsendair)   Dim 29 Juil 2012, 10:40

Rien ne lui plaisait davantage que ces petites escapades en pleine nature, durant lesquelles elle avait le loisir de rencontrer un pauvre voyageur égaré qui n’attendait qu’elle pour être dérobé. Bien sûr, cela pouvait la faire passer pour un être résolument immoral, mais n’était-ce pas la vérité? La sorcière n’avait jamais prétendu être une blanche colombe. Ignorant la limite qui séparait le bien du mal aux yeux des autres hommes, elle n’avait pour loi que sa propre volonté, une volonté qui était, la majeure partie du temps, liée à l’amusement. Telle une enfant, Zehira n’aimait rien davantage que se divertir, le plus souvent aux dépends des autres. Ses petits larcins étaient effectués pour cette raison, bien plus que pour l’argent qu’ils lui rapportaient. Elle aimait prendre diverses apparences, tromper, manipuler, et enfin dérober la propriété d’autrui. Cela aurait pu lui valoir maintes années de réclusion, si elle avait pu être capturée. Jusqu’à présent, elle avait été inatteignable, au-dessus de tout soupçon, jusqu’à récemment. Son unique erreur avait été de trouver au mauvais endroit au mauvais moment, au point qu’à présent elle se trouvait accusée de meurtre. Elle devait l’admettre, elle était plutôt flattée que l’on parle tant d’elle. Cependant, le piège dans lequel elle s’était trouvée et la facilité avec laquelle elle s’était jetée dans la gueule du loup avait quelque chose de cuisant pour son amour-propre. Elle souffrait davantage de cette atteinte faite à son orgueil que du fait de passer pour coupable et d’être poursuivie.

Quoi qu’il en soit, si cet homme était bel et bien chevalier comme il en avait l’air, il devait probablement savoir qu’elle était recherchée. Aux yeux de cette si étrange sorcière, ce n’en était que plus amusant : que pouvait-il y avoir de plus drôle que de se trouver face à lui, sans qu’il ait la moindre idée de son identité? Elle n’aurait sans doute pu s’empêcher de rire, si elle n’avait été décidée à tenir parfaitement son rôle. « Aucune nécessité de lire ma bonne aventure, femme. Je n'ai guère de considération envers ses pratiques que je juge particulièrement trompeuses. » Elle devait l’avouer, il lui arrivait parfois, en de rares occasions, de renoncer à l’un de ses larcins lorsqu’elle se trouvait face à un être qui avait la bonté de venir en aide au personnage d’apparence misérable qu’elle incarnait. Elle avait peu de sympathie ou d’indulgence pour la majorité des individus qui peuplaient ces terres, mais il arrivait cependant qu’elle soit agréablement surprise, et dans ce cas, elle pouvait décider de renoncer à nuire à une âme ayant fait preuve de générosité. Cependant, celui-ci venait de refuser l’humble offre d’une pauvre bohémienne, et sans le savoir, de causer la perte de sa bourse. Une fois de plus Zehira s’inclina avec une humilité plus appuyée que de raison, caractéristique d’une femme aux manières fort simples.

« Vraiment M’sieur? Il m’semble qu’la plupart des hommes souhaitent pourtant connaître leur av’nir. Mais si c’la est votre désir, j’le respecte. Bonne journée et qu’la déesse vous garde! »

Elle s’apprêtait à s’incliner et à repartir, sachant parfaitement ce qui allait suivre. Elle attendait qu’il passe son chemin et s’éloigne un peu, et utiliserait sa magie afin de délier les cordon de sa bourse. Il chevaucherait, sans se rendre compte que celle-ci resterait derrière lui. C’était un stratagème simple, mais extrêmement efficace, d’autant plus lorsque sa victime montait à cheval. Il parcourrait une grande distance avant de se rendre compte de ce qu’il lui manquait. Elle ne croisait pas un chevalier tous les jours et la simple idée de le voler suffisait à la combler de joie et d’excitation. Pourtant, le jeune homme ne semblait pas prêt à la laisser partir dans l’immédiat. « Qu'est-ce qui vous amène de par l'Eveil ? » Heureusement, elle savait parfaitement improviser dans ce type de circonstances. Son visage afficha à la fois surprise et gratitude, comme si elle avait été profondément honorée qu’un tel homme éprouve un quelconque intérêt pour elle.

« J’m’en vais vers la cité, M’sieur, voir mon frère qui y travaille. J’vous r’merci d’votre intérêt, M’sieur, surtout qu’j’imagine qu’une quête plus importante vous attend ailleurs. »

Soudainement, ce chevalier venait de devenir un peu plus intéressant. Elle ignorait s’il allait répondre à son intérêt et lui raconter ce qu’il faisait et où il allait exactement. Bien sûr, elle doutait qu’il s’adresse ainsi à une femme d’aussi basse condition, mais après tout, rien ne l’empêchait de s’y essayer. S’il y avait une chose qui la passionnait davantage que ses menus larcins, c’était les histoires des uns et des autres qu’elle pouvait entendre, d’autant plus s’il lui était possible d’en tirer avantage par la suite...

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