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 We have to take care of our own [Wilhelm]

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MessageFeuille de route
MessageSujet: We have to take care of our own [Wilhelm]   Jeu 29 Mar 2012, 07:08

Voilà des mois qu'elle ne vivait plus parmi la population sédentaire, des mois qu'elle avait tout fui, sa famille, sa maison, ceux qu'elle avait toujours connus et qui la prenaient désormais pour une criminelle. À présent, il y avait même un contrat sur sa tête. Elle aurait dû se douter que cela arriverait. D'aussi loin qu'elle se souvienne, son cousin avait toujours été un véritable trésor aux yeux de sa mère, au point qu'elle fermait les yeux sur ses pires défauts. Il était le fils et l'héritier, et désormais, il n'était plus. Sa tante, qui ne l'avait jamais portée dans son cœur, devait lui vouer une haine mortelle à présent qu'elle croyait qu'elle avait tué son cher rejeton. Elle mettrait tout en œuvre pour la retrouver, vivante ou morte. Lamia le savait parfaitement et c'était pour cette raison qu'elle devait à tout prix conserver le secret sur sa véritable identité. Jusqu'à présent, elle avait plutôt bien réussi à jouer son rôle, même auprès des autres rôdeurs, à l'exception de Wilhelm. Mais elle avait confiance en lui et elle avait taché de ne pas en dire plus que nécessaire. Après tout, il l'avait prise avec lui alors qu'il ignorait encore tout d'elle. Et puis, elle n'avait pas vraiment le choix. Jusqu'à présent, elle était encore en sécurité, parmi les rôdeurs et sous son costume d'homme. Combien de temps cela durerait-il avant qu'elle ne soit découverte ? Elle l'ignorait et préférait d'ailleurs ne pas se pencher sur la question. Jamais sa tante n'abandonnerait avant d'avoir obtenu satisfaction. Une existence de fuite et de dissimulation l'attendait et il y avait peu de chance que cela change.

Voilà quelques jours à présent qu'elle logeait au Refuge. Après un long voyage sur les terres de Septentrion, il lui était agréable de se réfugier en un lieu connu, où elle savait être la bienvenue. Faire partie d'un groupe était quelque chose qu'elle n'avait jamais vécu avant de devenir rôdeuse. Elle se rappelait encore la première fois où elle y avait été conduite, quelques mois auparavant. Elle avait été impressionnée, et sans doute un peu effrayée par l'aspect des Cités des morts. Elle avait souvent entendu parler de ce lieu dédié aux morts. Elle n'avait jamais pensé que les esprits puissent revenir parmi les vivants, et pourtant, en y pénétrant, elle aurait presque été tentée de le croire. Puis, elle y était entrée et avait découvert une véritable famille, un refuge comme l'indiquait son nom. Même si désormais elle aurait été incapable de vivre de façon permanente en un lieu défini, elle aimait l'idée d'avoir un endroit, un port d'attache où elle était libre de revenir lorsqu'elle le désirait.

Elle était sortie quelques heures afin d'aller chasser dans les landes. Si un an auparavant elle aurait été incapable de se servir d'une quelconque arme, à présent tirer à l'arc était devenu comme une seconde nature. Le gibier du lieu était moins nombreux et varié qu'en forêt, ce qui était notamment dû aux créatures monstrueuses qui aimaient à parcourir les Landes. Pour cette raison également, elle préférait de ne pas y rester longtemps seule. Si elle avait pris goût à l'aventure et à l'imprévu, elle n'était pas folle au point de prendre des risques absurdes. De plus, la chasse ne fut pas vraiment fructueuse et au bout de pratiquement deux heures, Lamia ne put repartir qu'avec quelques lapins qui seraient consommés sous peu. Elle retourna en direction du Refuge, peu satisfaite.

Arrivée dans les environs des cités des morts, elle se sentit envahie d'une étrange sensation, la sensation qu'elle n'était pas seule. Elle se retourna, balaya les édifices du regard, mais ne vit rien. Elle se remit à avancer, plus lentement et prudemment. Puis, il lui sembla entendre un son particulier, comme un bruit de pas. Elle se tourna vivement dans cette direction et s'avança.

« Qui est là ? »


Elle prit son arc en main, ainsi qu'une flèche dans son carquois, et se prépara à tirer sur un éventuel individu qui viendrait la menacer. Elle parvint à percevoir l'ombre d'une silhouette dissimulée par l'un des bâtiments qui l'entouraient. Elle s'avança encore de quelques pas, et soudain, cette silhouette lui parut terriblement familière.

« Wilhelm ? »

Elle n'eut pas besoin d'être près de lui pour voir qu'il était visiblement blessé. Rapidement, elle rangea son arme et se précipita vers lui.
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Wilhelm Nyström

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MessageFeuille de route
MessageSujet: Re: We have to take care of our own [Wilhelm]   Dim 08 Avr 2012, 18:16

    Le chemin du retour avait été laborieux, et le mot était faible. Ce qu’il avait pu voir et faire l’avait marqué au fer rouge, et Wilhelm avait était rapidement habitué par qu’une seule envie : celle de partir, et vite. Il n’avait même pas vu Aeron filer comme le vent, volant un cheval au passage. Le rôdeur essaya tant bien que mal de rentrer chez lui, oublier tout ça, panser ses blessures, et réfléchir à tout ce qui s’était passé. Et surtout au meilleur moyen de se venger de cette sorcière, cette Tanith. Comment avait-il put se laisser avoir de cette manière ? Il n’avait récolté que des vilaines blessures et une profonde frustration. C’était indigne de lui et il en avait sincèrement honte. Il avait laissé cette sale héritière se moquer de lui et le rouler impunément. Il avait juste voulu sauver Nelaissa. Soit disant retenue prisonnière par la sorcière. Et voilà que maintenant elle refusait, avec une fierté non dissimulée, de lui dire où elle était. Piteux et sans aucun autre choix, le rôdeur avait fait route jusqu’au refuge. Une très longue route. Des jours à marcher en s’aidant de son instinct naturel pour se repérer, avec la certitude qu’il s’approchait lentement mais surement de son chez lui.

    Au final il n’avait rien de bien méchant mais Wilhelm était incapable de se soigner par lui-même et seuls ses amis guérisseurs pouvaient faire quelque chose pour lui. Il n’en mourrait probablement pas mais s’il voulait éviter de souffrir et d’être encore plus diminué dans son égo, il fallait traiter tout ça. Par chance, le venin d’arachnee l’avait largement épargné, rien n’aurait été plus humiliant qu’être bloqué sur place et de mourir lentement. Son faucon le suivait toujours, et savait parfaitement où il devait se rendre. Le fauconnier n’avait qu’a le suivre, sachant bien qu’Ainor était son meilleur allié.

    Cela devait faire trois jours qu’il marchait jour et nuit, remerciant la déesse de lui avoir offert de l’endurance digne d’un titan. Mais malheureusement, la fatigue se faisait sentir, et il fut soulagé de voir les ruines de la cité des morts apparaitre à l’horizon. Ralentissant la cadence, il lui semblait que son corps devenait de plus en plus lourd et maladroit. Il avait l’impression d’avoir pris 10 ans en quelques jours. Lui qui n’avait jamais connu la fatigue ou la faiblesse. Il imaginait déjà son père mourir de rire en voyant sa progéniture dans un état aussi pathétique et ridicule. Une vision qu’il n’appréciait guère. Aussi bien il continua à avancer, se tenant le flan ensanglanté avec un bras. Il avait noué sa blessure avec un large pan de sa propre chemise, et il l’avait régulièrement nettoyé avec de l’eau des lacs. Il n’empêche qu’elle était passablement répugnante et qu’un début de fièvre devait probablement l’avoir atteint. Cela expliquerait surement sa fatigue. En vérité, il ne préférait pas le savoir.

    Alors qu’il errait au milieu des ruines, espérant bien rentrer au refuge rapidement, il releva rapidement la tête en entendant son prénom. Se maudissant de ne pas avoir senti la présence de son pupille.

    « Ah. C’est toi gamin. »


    Bien évidemment, il savait que c’était une femme. Il l’avait même volontairement surpris dans son bain pour la faire avouer son identité. Mais le rôdeur n’avait qu’une parole, et si Lamia voulait rester Brenn, il n’avait pas son mot à dire. Et pour ce qu’il savait du passé de la jeune fille, elle avait tout intérêt à rester discrète, cela va s’en dire.

    Toutefois, son égo terriblement masculin et fier n’appréciait pas qu’elle se retrouve ici, à le regarder dans cet état de faiblesse. Le rôdeur se redressa de toute sa superbe, dominant son élève d’une paire de têtes sans l’ombre d’un souci, oubliant la douleur hurlante. Il ne pouvait pas cacher sa blessure à la jeune fille, mais il pouvait, en se forçant un peu, dissimuler son anémie.

    « Que fais-tu ici ? » Il regarda les lapins, surement ce qu’elle avait ramené de la chasse. Il reprit ses airs de tuteurs indigné pour lui dire d’un ton mécontent : « C’est ton butin ça ? C’est bien faible. Tu dois encore t’y prendre comme un manche. C’était bien la peine de t’apprendre. » Râla-t-il en se dirigeant vers le refuge, étonnement lentement.


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For all those who would hurt you: I wish I could have taken this blow for you. For all those who hurt you: I wish it had been my blood instead of you.
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