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 L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.

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Arsenios Hardansson

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MessageSujet: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Dim 25 Mar 2012, 09:40

« L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë. »
●Arsenios Hardansson & Autres●


« -  En ce jour du début de l'été de l'an trente, Izhelindë de la famille Hardansson, princesse héritière du royaume de Lanriel est officiellement fiancée. Par cette présente annonce, Arsenios Hardansson roi de Lanriel nomme Athran Ildahel, dragonnier de son état, promis de la couronne.»

Le serviteur interrompit là son discours et observa son souverain. Le front barré d'un trait soucieux, le plus haut blasonné de la contrée tenait entre ses mains la réponse tant attendue. La missive était arrivée ce matin à l'aube et stipulait l'accord des dragonniers à cette alliance maritale. Murie depuis de longs mois, sa concrétisation devenait immédiate et sous peu une délégation de dragonniers viendrait grossir les rangs de la cour avec à leur tête le futur époux de la jeune reine. Cette dernière profitait de ses derniers instants de liberté. Écartée des négociations, la nouvelle ne manquerait pas de la surprendre et plus vraisemblablement de la scandaliser. Le père craignait de lire ses reproches sourds dans son regard quand le roi espérait que le rappel de ses devoirs suffiraient à la gagner à sa cause.

D'un hochement de tête, il signifia son assentiment au lecteur et le congédia. Bientôt pas un village du pays ne manquerait de connaître le nom de celui qui se coifferait un jour du titre de concubin. La plupart ignorerait les tourments que cela causeraient à leur princesse. Tous n'y verrait là qu'un joyeux présage, signe de la prospérité de la famille régnante et de leur foi en un avenir meilleur. De fait, l'accord stipulait un secours militaire en cas de conflit et octroyait une place de choix aux guerriers de Mhian Dhiaga dans la politique du pays. Ainsi, en plus de s'assurer un allié de poids face aux créatures de la nuit, Arsenios espérait apaiser quelque peu les griefs des héritiers à l'encontre de son règne. Les petites mesures étaient nombreuses pour faciliter la cohabitation entre personnes dénuées de dons et celles en possession de pouvoirs et avancer dans ce sens prenait un temps considérable. Toutefois, la famille royale compterait bientôt et pour la premier fois de l'histoire un dragonnier entre ses rangs.

Tout en se levant, le souverain de Lanriel aplatit le défaut de son pourpoint écarlate et jeta un coup d'œil à sa fenêtre. La brume matinale se dissipait pour laisser filtrer les rayons du soleil naissant. Trois pages étaient partis courir le palais. Le premier devait mener Octavia, mise par le passé dans les confidences, auprès de son mari. Ensemble, ils iraient à la rencontre de leurs deux enfants, conviés à les attendre dans les quartiers réservés à leur famille et son intimité. De là, viendrait une discussion capitale pour leur avenir commun. La princesse, confrontée à un potentiel rival à son autorité, trouverait peut-être enfin prétexte à demeurer au palais. Il était temps de la marier. Qui y retrouverait à dire pour une jeune femme de vingt-quatre ans ? L'hymen n'avait que trop tardé. Il se le persuadait encore quand un coup discret à la porte lui signifia l'entrée de sa bien-aimée, d'une beauté et d'une force à couper le souffle comme à l'accoutumée.

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Izhelindë Hardansson

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MessageSujet: Re: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Lun 26 Mar 2012, 09:22

    L'aube s'était levé sous le joug d'une journée somme toute usuelle, sans guère aucun tumulte en prévision. Néanmoins et depuis quelques temps, Izhelindë avait l'étrange sensation que la vie arborait une saveur nouvelle, un aspect qu'elle ne lui avait encore jamais connu. La jeune femme se surprenait parfois à faire risette sans raison apparente, à se perdre dans les méandres de certaines réminiscences secrètes dont le simple souvenir la comblait. D'humeur éthérée, réveillée bien avant les exigences, elle s'en était allée rejoindre son écuyer et complice de toujours pour apprêter leurs montures en vue d'une flânerie matinale. Esendril l'avait observée avec suspicion, à la fois amusé et interpellé par l'étrange comportement de sa jeune amie sur lequel il n'avait eu de cesse de la questionner. Rires aux significations tacites en guise de seules réponses, elle éluda maintes fois le sujet sans réelle subtilité tout en appréciant l'éveil de la nature. Il était son meilleur ami, mais lui avouer sa récente relation avec un certain chevalier lui semblait encore impossible, du moins, imprudent. Sans doute finirait-elle par se confesser à lui, lui témoignant une confiance justifiée et aveugle, mais pas encore. Qui plus est, le départ de Dreann pour cette terrible quête, cette chasse à la sorcière la laissait inquiète malgré elle. On lui avait tant conté à propos de Tanith Ruane, d'atrocités en ignominies, qu'elle craignait qu'il n'arrive malheur à celui qui avait ses bonnes grâces.

    Astreinte à attendre le retour des troupes, elle s'occupait comme elle le pouvait, sans se risquer à de nouvelles pérégrinations pour en avoir fait la promesse à son chaperon absent. Elle comptait en l'occurrence sur la présence d'Esendril, avec lequel elle était en pleine conversation alors qu'ils revenaient de leur promenade. Cependant, n'étaient-ils point encore parvenus jusqu'aux écuries que l'effervescence se fit sentir, et déjà, l'on entendit les serviteurs hurler que la princesse était ici. Pourquoi diable l'avait-on cherchée ? S'était-il produit quelque chose ? Surprise de tant d'agitation, elle aperçut un valet se présenter auprès d'elle.


    « Allons donc... Que se passe t-il ? »

    Le quidam lui tendit une missive, annonçant simultanément le titre de cette dernière. Fiançailles ? Officielles ? Dragonniers ? La demoiselle en fut abasourdie, songeant même à une brimade qui n'était actuellement que bien peu amusante. Après avoir échangé un regard interrogatif avec son écuyer, elle s'empressa d'ouvrir l'épître ornée du sceau royal et parcourut la vérité calligraphiée. A chaque mot lu, elle se décomposa un peu plus, son teint devint blême et son corps entier sembla se glacer. Tout ceci ne pouvait être qu'un cauchemar... Un indicible cauchemar.

    Le souverain exigeait sa venue imminente, cette formalité était trop idéale pour qu'il s'agisse d'une boutade, pourtant il lui était impossible d'y croire. Ce qu'elle n'avait fait que redouter toute sa vie durant s'illustrait à présent, une pléthore de questions se bouscula dans sa tête meurtrie : Comment ? Quand ? Avec qui ? Pourquoi maintenant ? Et Dreann. Elle ne savait plus. Ses parents avaient là joué leur as avec tant de talent que jamais elle ne s'en serait doutée, que jamais elle ne les aurait cru aptes à ourdir dans l'ombre. La lettre se broya entre ses phalanges tétanisés, puis, la jeune femme fit un bond de son destrier pour s'engouffrer dans les écuries, et plus généralement dans le palais. Que la toute divine en soit témoin, par Eydis, elle ne laisserait pas cela arriver sans y mettre son veto.

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Dreann Aronwë

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MessageSujet: Re: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Lun 26 Mar 2012, 15:53

Cathairfal, enfin. Après avoir passé quelques jours loin de chez lui, c'était toujours avec un grand bonheur que Dreann retrouvait la Cité royale et le confort plus qu'honorable qu'elle lui offrait, du moins s'il le comparait aux conditions de vie qu’imposaient les longs déplacements dans les contrées les plus reculées de Lanriel. Ce jour-là, il revenait de Dorcha Duil, à quelques jours d'ici, où il s'était rendu afin d'exécuter cette mission dont il avait tant rêvé ces dernières semaines: pourchasser et capturer Tanith Ruane, la sorcière qui avait mis à mal la sécurité du Palais Coroin et s'en était pris à plusieurs membres de l'Armée royale. Ainsi, il s'était rendu jusqu'à la Forteresse de Mogaror en compagnie de soldats ainsi que de mercenaires et, ensemble, ils étaient parvenus à appréhender la Sorcière. C'est donc satisfait d'avoir accompli sa mission et heureux d'avoir venger Margan qu'il passait les portes de la ville. Dès lors, il abandonna Tanith aux hommes chargés de la jeter dans les geôles royales puis s'en alla en direction de l'Académie des Officiers. En chemin, il songeait à ce qui l'attendait maintenant. Pour la première depuis longtemps, pour la première fois tout court peut-être, Dreann ressentait comme un sentiment de plénitude. N'avait-il pas, au final, tout pour être heureux ? Depuis plusieurs semaines maintenant la perte de Léonie se faisait moins douloureuse, ou plutôt sa douleur se manifestait moins régulièrement. Aujourd'hui, il venait de réussir une mission capitale pour la sécurité du Royaume, accomplissant son devoir avec efficacité. Et puis ... il y avait Izhelindë, aussi. Comment expliquer ? La simple idée de la revoir bientôt lui interdisait toute idée sombre, voila tout.

C'est presque le cœur léger que Dreann entra dans l'enceinte de l'Académie. Il se débarrassa rapidement de son équipement, le laissant aux soins d'un des jeunes hommes en formation ici. Puis, il se pressa de gagner ses quartiers. Il n'y était pas venu depuis plusieurs semaines maintenant, pas depuis qu'il séjournait au Palais puisqu’attaché à la protection de la Princesse. D'habitude pourtant, lorsqu'il passait ses nuits sur les remparts, c'est ici qu'il passait ses journées. Dreann prit place en face du secrétaire et commença à rédiger son rapport à l'attention de Sa Majesté. Ne s'attardant pas en détails superflus, le chevalier se contenta d'expliquer le déroulement de la mission puis cacheta la lettre. Il quitta sa chambre aussi précipitamment qu'il l'avait rejoint, descendant les escaliers quatre à quatre. Croisant une page sur le chemin, il lui confia sa missive en échange de quelques pièces puis, comprenant qu'il n'avait rien à faire pour l'instant, il choisit de prendre un peu de repos et se dirigea vers la cantine de l'Académie, salle où se retrouvaient les officiers de l'Armée royale pour manger, boire et échanger. Dreann y passait de temps en temps. En général, c'était là qu'il rencontrait ses confrères lorsque ce n'était pas sur le champ de bataille. Il prit place au comptoir, faisant signe au soldat de service de lui servir à boire. À côté de lui, deux hommes discutaient:

« - ... et il paraît que c'est avec un dragonnier en plus. T'y crois toi ? Ça fait des années qu'ils nous laissent crever sur les remparts et ils viendraient nous aider maintenant qu'un des leurs est fiancé. »
lâcha le premier, l'air un peu désabusé. Le second répliqua: « - C'est vrai que pour l'altruisme on repassera. Enfin bon, il était quand même qu'ils la marient. Ce bon Arsenios n'est pas éternel. »

L'intérêt de Dreann fut piqué au vif. De quoi parlaient-ils ? À cet instant, il ne réalisait pas encore tout à fait ce qu'il apprenait. L'idée pourtant qu'ils puissent parler d'Izhelindë le frappe bientôt. Il fut comme pris d'horreur. C'était impossible, pas vrai ? Pas aujourd'hui, pas maintenant. Le chevalier tenta de se chasser ça de la tête, de ne plus y penser, pourtant la tentation était trop forte, l'intérêt trop grand. Il hésita encore, puis, résigné, il tapa sur l'épaule de son voisin qui, entre temps, s'était tue.

« - Je viens de revenir de mission, j'ai entendu que vous parliez d'un mariage ? De qui s'agit-il ?

- Hé bah, qui voulez-vous qu'ils marient ? La Princesse bien sûr! »


L'espace d'un instant, Dreann crut que son cœur s'était arrêté. Le temps aussi. Il avait été comme figé par la nouvelle, sans rien pouvoir dire ni faire. Puis, parvenant finalement à se ressaisir quelque peu, Dreann lâcha un bref remerciement à l'officier qui reporta alors son attention sur son ancien interlocuteur. Le chevalier lui, fixa son regard dans le verre qu'on venait de lui servir. Comment était-ce seulement possible ? Il ne s'était absenté que quelques jours, cela n'avait pas pu se décider si vite ! Le poing serré, le cœur battant, il n'y avait plus de place en lui que pour un dégoût certain, une nausée lancinante. Qu'avait-il fait à Eydis pour mériter pareille punition ? Il n'en doutait pas, cela ne pouvait qu'être le courroux d'une déesse qui s'abattait sur lui ! Pourquoi, alors qu'il parvenait à un semblant de bonheur ou, au moins, de stabilité, quelque chose venait toujours tout ruiner ? S'il avait été superstitieux, il aurait pu croire à une malédiction, mais le désamour de la Déesse lui paraissait explication plus plausible. Dreann ne comprenait pas. Pourquoi maintenant ? Évidemment, il avait accepté le fait que rien ne pourrait jamais l'unir officiellement à Izhelindë, pourtant l'idée qu'elle puisse être lié à quelqu'un d'autre ne lui était pas venue à l'esprit, aussi évident cela puisse être. Peu à peu, toute sa légèreté s'envola au profit de préoccupations beaucoup plus sombres. Alors, il but d'une traite la choppe qu'il avait entre les mains et fit signe qu'on lui en donne une autre.

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Dernière édition par Dreann Aronwë le Mar 24 Avr 2012, 05:43, édité 1 fois
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Athran Ildahel

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MessageSujet: Re: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Mar 27 Mar 2012, 02:13

Bien que l'accord avait été formulé oralement depuis un moment, Athran avait néanmoins fait parvenir la missive tant attendue par le roi rendant leur contrat maintenant réel, avant sa propre arrivée au Palais. D'ailleurs à l'heure de l'annonce, il n'avait pas encore quitté la forteresse des Dragonniers. Il avait pris un repos court mais mérité qui l'avait revigoré pour affronter cette journée qui ne serait sûrement pas des plus tranquilles. Paré d'atouts dignes de la royauté, il quitta cet endroit où il était né et avait grandit pour entrer dans un monde de responsabilités encore jamais égalé par l'un des siens : futur roi. Il n'avait cessé de se répéter ses mots pour se les approprier autant que faire ce peut. Mais maintenant qu'il devait prendre route, ceux-ci lui semblaient bien plus lourd qu'à l'accoutumée. Il allait officiellement, devant un peuple bien plus grand que le sien, devenir le fiancé de la princesse. Il regarda Elthaïr qu'il avait rejoint et resta un moment seul en sa présence, essayant de faire le vide durant quelques instants en compagnie de l'être qui jusqu'à maintenant lui était le plus cher. Il ne savait pas si la princesse l'aimerait un jour, ou si même lui arriverait à l'aimer, mais il ferait tout ce qui pourrait pour que malgré tout, elle soit heureuse à ses côtés et que son travail de Reine ne soit pas un fardeau sur ses épaules. Il serait là pour l'épauler et pour la soutenir tel le mari qu'il se devait d'être. Même si cela semblait être un destin tout tracé sans choix de vie possible, c'était lui qui avait pris cette décision et il respecterait le sermon qu'il allait bientôt faire et qui le lierait à tout jamais à une femme mais aussi à une royauté et un peuple différent de ses origines. D'un coup de tête léger, Elthaïr le fit revenir à la réalité lui intimant un sentiment de sérénité. Son compagnon était fort pour entraîner chez lui de la quiétude et du repos mental. Mais désormais il se devait de se mettre en route car il allait avoir de la route à faire. Il ne tenait pas à se poser au Palais et à signaler son arrivée au peuple tout entier. Certes, depuis quelques années, celui-ci avait vu arriver de temps en temps un dragon comme il n'en avait sûrement jamais vu dans leur contrée. Mais aujourd'hui, tout le monde savait que la princesse allait épouser un Dragonnier. Donc il préférait s'arrêter en dehors et faire route à cheval. Cela ne plaisait nullement à Elthaïr mais ce n'était que pour ce jour. Ensuite, une fois qu'il serait présenté officiellement, il se permettrait d'arriver avec son compagnon de route devant les yeux d'autrui. Il grimpa sur sa monture avant que celle-ci ne se redresse et déploie ses ailes. En quelques battements puissants et imposantes, Athran quitta terre et s'éleva dans le ciel éclairci annonciateur d'une journée sûrement ensoleillée. Si seulement cela pouvait représenter un bon présage... Il restait optimiste mais il avait un mauvais pressentiment concernant la princesse. L'avenir lui dirait son instinct le trompait ou non.

Arrivé aux autours de Cathairfál, il fit descendre Etlhaïr pour l'échanger contre une monture bien moins visible qu'était un cheval. Se séparer de son dragon demanda quelques instants car il lui était toujours difficile de le quitter et surtout d'établir une distance avec lui. Mais ce ne serait que de courte durée, il viendrait le chercher ou l'appellerait dès que cela était possible. Le chemin vers la ville à cheval lui parut une éternité. Il n'avait plus l'habitude de cavaler et seul Elthaïr avait l'opportunité de le faire voyager. Mais il préférait cela et à son arrivée, il comprit rapidement que le thème du jour n'était autre que les fiançailles et qu'il était mieux de ne pas se faire remarquer directement pour ne pas attiser les murmures déjà récurrents et abondants. Plus rien d'autres n'avait d'importance. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il se sentait étranger à cette agitation alors qu'il était un des acteurs principales de cet évènement. Il réalisait sans réaliser ce qui l'attendait réellement et il sentait qu'il était désormais impossible de faire marche arrière. Il devait simplement affronter son destin et son nouveau statut. Rencontrer la princesse rendrait peut-être les faits plus présents à son esprit. La foule qu'il croisa ne cessait de se questionner sur sa personne. Qui était ce dragonnier ? L'avait-on déjà vu ? Depuis quand cela était-il planifié ? La princesse est-elle au courant ? Un mariage arrangé ? Il ne cessait d'entendre ces questions au fil de son avancée. Cela restait intéressant d'entendre ces propos. Mais comme il l'avait parié, sans son dragon, personne ne se demandait s'il avait un quelconque lien avec l'évènement qui faisait la une de la ville. Il traversa celle-ci à pied jusqu'au Palais. Il l'observa longuement de l'extérieur. Ce lieu devenait sa nouvelle demeure. Il était bien différent de la forteresse. Il connaissait maintenant bien le Palais depuis le temps qu'il s'entretenait avec Arsenios, mais faire de celui-ci le sien par procuration était déstabilisant. Il prit une bouffée d'oxygène avait de pénétrer dans ce lieu. Bientôt il annonça sa venue et bientôt on le ferait rencontrer le Roi et la Reine, ainsi que leur fille. Bientôt il serait fiancé et futur roi. La maturité dont il faisait preuve lui permit de maîtriser ce sentiment d'inquiétude et d'appréhension que cette prise de conscience avait sur lui. Il avait fait son choix, il fallait simplement que maintenant il l'assume pleinement et sous toutes les coutures. Cette journée allait être longue, il le savait. Mais ce n'était que la première d'une longue suite de jours importants.... Ca il en était sûr.

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Dernière édition par Athran Ildahel le Jeu 29 Mar 2012, 01:09, édité 1 fois
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Octavia Hardansson

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MessageSujet: Re: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Mar 27 Mar 2012, 05:23



    L’âme sereine, la souveraine de Lanriel savourait cette journée comme si elle avait été longuement attendue. Les beaux jours étaient enfin là, et l’air chaud charriait les odeurs d’une terre en plein épanouissement. Ses serres étaient pleines à craquer de fleurs aux parfums lourds et envoûtants et elle avait fait couper des bouquets, qui étaient disposés dans tous le palais et qu’elle arrangeait avec un soin méticuleux. Elle était certaine que cette petite attention avait le pouvoir de détourner, au moins l’espace d’un instant, toute personne de ses tracas et que cela ne manquerait pas d’éveiller des sourires. C’était là l’une de ces rares générosités dont elle était capable mais elle croyait également que chaque être était l’instrument de son propre bonheur et que personne n’aurait eut à y gagner si elle avait gavé ses sujets de petites attentions trop marquées. Arrangeant une fleur aux reflets corail, elle fit ensuite quelques pas en arrière pour admirer son œuvre et un soupir conquis franchit ses lèvres. Elle retira les gants qu’elle portait pour son ouvrage et les abandonna à l’une de ses dames de compagnie, puis saisit un petit arrosoir en argent qu’une autre lui tendait. Ce fut à cet instant qu’un page vint quérir son attention et elle n’eut pas besoin d’un mot pour connaître ses intentions. Elle quitta la pièce, l’homme la précédant alors que les robes de ses dames s’inclinaient en révérences comme autant de corolles de fleurs s’ouvrant au soleil.

    Fébrile elle hâta le pas car elle savait l’instant important et qu’elle se devait d’être un soutien infaillible. Il y avait trop en jeu, dont le bonheur de sa fille, pour qu’elle s’en tienne éloignée. Et elle avait aussi à calmer les angoisses d’un père qui léguait son trésor à un autre homme. Il n’y avait pas à se tromper sur les regards d’Arsenios pour Izhelindë. Il avait beau se fâcher face à son caractère impétueux et ses nombreuses incartades, affection et amour étaient des mots trop faibles pour qualifier ce qui la rattachait à elle. Et cela venait de la première fois où il avait posé son regard sur elle alors qu’elle venait tout juste de naître. Bien des seigneurs négligeaient leurs enfants et laissaient leur éducation aux femmes. Arsenios n’était pas de ceux là. Il avait mouché bien des chagrins, avait trouvé le temps à leur consacrer alors qu’il était demandé de toute part. Elle se souvenait encore de l’avoir vu assis au milieu de cubes en bois. Dans ces instants il n’était ni roi, ni soldat, mais entièrement à sa famille.

    Elle vint l’entourer de ses bras et le presser contre son cœur comme l’absence de témoin le leur permettait et elle caressa sa joue tendrement, cherchant à faire disparaître de son front le pli soucieux qui s’y était logé. « Mon tendre ne soyez pas chagrin. Vous avez pris la bonne décision. » Pour le royaume. Pour leur fille. Elle esquissa un sourire, plongée dans les souvenirs. « Cela me rappelle notre propre mariage. Nous n’avons jamais rien eut à déplorer de cette union. » Elle pressa sa main avec douceur et réajusta la couronne sur son front puis vint déposer un baiser à la commissure de ses lèvres avant de se séparer de lui.

    « Allons rejoindre nos enfants. C’est une merveilleuse nouvelle pour nous comme pour le royaume. » Elle le pressa hors du cabinet. Mais à mesure que ses pas la portaient vers ses enfants, elle sentait le rythme de son cœur s’élever. Ce n’était pas une chose simple, que de troquer le bonheur de l’un de ses enfants pour celui d’un royaume. Fort heureusement elle avait rencontré le dragonnier à quelques reprises et bien que leurs échanges soient restés simples, elle avait décelé en lui un cœur noble. Seulement lorsqu’ils arrivèrent là où leurs enfants devaient les attendre, Izhelindë n’était pas où on l’attendait et la reine y vit là comme un présage de temps encore plus difficiles à venir.


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Scarlett de Vinter

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MessageSujet: Re: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Mar 27 Mar 2012, 13:15

En tant que dame de la Cour, Scarlett était au courant de tous les ragots. En tant que membre du Conseil privilégié du roi, elle était également au courant de tous les projets matrimoniaux que le roi nourrissait à l'égard de ses enfants. Pour autant, elle n'avait pas vu l'intérêt de prévenir la princesse du traquenard qui l'attendait. Pour la bonne et simple raison que ne résidait là aucune de ses attributions. Izhelindë lui en tiendrait éventuellement rigueur un moment mais elle finirait par se calmer. Intervenir dans le conflit inévitable qui opposerait Arsenios Hardansson à son intenable fille aînée ne lui attirerait que des problèmes. Elle se tenait donc hors du chemin des deux souverains, l'actuel et le futur, pour éviter d'être prise à partie. Ce qui ne l'empêchait pas cependant d'être bel et bien présente dans l'enceinte du Palais depuis une heure relativement matinale. Elle y passait une journée agréable, pleine de futilités, de musiques et de rumeurs ainsi qu'elle en avait coutume chaque fois que la situation le lui permettait. Elle avait troqué le rôle de l'assassin contre celui de la jeune dame de Vinter qui ne se souciait présentement ni de complots, ni de meurtres. Actuellement, elle se livrait à un passionnant jeu de conjectures pour essayer de déterminer à quoi pouvait bien ressembler le mystérieux fiancé d'Izhelindë Hardansson. Ses compagnons avaient bien essayé de lui tirer les vers du nez avant de s'apercevoir qu'elle était ignorait totalement qui pouvait bien être le dragonnier en question. Scarlett ne pouvait même pas leur dire son nom. Il fallait avouer que malgré sa curiosité dévorante elle n'avait pas cherché à le savoir. La surprise n'en serait que plus amusante. La venue d'une délégation de dragonniers était à elle seule le sujet de presque autant de cancans que l'annonce elle-même. Certaines demoiselles célibataires Blasonnnées y voyaient une occasion d'approcher de plus près ces hommes à l'aura héroïque voire de conclure une union matrimoniale largement idéalisée. Même malgré la nature infructueuse de son expédition à Mhian Dhiaga, l'assassin royal restait encore la source la plus fiable et la plus accessible de ces filles à marier de renseignements sur les dragonniers. Elle entreprit donc de les débarrasser la réputation des visiteurs des relents de romantisme désuet qui s'y accrochaient encore. "Ne vous faites pas d'illusions sur les dragonniers, mes amies. Ce sont des hommes rudes qui mènent une vie de forçats en haut de leur montagne. Vous feriez une bien mauvaise affaire en épousant l'un d'entre eux. Une réunion telle que celle que nous tenons actuellement est inimaginable. Et n'imaginez même pas les faire changer. Leur résolution est aussi implacable que le fer de leurs armures" Sa remarque provoqua un instant une vague d'expression dépitées et de mines déconfites. Ensuite le sujet se reporta de nouveau sur les fiançailles et les noces à venir. Toutes les jeunes femmes semblaient s'accorder sur le fait qu'il était grand temps qu'Izhelindë se range. Mais pas pour les mêmes raisons que Scarlett.

Laquelle espérait que la présence de ce fiancé pour gênant qu'il fusse encouragerait la princesse à cesser de courir d'un bout à l'autre du pays sans protection. Ou qu'il lui fournirait au moins une protection digne de ce nom. Les gardes n'étaient pas assez efficaces pour suivre les tribulations de la jeune femme mais un dragon aurait l'avantage de bénéficier d'un point de vue nettement plus large. Et de disposer d'une puissance qu'un garde du corps n'aurait pas. En espérant que les deux futurs époux finiraient par trouver un terrain d'entente et que cette noce arrangée ne se transformerait pas en un calvaire partagé...

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MessageSujet: Re: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Dim 01 Avr 2012, 08:46

J'avais un peu de temps libre et avec mon compagnon de voyage nous n'étions pas loin de Cathairfal, j'avais donc décidé de me rendre au château, rendre visite à ma soeur et son époux ainsi que ma petite Izhelindë et mon neveu Lucius. J'arrivais un jour particulier. J'entendis une rumeur dans les rues au sujet des épousailles entre Izhelindë et cet Athran... Pour confirmation, j'arrêtais deux passantes. Elles me racontèrent tout ce qu'elles savaient et je su qu'elles ne mentaient pas, Izhelindë devrait se marier. Je ne la connaissais que depuis peu de temps, mais je fus surprise. Je savais qu'elle avait un caractère bien à elle et qu'elle refuserait catégoriquement ce mariage... Je n'imaginais pas Izhelindë laissait passer cela. Je me rendis donc au palais. On me barra d'abord la route avant qu'ils comprennent que j'étais la soeur de la Reine et aussi une Inquisitrice. On me laissa passer. Ma robe blanche immaculée voleté derrière moi à chaque pas que je faisais, ils étaient courts, rapides, fébriles quelque part. J'entrais dans le palais et discutait avec un conseillé. Puis j'entendis les ragots de la cour, les choses qui ne m'avaient pas manqués, mais en ce jour, je n'en était pas la source. Partout on parlait de la nouvelle. Athran Ildahel était un dragonnier. Tous savait qu'un désaccord existait entre les dragonniers et le reste de Lanriel. Certains étaient dans l'incompréhension total, pourquoi ? J'imaginais bien mon beau-frère vouloir sceller une alliance avec les dragonniers, ainsi ils pourraient espérer « contrôler » ceux-ci afin d'aider à la protection de Lanriel. Je trouvais cela juste, quelque part, mais je comprenais aussi que cela puisse paraître injuste aux yeux d'Izhelindë, nous étions pareilles, sauf que moi j'avais grandi... J'espérais pouvoir lui parlait, j'espérais aussi pouvoir discuter avec Arsénios ou Octavia, mais je savais que cela ne changerait rien. Arsénios avait pris sa décision et j'imaginais qu'il ne reviendrait pas dessus, cela avait trop duré. Je me dirigeais vers les jardins, ce serait plus calme. Je m'asseyais et réfléchissais à tout ça. J'étais venue voir ma famille et je me retrouvais dans une sorte d'ambiance pesante, où les gens parlaient beaucoup sans rien savoir. Mes pensées allaient vers Izhelindë, je pensais à elle et à ce qu'elle devait ressentir. Je pensais aussi à Octavia, comment leurs problèmes allaient-ils s'améliorer maintenant ? J'étais bien contente d'avoir été évincer de ce monde. J'avais grandi loin de tout ça, j'avais une autre mission et j'avais du mal à imaginer ma vie comme celle de ma soeur, avoir des enfants et être obligée de les marier... Heureusement pour moi, le mariage et les enfants n'étaient pas pour moi, malheureusement aussi au vu des récents évènements... Il aurait fallu que je trouve Izhelindë, mais c'était peine perdue. Je restais donc assise sur ce banc, à l'ombre de ce vieux chêne, entourée des haies parfaitement taillée. Je serais impuissante si ma nièce venait à me demander de l'aide. J'avais définitivement mal choisit mon jour pour rendre visite à la famille Royale.
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Una Syrion

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MessageSujet: Re: L'annonce des fiançailles de la princesse Izhelindë.   Dim 15 Avr 2012, 12:39

La crasse incrustée sous ses ongles se dispersait dans le courant au fil de ce grand nettoyage. La poussière du voyage qui parsemait encore sa peau s'était vue remplacée par une mince pellicule d'eau tandis qu'elle s'était octroyée ce moment d'intimité dans le lac d'Eydis, à encore quelque distance du sérail. Ce dernier n'était plus très loin et bien que l'opinion des autres dessinateurs ne soit pas capitale à ses yeux, elle ne souhaitait toutefois pas leur revenir sous un mauvais jour. Elle s'était ainsi soustrait à la surveillance de son protecteur, profitant de l'aube naissante pour se faufiler sous les frondaisons jusqu'ici.
Avec patience, elle avait relégué au passé toute trace de leur périple au cœur de Lanriel et barbotait à la recherche de quelques fleurs aquatiques qu'elle piqua dans sa chevelure en chantonnant un air lointain avant de s'extraire des bras cajoleurs de la retenue d'eau.
A peine eut-elle le temps de se revêtir qu'un cavalier déboucha d'entre les arbres. Sa monture se dirigea aussitôt pour étancher sa soif quand l'homme scruta Una à la recherche d'un nom sur son visage. Elle, ignorait le sien mais pas sa fonction. Trop souvent le coursier s'était précipité au sérail porteur de bonnes comme de mauvaises nouvelles et les yeux écarquillés par la surprise, la dessinatrice était bien en mal de savoir quoi penser de cette arrivée subite.
Il était peu probable de la voir subir le moindre danger et comme pour confirmer ce fait, l'autre entama un début de dialogue sous le couvert de banalités d'usage.

« - Una. »

Son nom fut le premier effort qu'elle consentit à faire avant de lisser sa tenue et de s'asseoir à ses côtés, sa natte encore fraichement humide roulant entre ses doigts. Il parlait beaucoup et semblait ne jamais avoir besoin de reprendre son souffle tant son débit rapide suffoquait celle qui tâchait d'assembler toutes les syllabes qui s'alignaient les unes derrière les autres. Une grande nouvelle secouait Lanriel et plus rien ne serait comme avant si elle en croyait ses dires. Un instant, elle crut à une révolution ou mieux un raid de pirates sur les côtes, aussi épique que ceux des histoires de son île, mais elle était si loin du compte... A tâtons, le messager chercha au fond de sa besace, la copie du message royal et le lui tendit.

« - Izhelindë...
- La princesse oui ! Je l'ai rencontré une fois tout à fait par hasard. Lors de ses fugues, elle se fait appeler Izhe et on croirait faire face à n'importe quelle singulière, voire une de ces rôdeuses crasseuses, mais... »

Le reste du discours se perdit. Le doute n'était plus permis. Au fond, y en avait-il encore depuis l'épreuve du tir à l'arc ? Son cœur battait à un rythme assourdissant. L'entendait-il lui ? Les couleurs de son visage l'avait forcément quitté. Entre ses mains tremblantes, le papier se froissait et ses yeux parcourent à nouveau les grandes lignes. Izhe allait épouser un dragonnier. La nouvelle aurait du la ravir. Pourtant seul l'âcre goût de la trahison s'imposait à elle. On l'avait floué. Pire, face à la princesse de Lanriel, elle s'était montrée d'une si grande naïveté que sa colère enflait tel l'orage menaçant. Elle était le jouet des caprices d'une privilégiée, le parfait sujet d'étude d'une demoiselle de bonne famille et l'amie d'un leurre. Cela plus que le reste lui suffisait à souhaiter bien des tourments à la future épousée. Le poing crispé sur le parchemin, Una disparut ensuite dans la forêt et ne revint au campement qu'une fois son agacement maitrisé.

Elle ne savait encore quand mais viendrait un jour où la princesse de Lanriel devrait fournir des explications et ce jour là, la dessinatrice comptait bien mettre de côté le soi-disant caractère pacifiste de sa caste.

_________________
Partout, sur ta rive chérie,
Où l’amour éveilla mon cœur,
Mon âme, à sa vue attendrie,
Trouve un asile, une patrie,
Et des débris de son bonheur,
Flotte au hasard : sur quelque plage
Que tu me fasses dériver,
Chaque flot m’apporte une image;
Chaque rocher de ton rivage
Me fait souvenir ou rêver...
Extraits des Nouvelles méditations poétiques, A. de Lamartine
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