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 Angels Fall First

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Islinss-Fay Argyris

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MessageSujet: Angels Fall First   Ven 09 Mar 2012, 16:33

C’était censé être une sortie banale en groupe, où Islinss resterait avec quelques inquisitrices plus âgées pour les regarder exercer leur talent au sein de la population locale. La fillette devait les suivre avec attention, rester sage, calme, observatrice et respectueuse. Au début, elle avait bien pensé obéir et se faire toute petite pour respecter son engagement auprès d’Aranka qui lui avait pourtant fait juré de faire profil bas. Mais voilà maintenant qu’elle avait complétement oublié cette simple promesse. Une brève distraction, un homme armé jusqu’aux dents et en armure de soldat qui rejoignait ses confrères au détour d’une ruelle. Rien de bien hors du commun mais qui avait de quoi captiver l’attention d’une gamine trop curieuse. Avant d’arriver à Cathairfál, jamais Islinss n’avait entendu parler du bouclier détruit. Certes, elle connaissait les monstres, mais sa caravane avait toujours été assez maligne pour éviter de mauvaises rencontres. Jamais Islinss n’avait été ouvertement confronté au danger, et pour cette raison elle n’avait jamais eu à utiliser une arme. Mais voilà que la perspective de voir un affrontement lui avait soudainement prit la tête. Persuadée que ces soldats étaient en pleine mission pour arrêter quelques vils malfrats ou pour veiller à la sécurité de la ville, l’inquisitrice les suivit avec attention. Quelques tours dans quelques quartiers, à les voir parler et rigoler sans faire une traite attention de ce qui se passaient autour d’eux, à voir l’un d’entre eux s’excuser en se cognant contre une jeune femme. Et puis finalement, ils étaient rentrés à la caserne. L’idée d’être encore une fois houspillée par les gardes à cause de ses intrusions sans autorisation, et de se faire gifler une nouvelle fois à cause de son répondant, lui déplut, alors elle fit demi-tour avec une moue fâchée.

Un tour de pâté de maison, puis deux, puis trois… et voilà qu’Islinss est complétement perdue. Incapable de se repérer dans les rues de la grande cité. L’inquisitrice eut beau regarder à deux fois là où elle était, vérifier les rues, les échoppes ouvertes, les visages familiers, rien à faire. La nuit commençait à tomber et son angoisse redoubla. On lui avait parlé des monstres aux portes de la cité depuis la chute de bouclier, et l’idée d’être en face à face à une créature de cauchemar faisait trembler son corps d’enfant. Incapable de retrouver son chemin, la gamine pensa un instant qu’un héritier mal intentionné était en train de manipuler ses pensées pour qu’elle n’arrive plus à s’orienter. Mais cette idée lui sembla bien stupide et elle l’oublia. Elle maudit la robe de cérémonie qu’elle avait du mettre pour cette sortie, et qui lui avait empêcher d’apporter une carte.

La nuit était définitivement tombée, et il n’y avait plus grand monde dans les rues de Catharfail. Bien plus que les monstres, ce qui commençait à la terrifier était les mauvaises rencontres qu’elle pourrait faire dans des ruelles aussi étriquées. Elle avait déjà croisés quelques hommes étranges avec des lueurs bizarres dans les yeux et avaient préférés presser le pas plutôt que leur demander leur chemin. Déboussolée, elle continuait de marcher, sa robe pleine de poussière et ses longs cheveux emmêlés à force de courir. Le stresse lui faisait monter les larmes aux yeux, mais pleurer ne l’aiderait pas. Alors elle garda son calme et continua. Enfin, quelques rues plus tard, elle finit par apercevoir une ruelle familière, du moins l’enseigne d’une échoppe ne lui était pas inconnu. Elle l’avait déjà vu quelque part. Pensant tout d’abord qu’elle était sur le bon chemin, elle comprit son erreur quand elle vit une petite demeure qu’elle finit par reconnaitre. Elle appartenait à une amie d’Aranka. La mère inquisitrice avait déjà amené la jeune fille plusieurs fois en ville, pour différentes raisons. Un jour elles étaient tombé sur une certaine Eleonore, une belle femme très distinguée et élégante. Islinss les avait écouté parler un moment, jusqu'à ce qu’elle demande à la brune ce qu’elle faisait pour vivre, dans une curiosité infantile. Un silence gêné lui avait répondu, et la question avait été soigneusement évité.

Islinss n'était guère stupide, et elle avait bien comprit quel genre de profession Eleonore exerçait. Et cela la mettait mal à l’aise. C’est pour cette raison qu’elle hésitait quelques dizaines de minutes à taper à la porte. Demander de l’aide la gênait, elle aurait l’impression de faire perdre son temps à cette femme, mais elle n’avait guère le choix.

Il ne lui fallut que quelques secondes pour qu’elle réponde aux petits coups timides qu’Islinss donna à la porte en bois.

« Excusez-moi… » fit-elle piteuse, et faisant preuve d’une politesse qui ne lui ressemblait guère. « Je suis Islinss, et je me suis perdue. Nous nous sommes déjà vu avec Aranka. »

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Eléonore Hidgard

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MessageSujet: Re: Angels Fall First   Dim 18 Mar 2012, 01:12

Les nuits étaient fraiches, en mars. Cette journée s'était écoulée paisiblement, d'autant que la nuit précédente, Hildgarde avait eu un très gros client, dans une auberge de la ville. Un riche marchand qui payait la nuit entière pour satisfaire ses besoins ne devait pas être déçu. Elle lui avait donc déclamé les derniers poèmes en vogue à la capitale, puis, comme il avait un petit coup de blues, s'était accompagnée de son instrument pour lui chanter quelques balades de chez lui, avant d'arriver aux derniers "tubes" de Caitherfal. Et voilà tout à coup le buveur, noceur, etc... s'effondrer sur son lit en ronflant !

* Pfuuuuuuh ! *

Mais Hildgarde était une femme d'affaire avant tout. Aussi avait-elle promptement déshabillé le gros homme, jeté à l'envie ses vêtements à travers la chambre, chiffonné certains d'entre eux de manière éhontée, déchiré sa chemise de baptiste finement brodée, avant de s'étendre auprès de l'abruti. Là, elle avait sagement attendu le matin, cheveux en désordre, bien emmêlés (le peu de cheveu de son "amant" savamment ébouriffé aussi), ainsi que les oreillers martelés et draps et couvertures tordus, que le bonhomme découvre la scène, s'estimant victorieux en toute chose... Une jambe, un sein, un bras, un pied mignon.... tout cela attendait sagement hors des draps -et il faisait frais !!! mais il faut bien gagner sa vie !- que le client daigna se réveiller. Donc, il finit par ouvrir un oeil, puis deux, pendant que la professionnelle, elle, "plongeait" dans un sommeil réparateur. Il s'assit, s'étonna, se félicita, et se jeta comme un ours en rut sur celle qu'il avait payé, ahanant péniblement sur elle, qui fit semblant de s'éveiller, de s'indigner, de se débattre -mais pas trop !-, car les hommes aimaient cela, la force, tout en pensant à lui donner un nouveau tarif pour une pénétration anale.

Hildegard, donc, était une femme d'affaire, et s'était faite grassement payée sa "folle nuit d'amour". Une passe pour le prix d'une nuit complète de soi-disant "plaisir", l'homme était reparti tout content, promettant de la conseiller à ses amis, tous riches comme lui, bien entendus... les tarifs de la jeune femme étaient exhorbitants, mais sa réputation ne faisait que les entrainer encore vers des sommets rarement atteints. A sa manière, la petite orpheline s'était embourgeoisée...

* Le commerce, c'est le commerce. *

Dès son arrivée à la maison, elle avait soigneusement plaqué son nouveau magot, plongé à loisir sa main dans les pièces d'or qui s'accumulaient sagement dans les ténèbres d'un mur scellé. Cette nuit serait à priori tranquille, aucun client ne l'ayant réservée, mais n'importe qui pouvait se présenter, en général en rasant lamentablement les murs pour éviter les ragots de la rue des drapiers où habitait la péripatéticienne. Aussi, lorsqu'on frappa discrètement à l'huis, ne s'étonna-t-elle pas et ouvrit-elle aussitôt, certaine de toucher encore une fois le gros lot. Il fallait bien acheter sa vertu, pour quand elle deviendrait une bourgeoise respectée et enviée, une bonne mère de famille, une épouse aimante... et RICHE ! La discrétion s'imposait donc.

« Excusez-moi… »

dit une voix féminine sous une capuche.

Hildegarde referma bien vite la porte et affirma tout de suite :

-
Ah non ! je ne fais pas dans ce domaine. Allez-voir dans les bas-fonds les gouines avec lesquelles vous pourrez frayer tout à votre aise.

Non mais ! hors de question de s'abaisser à cela, tout de même. On pouvait être putain et avoir sa dignité ! Son visage n'exprimait que dégoût et révolte. Mais l'autre poursuivait déjà :

« Je suis Islinss, et je me suis perdue. Nous nous sommes déjà vu avec Aranka. »

Aussitôt, Hildegarde la détailla... Oui... il y avait bien eut une Inslinss avec la Mère Inquisitrice, mais c'était il y a déjà deux ans, au-moins... Elle était venue avec une gamine, Islinss, justement... comment reconnaître dans les traits de la jeune femme qui se présentait, ceux d'une adolescente ? Mais bon, les yeux ressemblaient... et puis, s'affilier imprudemment avec Aranka était si dangereux que personne n'aurait osé... L'hôtesse se résigna :

-
Oui... je me souviens. Mais vous étiez une enfant, alors... difficile de croire que vous ayez grandi si vite.

Cela voulait surtout dire que le temps avait passé, et que la jeunesse de la dame s'étiolerait bientôt. Il était temps de trouver époux bien établit pour changer de vie ! tout cela allait si vite....

-
Mais que faites-vous donc seule ? ôtez votre manteau, je vous prie, et vous mettez auprès du feu.

Hildegarde avait repris la main sur les événements, et en parfaite maîtresse de maison, dirigeait les opérations, tirant une chaise devant l'âtre, puisant une bolée de soupe de la marmite qui y demeurait à tout jamais, la tendant à l'enfant transie.
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Islinss-Fay Argyris

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MessageSujet: Re: Angels Fall First   Sam 14 Avr 2012, 18:16

    Un accueil formidable. Le mot était bien faible devait avouer la jeune Islinss. Les inquisitrices lui parlaient régulièrement de ses écarts de comportement et tout particulièrement de la façon par laquelle Eydis finirait par la punir de son caractère difficile. La punition était de taille, et déjà Islinss songeait à multiplier le nombre de ses prières pour éviter de se retrouver dans une situation pareille. L’inquisitrice imaginait déjà le sermon qu’Aranka lui ferrait, calme, mais ferme. Bien digne d’elle. Mais pour le moment, Islinss ne songeait qu’à retrouver la mère inquisitrice, peu lui importait les leçons de moral qu’elle pourrait lui faire.

    La jeune fille fronça les sourcils devant l’affirmation violente qu’Eleonore venait de lui faire. Comment ? Les gouines ? Mais par Eydis ? Cette femme la prennait pour quel espéce de dégénérée ? On pourrait croire qu’avec ses treize ans tout mouillés, et encore, elle avait tendance à faire plus jeune que son âge, l’inquisitrice ne connaissait rien de ce monde-là, mais quand on trainait et lisait autant qu’Islinss, on avait tendance à apprendre des choses particulières. Une fois que la jeune femme eut ouvert à nouveau la porte pour dévisager l’enfant des druides, Islinss-Fay s’étrangla :

    « Hein ?! Mais vous êtes folle ! Pour qui m’avez-vous prise ?! J’ai treize ans et je suis inquisitrice ! Je n’ai pas de temps à perdre dans ce genre de loisir ! »

    Par Eydis… Islinss souhaitait que jamais, au grand jamais, Aranka n’apprenne quoique ce soit de cette conversation. Il était assez gênant comme ça de s’être perdue au milieu de la capitale, pour en plus avoir eut à s’expliquer sur la question de stupre et de la luxure. Oh bon sang… quelle humiliation, quelle honte ! D’autant plus que la plupart des enfants de son âge n’aurait strictement rien compris à cette conversation. Mais Islinss ne fréquentait pas du tout les enfants de son âge, et les inquisitrices habitant au temple avaient la vingtaine et ne parlaient guère d’autre chose. Il suffisait d’avoir une oreille trop baladeuse pour entendre des histoires à faire frémir les prêtres les plus pieux. Sans oublier que les inquisitrices étaient parfois promises à une vie de chasteté, et que la plupart considéraient que c’était injuste et superflu. Islinss n’avait ni sa puberté, ni de pensées coupables et donc trouvait que le débat la concernant était inutile. Elle aurait bien le temps d’en discuter calmement avec la mère inquisitrice quand le temps sera venu.

    Finalement, Eleonore lui ouvrit le passage, confuse et avenante. Si Islinss se posa bien volontiers devant la cheminée, elle n’osait pas vraiment retirer la laine qu’elle avait sur les épaules. Tout ce qu’elle avait d’autres était la robe de cérémonie qu’on lui avait demandé de mettre pour l’occasion, et elle était ni pratique, ni très chauffante. D’ailleurs Islinss jeta un œil à ce qui restait de ses vétements. La belle robe était couverte de sable et de poussière, alors que ses chaussons avaient bien soufferts de la marche d’aujourd’hui. Ils n’avaient tenus la cadence, et qui plus est, maintenant que la jeune inquisitrice avait fini de marcher, elle sentait que ses pieds la faisaient souffrir, et les deviner aisément couverts d’ampoules disgracieuses. Une sensation bien désagréable, mais hors de question de retirer ses chaussures maintenant, cela serait d’un irrespect total.

    « Merci, vous êtes bien aimable… » Fit la jeune fille, confortablement assise devant le brasier grondant et rassurant.

    Elle considéra le bol de soupe amical qu’elle lui tendit. Elle n’avait pas vraiment faim, mais elle comprit que refuser serait relativement mal vu. D’autant plus que la soupe était chaude, et que c’était une bonne façon d’oublier le froid extérieur. On était en été pourtant, il n’était pas censé faire si froid. Elle accepta donc la soupe avec un sourire de circonstance.

    « Je suis navrée d’intervenir comme ça en pleine soirée. Cathairfal est si grande que je m’y perds facilement. »

    Cela changeait beaucoup de sa cambrousse en effet. Voilà un an qu’elle était arrivée ici, et elle n’avait toujours pas pris ses marques.


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Eléonore Hidgard

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MessageFeuille de route
MessageSujet: Re: Angels Fall First   Mer 25 Avr 2012, 08:41

La cheminée éclairait délicatement la pièce, mais surtout irradiait
une douce chaleur bien accueillante par rapport au froid de l'extérieur.
Hildegard regarda la petite fille, oui, la petite fille, car c'était bien ce qu'elle était, à treize ans. Que faisait-elle donc, seule, dans les rues, à une heure pareille ?!!! la question démangea la professionnelle, qui se tint coite pourtant, laissant passer les remarques de l'enfant et en en souriant intérieurement.

* Depuis quand Aranka laissait-elle traîner ses filles ? ah moins qu'elle n'eut chassé celle-ci... ou qu'elle se soit sauvée ? *

De toute manière, Hildegard était bien trop bonne pour laisser une enfant dehors par un temps pareil et en pareilles circonstances, donc, que la gosse ait choisi une autre vie que celle d'Inquisitrice, ou qu'elle ait été renvoyée, cela ne changerait rien à l'accueil qu'elle lui ferait. La femme prit un pichet de cidre et en versa deux bolées qui furent déposés sur un plateau, avec du pain bis tranché rapidement, du jambon et du fromage, ainsi qu'un petit pot de noisettes et de noix décortiquées. Le plateau ainsi alourdit se retrouva bientôt sur une petite table près des fauteuils à peu de distance de l'âtre. De la marmite qui pendait à la crémaillère, elle tira deux fois deux louches d'une odorante soupe aux légumes à faire défaillir un mort, car bien que son métier la retint souvent, Hildegard s'astreignait à une haute discipline afin de garder jeunesse et beauté. Et la cuisine en faisait partie.

-
Asseyez-vous donc, vous devez être fatiguée...

Car même si du haut de ses treize ans elle ne l'avouait pas, c'était sans doute le cas. Et la peur aussi, avait du l'éperonner un peu, de se trouver seule dans la capitale, avec les mauvaises rencontres qu'elle aurait pu y faire. Islinss se tenait devant le foyer, le manteau toujours sur les épaules, que la jeune femme lui ôta doucement, avant de l'inviter à s'asseoir. La pauvre enfant n'avait qu'une légère robe, par ce froid !, et ses chaussures n'en étaient pas vraiment, ce qui renforça l'impression d'une fuite éperdue et non réfléchie...

* Que c'est-il donc passé là-bas ?... *

Mais Hildegard savait conserver le silence et ne pas bousculer, quand elle le voulait bien. L'idée que l'on ait pu vouloir abuser d'une enfant la campa au contraire dans un rôle protecteur à l'égard d'Insliss.

« Je suis navrée d’intervenir comme ça en pleine soirée. Cathairfal est si grande que je m’y perds facilement. »

* Cà ! c'est sûr ! *

La femme regarda l'enfant boire sa soupe brûlante à petites gorgées tandis que dans la rue passait une patrouille de gardes royaux. Bientôt, le crieur passerait annonçant une bonne nuit aux braves gens, et que tout allait bien.

* Ben voyons... *

L'hôtesse se saisit d'un châle posé négligemment sur le canapé et en couvrit les frêles épaules de son invitée surprise en lui accordant un petit sourire encourageant avant de s'assoir elle-même et de picorer sur le plateau suivant ses envies : une noisette, un peu de jambon cru, une cuilléré de soupe en un geste fort aimable, donnant à chaque geste la grâce et le naturel époustouflant que seules possédaient quelques dames, et pas forcément des plus nobles -parmi lesquelles on trouvait facilement de grossiers personnages-. Elle écouta le peu que la visiteuse lui accorda à entendre.

* Aranka, que s'est-il donc passé ???? *

Nul curiosité ne transparaissait chez Hildegard, seulement la bonté d'un accueil simple et chaleureux. C'était tout. La protection d'une maison et la compagnie d'une femme douce mais dont on devinait aisément le caractère bien trempé...
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Islinss-Fay Argyris

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MessageSujet: Re: Angels Fall First   Lun 14 Mai 2012, 06:52

    Si tout d’abord, elle accepta avec soulagement la chaleur et la nourriture gracieusement offerte, très rapidement, la gamine se senti très mal à l’aise. La culpabilité d’abuser de la gentillesse de cette femme ainsi que de s’être volontairement éloignée des autres inquisitrices. Islinss n’était pas stupide et savait que la plupart de ses agissements étaient ridicules et n’avait aucune excuses pour se comporter de cette façon. Certes, elle n’était ni méchante ni odieuse, mais elle passait néanmoins la plupart de son temps à trainer dehors et a désobéir aux règles dictées par la mère inquisitrice. Cette soudaine réalisation fit l’effet d’une douche froide pour la pauvre fille qui se demanda si elle ne méritait pas ce coup du sort. Il était difficile pour elle de rester calme, et qu’on lui dise éternellement de rester à sa place alors que les héritiers et les adorateurs de Mynkor commençaient lentement mais certainement à pulluler, cela avait tendance à la mettre hors d’elle. Personne n’arrivait à calmer sa rage et sa colère, et elle craignait qu’un jour Aranka se lasse purement et simplement de son comportement et la congédie sans autre forme de procès. Pas certaine de s’en sortir, la gamine dégluti à cette pensée. Mais la mère inquisitrice était bonne et avenante, et elle ne laisserait jamais une jeune enfant incapable de se débrouiller toute seule et sans nulle part où aller. Enfin… tant qu’elle ne faisait rien de grave. Et se perdre était relativement grave.

    D’ailleurs, Islinss se demandait si on la cherchait en ce moment-même. Elle avait utilisé sa petite taille pour se dissimuler de tous les regards alors qu’elle marchait dans la ville pour éviter d’être repérée. Mais si ça se trouve, les quelques soldats qu’elle avait vu étaient aussi à sa recherche. Aucune façon de le savoir. Et Islinss ne voulait pas risquer de se faire gourmander par les gardes, une énième fois. Car si les inquisitrices étaient d’une patience des glaciers avec elle, la plupart des soldats qui la ramenait après l’avoir surprise dans un camp d’entrainement commençaient vraiment à voir la voir comme une fauteuse de trouble, ou bien comme une sale gamine.

    Eléonore restait toujours silencieuse. Et la jeune inquisitrice sentait la désagréable morsure du stresse la gagner. Elle ne voulait pas rester ici, elle voulait rentrer rapidement et s’excuser auprès de la mère inquisitrice. Certes, elle recommencerait sous peu à refaire des âneries, mais plus jamais au grand jamais elle ne s’écarterait du groupe. Brisant le silence ambiant et qui la mettait presque mal à l’aise, elle se leva avant de dire à son aimable hébergeuse :

    « Je n’aimerais pas abuser de votre hospitalité bien longtemps mademoiselle. »
    fit-elle respectueusement en reposant son bol sur la table. « Pourriez-vous m’indiquer le chemin vers le temple que je puisse rentrer ? »

    Hors de question de passer la nuit ici. Elle refuserait. Autant rester dehors et se faire trainer au temple par les patrouilles. La punition et la honte sera grande, mais cela sera toujours mieux que de rester ici à languir sa chambre et à culpabiliser. Elle avait l’air vraiment pitoyable, mais elle espérait que sa jeunesse et toute la stupidité infantile qui l’accompagne ferait mieux passer la pillule. En attendant, elle tripotait nerveusement ses mains en attendant la réponse de cette femme. Aussi gentille qu’elle pouvait l’être, Islinss-Fay refusait de rester plus longtemps. Il y avait quelque chose ici qui la gênait. Sans vraiment se l’avouer. C’était probablement à cause de sa profession peu conventionnelle. Aranka avait beaucoup de peine pour Eléonore, la jeune fille l’avait bien vu. Elle aurait aimé la tirer de cette triste situation, mais rien n’y faisait. Sans connaitre les détails, toute cette histoire avait un côté malsain et désagréable. Et si elle faisait bonne figure, Islinss ne pouvait s’empêcher d’y penser, et de se sentir coupable d’y penser. Un mauvais cercle vicieux qu’une gamine de treize ans avait bien du mal à supporter.

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Eléonore Hidgard

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MessageSujet: Re: Angels Fall First   Lun 14 Mai 2012, 13:44

Car pour faire ce métier, il fallait avoir beaucoup de caractère, ne pas se laisser attendrir et savoir compter, ne pas faire crédit. Cependant, la plupart des prostituées aimaient les gens, il valait mieux, d'ailleurs. Maintenant, en observant cette pré-adolescente au corps d'enfant, et l'imaginant errer seule dans ce quartier des casernes qu'Eléonore connaissais si bien... révélait toute l'inconscience de la jeunesse. Pourtant, la jeune femme ne disait rien, laissant l'élève inquisitrice parler. Il ne faisait aucun doute qu'elle devait réfléchir, être mise devant la réalité. Après tout, cette vie en vase clos, à l'abri d'une école, avec, entre autre, Aranka comme protectrice, ne rendait pas service à l'enfant, du moins, ce manque de contact avec la réalité pouvait s'avérer dangereux, bien plus qu'une balade dans le coin. La professionnelle heurta le bol de sa cuillère et s'excusa dans un souffle, souhaitant de toutes ses forces ne pas provoquer l'arrêt de sa réflexion.

« Je n’aimerais pas abuser de votre hospitalité bien longtemps mademoiselle. Pourriez-vous m’indiquer le chemin vers le temple que je puisse rentrer ? »

Islinss polie et pleine de retenue, semblait avoir choisi une issue à son problème. Rentrer chez elle, ce qui était la meilleure des choses et emplit Eléonore de satisfaction.

-
Bien... Mais je vous accueille de grand coeur, et la soirée sera calme, j'y veillerais personnellement. Quant à traverser cette ville en pleine nuit, mieux vaut éviter, d'autant que les portes du temple seront probablement closes...

Elle sourit en se penchant, complice, au-dessus du plateau qui les séparait.

-
Mais puisque vous me semblez vous assagir, sans doute serait-il temps de réfléchir enfin à vos agissements, n'est-ce-pas ?

Eléonore avait fini par couper une pomme, la pelant pour en avaler de petits cubes délicieusement juteux, consciente que l'enfant ferait tout pour n'en faire qu'à sa tête, à commencer par son retour à la case départ. Voici pourquoi l'hôtesse insistait pour que son invitée profite de ce temps accordé hors de son temps habituel, de ses lieux habituels, pour une petite introspection salutaire. Mais saisirait-elle l'occasion pour évoluer et prendre un nouvelle route ? Pour le moment, il était impossible de contacter Aranka pour la rassurer quant au sort de son apprentie, et au vu de la détermination de cette dernière, la nuit s'annonçait longue : hors de question de dormir, au risque de la voir s'échapper et disparaître, peut-être à tout jamais ! cela, Eléonore ne le permettrait pas.
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Islinss-Fay Argyris

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MessageSujet: Re: Angels Fall First   Sam 14 Juil 2012, 18:02

    Enfer et damnation. Visiblement, cette femme n’avait pas l’air de vouloir la laisser partir. Non pas qu’Islinss était pressée de retrouver l’extérieur anormalement froid pour une nuit d’été, ou de violer le couvre-feu de mise pour protéger des monstres. D’autant plus qu’une enfant seule dans la nuit, elle aurait tôt fait d’être punie, rossée ou même mis dans un orphelinat, mais nul doute qu’Aranka ne laisserait jamais sa protégée dans une situation aussi déplaisante. Mais quoiqu’il en soit, la gamine voulait juste rentrer et n’imaginait pas la sévère dispute qui l’attendait si le lendemain elle arrivait comme un charme au temple, ayant passée la nuit dehors. Sachant que certaines inquisitrices ou même des soldats dépêchés pour la retrouver aurait fait quelques rondes pour rentrer bredouille. Aussi bien, elle ne s’inquiétait plus, elle rentrerait en bonne forme, ni blessée, ni battue, surement grâce à l’aimable Eléonore qui eut la gentillesse d’esprit d’ouvrir sa porte à l’enfant, mais maintenant, tout ce qu’elle voulait s’était rentrer le plus tôt possible. Malgré toute la bonne foi de cette femme, Islinss était très mal à l’aise. Et comme toutes les petites filles, plutôt que d’affronter son mal être, elle préférait le fuir en courant. Enfin réchauffée, et l’estomac trop serré pour le remplir d’autres aliments prédisposés sur la table, la gamine n’avait plus rien à faire, et ne songeait qu’a partir. Un bref regard sur les pantoufles ridicules que les inquisitrices étaient obligés de porter lui assura une dernière fois qu’elles étaient inutilisable. Islinss les enlèverait dès qu’elle serait sortie, préférant continuer pieds nus plutôt que de supporter des chaussons inconfortables, troués et inutilisable. Même si elle imaginait les autres jeune fille hurler à l’agonie devant une telle dégaine. Il était vrai qu’Islinss, dans ses habits de cérémonie désormais rapiécés, ses cheveux en bataille et poussiéreuse, n’avait guère fière allure. Mais l’idée d’énerver les sainte nitouches du temple la faisait plus rire qu’autre chose, elle devait l’avouer. D’autant plus que si durant les premières années de sa vie, l’hygiène n’était guère au rendez-vous, un petit passage dans un bain une fois au temple enlèverait tout signe de cette malheureuse mésaventure.

    Islinss soupira. Elle ne voulait pas se montrer désagréable ou même impolie envers cette charmante femme, mais pour le moment, elle devait rentrer. C’était aussi simple que ça. Elle ne voyait pas en quoi « réfléchir à ses agissements » changerait quoique ce soit à cette situation. La gamine était loin d’être stupide, et savait très bien qu’elle était bornée, têtue, et bien incapable d’être sage pendant deux minutes. Et si un peu de réflexion changerait cela, les quelques gifles qu’on lui avait administré pendant ses échappées auraient déjà eu avoir raison de son caractère imprudent. Mais plusieurs corrections administrés par des soldats, taverniers ou marchants pensants avoir à faire à une petite voleuse, elle était toujours la même. Pire encore, la seule chose que cette journée lui avait fait comprendre, après avoir ouvertement désobéit et s’être éloignée du petit groupe d’inquisitrice… c’était de ne plus jamais sortir sans carte. C’était surement un début, mais c’était loin d’être suffisant.

    « Ecoutez madame… » Commença Islinss avec calme et choisissant avec attention ses mots. « Je sais que j’ai fait quelque chose de mal, et je ne recommencerais plus. Seulement je dois retourner au temple cette nuit-même. Certes, les portes seront fermées, mais il me suffira de dire mon nom. Tout le monde doit être inquiet et ils doivent me chercher partout. Je ne pense pas que la mère inquisitrice soit ravie de savoir que je suis à l’extérieur des murs… »

    Elle préférait éviter de dire de façon aussi conventionnelle « Aranka » cela pouvait ressembler à un manque de respect. Mais la vérité était que si elle en avait l’occasion elle l’aurait volontiers appelé « maman ». Mais cela était impossible et elle le savait. Toujours était-il qu’elle devait convaincre Eléonore de la laisser partir, sans omettre de lui indiquer la direction du temple.

    « S’il vous plait. Je voudrais juste rentrer pour que tout le monde sache que je vais bien et que vous vous êtes parfaitement occupée de moi. Je ne veux pas que mon comportement les inquiéte.»

    C’est à ce moment précis que des coups tambourinèrent à la porte. Sans vraiment savoir pourquoi, Islinss se jeta sous la table en guise de protection. C’était ridicule et elle le savait, personne ne pouvait venir ici pour elle, et surtout pas pour la punir.

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Eléonore Hidgard

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MessageSujet: Re: Angels Fall First   Mar 17 Juil 2012, 00:07

L'enfant ne mangeait pas, mais ne quittait pas l'âtre non plus : au-moins se tenait-elle tranquille. Que se passait-il dans sa tête ? Eléonore ne doutait pas que la petite réfléchissait à toute vitesse, mais à quoi... Etait-elle d'une imagination galopante, imaginant quelque aventure mystérieuse ? préférait-elle le romantisme d'une aventure galante ? oh ! pas à cet âge tout de même... quoi que... en avait-elle assez de servir au temple et cherchait-elle à revoir sa famille ? Les cubes de pommes s'épuisaient dans l'assiette tandis que les papilles de la femme de joie s'en délectaient. Les pas lourds d'une patrouille sonnèrent le pavé de la rue, passèrent devant la porte close et s'éloignèrent dans la vie. Ce quartier des casernes avait quelque chose de rassurant pour la fille de l'archer royal, mais ne constituait que rarement sa clientèle, à moins qu'elle ne soit d'officiers argentés. La pré-adolescente soupira, montrant par là que le cheminement de ses pensées se révélait sans doute fastidieux, et qu'elle se trouvait soit entre deux choix, soit bien décidée à prendre un chemin, mais sans être bien sûr que ce soit le meilleur. Eléonore ferma à demi les yeux en contemplant le feu, soucieuse de ne mettre aucune pression à la réflexion engagée par sa visiteuse. Après tout, cette dernière semblait décidée, même si elle ne semblait guère savoir à quoi. La jeune femme ne voulait pas non plus la juger, ne jugeant que fort peu au demeurant, sauf quand elle était excédée.

*Se sont-elles aperçue de la désertion d'Inslyss-Fay ?*

La professionnelle ne bougea pas lorsque l'enfant lui parla, se contentant d'écouter ses mots, tentant d'y déceler ses intentions véritables. Il s'y trouvait pêle-mêle des reconnaissances de tort, de bonnes résolutions, des solutions à tous les tracas, mais aucun plan pour rentrer. Aussi, Eléonore prit-elle une profonde inspiration en se tournant vers la petite rebelle dotée -visiblement- d'un bon coeur -comme le prouvaient ses dires, et le fait qu'Aranka l'ait choisie-, et lui dit d'une voix douce et posée :

-
Je vois, jeune fille, que vous êtes pleine de bonne volonté et savez reconnaître vos erreurs. Nul doute également, que vous prendrez garde à ce que cela vous serve à l'avenir (elle évita le mot sentencieux de "leçon"). Cependant, vous ne pourrez errer en ville à cette heure, sans risquer de bien mauvaises rencontres (bien pires qu'un soldat saoul ou une mégère de mauvais poil, et mieux valait que jamais, jamais, la petite ne rencontre ces individus là, ni même n'imagine leur simple existence). Aussi...

De violents coups retentirent à la porte et interrompirent Eléonore qui vit Inslyss disparaître sous la table, à l'abri d'une simple nappe qui la déroberait sans nul doute aux regards de qui pourrait entrer à une pareille heure. La jeune femme se leva calmement et cria :

-
C'est fermé ! je ne travaille pas aujourd'hui. Allez au bordeau !

Mais l'autre d'insister en gueulant :

-
Ouvre !!! satanée putain ! que je te baise !

Eléonore pinça le nez et répondit très dignement :

-
Visiblement, monsieur, vous n'êtes point de ma clientèle et trouverez chez les maquerelles de la ville basse, quelques poivrées (femmes atteintes de la véroles) qui seront assez pour vous satisfaire.

L'attitude de la jeune femme tenait à présent de celle des statues représentant les déesses, drapées dans leurs linges virginaux, et lui donnait grande allure, ses cheveux dénoués cascadant à l'envie sur une chute de reins que l'on devinait à peine sous le tissus. Mais l'autre continuait, beuglant de plus belle :

- Ouvre, putain ! que je te tringle jusqu'à c'qu'...

Le pas de course lourd, accompagné de bruit de ferraille, de la patrouille de nuit interrompirent l'intéressante discussion du mufle dont on entendit les jurons et la fuite précipitée, mais la patrouille toujours à ses trousses, les bruit s'éloignaient, mais quelqu'un d'autre frappa :

- Mademoiselle Eléonore, Mademoiselle Eléonore...

- Voilà qu'on l'appelle "Mad'moisel'" maint'nant ! mais mon pauv' gars, ça....

- Tais-toi, Pétula, je...

- Non ! toi ! la ferme ! insupportable pourceau ! je sais que tu dépenses MON argent pour coucher avec cette....

- Chuuuuut ! y en a qui dorment !!!

Les voisins s'étaient sans doute mis à la fenêtre et les commentaires pleuvaient à l'envie. Petits coups discrets à la porte : il fallait ouvrir, maintenant. Les paroles des voisines poignardèrent Eléonore : jamais elle n'avait eu la moindre compassion de leur part, mais c'était pire que tout. Blessée, mais digne, elle alla ouvrir la porte et un jeune et beau lieutenant apparut dans l'encadrement. Des archers de sa majesté.

- Entrez, je vous prie... lui dit simplement Eléonore.

Surpris et visiblement intimidé, le jeune homme s'exécuta. Il ne devait guère avoir plus de 22 ou 23 ans, mais il se dégageait de lui une sérénité surprenante. Il possédait ce petit quelque chose qui ferait que ses hommes le suivraient partout : un meneur.

*Intéressant... Intéressant et bien tourné...*

Eléonore l'avait observé parfois, venant tourner dans la rue, sans jamais oser s'arrêter. De toute manière, il n'aurait pas eu les moyens de se payer une nuit avec elle... Une idée germa aussitôt dans son esprit ! Il regardait en hésitant encore, les deux soldats restés avec lui, et la jeune femme lui saisit la main pour l'attirer à l'intérieur, saisissant au passage, le sourire connivent des deux hommes. Dès la porte fermée, elle l'embrassa, se collant et lui et le jeune officier, visiblement conquis -et surprit de l'assaut !-, se laissa faire. La professionnelle sentait bon, sa peau était douce... il remonta une main timide vers la taille fine, mais Eléonore se dégagea, planta son regard dans le sien, une seconde, puis le baissa, visiblement dans l'embarras...

-
Voici ce que je vous propose. J'ai là quelqu'un à raccompagner au temple, dans le plus grand secret. Je vous accompagnerai, bien entendu. Faites-le pour moi et vous aurez votre récompense...

Le lieutenant rougit, comprenant fort bien... et... accepta. Eléonore fit deux pas en direction de la table, en souleva la nappe et se pencha en tendant doucement la main vers son invitée :

-
Venez, jeune fille... Il est temps de rentrer.

L'archer pâlit, mais il était trop tard. Il déglutit et :

-
Vous m'avez bien eu...

-
Non, mon cher, c'est vous qui m'aurez...

Il rougit de plus belle et se tut. Il venait d'apprendre que les femmes étaient bien plus dangereuses que n'importe quel monstre du monde entourant la capitale.
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